QUANTITÉS
é(|iii(aleules
pour
100 (;raiiimos de lait.
NOMS DES .\L1MEXTS
Azotés.
Graisses.
Il yü raies (le
carbone.
Sels.
Valeur
eu
calories .
Farine de froment
— d’orge
— d’avoine
— de maïs
Semoule de froment
Pain de froment
-Alacaroni
Farine lactée de Nestlé ....
Farine de Chain
Sagou
Cacao
Chocolat
Pommes de terre
Riz
Châtaignes
Lentilles
Haricots blancs
Carottes
Navets
Beurre
OEuf (50 gr.)
2 œufs — 100 gr
Bouillon ordinaire
.lus de viande
Fromage de Gruyère
— de Parmesan
Bis de veau
Cervelle
Une cuillerée à café contienL à peu près o grammes de farine, et une cuillerée à soupe !20 grammes. Avec 100 grammes de lait dans lequel on fait bouillir 5 grammes de farine on obtient un mélangeasse/, clair; si on met deux cuillerées à café, le mélange est plus épais : ces 100 grammes de lait avec 10 grammes de farine constituent une bouillie dont la valeur nutritive correspond à 150 grammes de lait. Si, à un enfant plus âgé on donne une bouillie faite avec !200 grammes de lait et 4 cuillerées à café ou une cuillerée à soupe de farine, c’est comme si 011 lui faisait absorber 300 grammes de lait.
.V quel moment doit-on commencer le sevrage? Un certain nombre de médecins ne veulent pas qu’on donne des farines aux enfants avant
SKVKAlif:
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la lin de la première année; personnellemenl nous en accordons p: fois tlès le hnilième on le neuvième mois.
Si le sein de la mère est insnl'lisanl, il l'anl nécessairemenl le com])léler : on le fail ‘réiiéralcmenl en avant reconi’s à l’allaiLe-
ment mixte. .Mais quelques enfants refusent absolument de prendre dn lait de vache pu!‘, tandis qn'ils absorbent des bouillies claires faites avec ce lait et certaines farines avant im goi'it qui leur est agréable. Le sevrage réussit parfaitement dans ces conditions.
M. le !)'■ Planchon a fait dans notre service des recherches pour savoir pendant combien de temps et dans quelle propoidion, à Paris, dans le milieu spécial où nous nous Irouvons, les mères peuvent suffii’e seules a l’allaitement de leurs enfants. 11 a fait un |)remier relevé des femmes (}iii, dn mars 189(S, date de notre entrée à la Clinicine Tarnier, à la lin de mars 190:2, oui suivi au moins ])endant se|)t mois la Ponsnltation de noni*rissons. Elles étaient an nombre de
Parmi elles, 158, c’est-à-dire 04,1 p. 100 n’ont donné que le sein. (Noy. lig. 71);
75, c'esl-à-dire :29,8 p. 100, n’ont [>as en assez de lait et rallaitement a du être mixte; enlin 14 n'avaient plus de lait dn tout ;
5,7 p. 100 étaient donc à l’allaitement artiliciel.
honc, à partir du linitième mois, il ne i-este pins (|ue 04,4 p. 100 des mères caj)ables d’allailer exclusivement an sein: pour les enfants des autres, il fallait recourir à un
antre mode (rallaitement (mixte on artilicielj, ou commencer le sevrage.
.M. Planchon a fait encore un autre relevé, celui des femmes qui
Fis. n.
Allailcinenl pondant sept mois.
A l.niENTATION PENDANT LA SECONDE ANNÉE
ont suivi notre (lonsiilliilion (lurant au moins quator/e mois, alin de savoir pendant combien de temj)s elles avaient eu assez de lait pour suflire seules à la nourriture de leurs enfants. Il en a trouvé 111*2.
La tigure 72 montre que sur ces 1112 femmes, 84, c’est-à-dire (al, b p. 100, ont eu assez de lait pour nourrir leurs enfants pendant se])t mois ;
7o c’est-à-
dire 55,5 p. 100,
|)endant 8 mois
Comment procède-t-on ? Le sevrage peut être profiressif ou brusque.
Celui qui doit être absolument préféré est le sevrage progressif. La mère n’ayant plus de lait en quantité suftisante, ou se trouvant, pour des raisons spéciales, dans la nécessité de sevrer, l’enfant rc(;oit une soupe faite avec. 100 grammes de lait et une cuillei'ée à café de farine; (juelque temps après, on met 2 cuillerées à café de farine; on emploie ensuite 125 ou 150 grammes de lait. Plus tard, on donne une deuxième soupe, et plus tard encore une troisième. Si la production des seins dimi- j nue beaucoup clicz la mère, on la rem- j place en faisant prendre à l’enfant du lait '
Fi". 72. — Femmes pouvani suhvenir seules à ralimenlalion de leur enlaiit du 7» au 14» mois.
stérilisé.
Voici la courbe d’un enfant dont le se- i vrage a été fait de cette manière. I>r... est
né le 2() octobre lt)0l à
la Clini([uc Tarnier : il a été
nourri jiar sa
sevi{A(;e
mère jusqu au 18 juillel 1904. Comme à celle époque elle était, [)Our (les raisons particulières, obligée de donner personnellement moins à 1 enlanl. on lui accorda 145 grammes de lait pour une soupe; puis 540 grammes le l®‘‘ août, 550 grammes le 44 août, 700 grammes le 14 septembre avec une seconde soupe. (Voy. tig. 75.1 Le 47 (evrier
Fig. T.'i. — Suvragi! prugi'cssil'.
1905, alors qu il était sevré totalement dcjniis trois semaines, il ne recevait que 875 grammes de lait, en y com])renant, bien entendu, celui (jui servait à lairc des bouillies. L’enlant ])esait alors 11.500 grammes.
Paidois, on est forcé de recourir, non |)lus au sevrage lent, ])rogi’cssil, qui doit ('ître le sevrage tv|)e, (pu doit être par conséfpieni la n'gle, mais au sevrage hnisijiia : (piand, par exemple, la mère voit son lait dis|)araîlre tout a coup ou quand elle se ti’ouve sounrantc, ou quand une nourrice (piittc subitement reniant (pCclle allaite, ou quand les parents croient devoir ta renvoyer sur riieure.
AU:\IENTATlüN PENDANT EA SECONDE ANNÉE
Le sevrage brusque esl, |)ari‘ois dangereux. I] arrive (iiic certains enrants non seulement ne \eulenl |)i-endrc du lait de vache ni au biberon, ni au verre, ni à la cuiller, mais encore refusent absolument le sein (rune aulre l'emme. Ils diminuent alors ra])idement de poids. Xous avons vu ])lusieurs (ails de ce genre ; en voici un exemple observé récemment.
L’enfant X..., du sexe masculin, esl né le !2o mai 1903 : il pesait 3.TiO grammes. On lui donna une bonne nourrice et il ne survinl aucun trouble, aucun incident dans son état de santé jusqu’au mois tle janvier lOOi. Nous étions aloi-s :d)sent de Paris lorsque la mère nous écrivit que, son enfant allant lout à fait bien, elle avait décidé de ne pas conserver la personne (lui lui donnait le sein. Nous lui répondîmes en la su|)pliant de n’en rien faire et nous lui montrâmes à quels risques elle pouvait ex})Oser son bébé. Le 18 janvier, n’écoutant aucun conseil, elle renvoya brusquemenl la nourrice. L'enfant pesait alors 0 kilogrammes tVoy. lig. 74).
Il fut absolument impossible, le premier jour, de lui faire acce))ter quoi que ce soil , et le 1 0 janvier son poids était tombé à 8.850 grammes ; le '20, il n'était plus que de 8.750 grammes, ce qui, en deux jours, constituait une diminution d'une demi-livre. C’est avec les ])lus grandes difficultés ({u'on lui lit |)rendre de force un peu de lait de vache ; le 25 janvier, il [)esait 8.550 grammes, le l*^*’ février 8.242 grammes et le 3 février 8.217 grammes. Le 4 février, on choisit une nourrice, mais l'enfant ne voulut point prendre le sein, et le 5 février, son poids était descendu à 8.090 grammes ; il avait donc diminué de 980 grammes.
Peu à peu cependant, il se mil à téter ; néanmoins, il n’augmenta guère ; le 29 février, il avait atteint 8.220 grammes et, à partir de ce moment, il diminua de nouveau. Comme nous étions de retour à Paris, on nous lit aj)|)éler afin de savoir pour quelles raisons il restait stationnaire. Le 17 mars, nous constations qu’il ne ])esait que 8.020 grammes, il commençait une bronebite et avait 39“4 de température rectale. Nous reconnaissions en même temps (|ue la nourrice était absolument insuftisante et qu’il faudrait recourir à l’albutement mixte. Le 20 mars, l’enfant était tombé à 7.950 grammes ; mais il n’avait plus de lièvre, s’alimenta bien et se mit à augmenter régulièrement. Le 21 mars, il pesait 7. î)80 grammes; le 28, 8.290 grammes ; le 4 avril, 8.000 grammes : le 1 1 avril, 8.890 grammes et, le 18 avril, 9.120 grammes. Du 20 mars au 18 iivril, il s’était élevé de 7.950 i>rammes à 9.120 grammes, il
SEVHAGIî
avait donc augmente de 1.170 grammes en vdiigt-neuf jours, c’est-àdire de 10 grammes en moyenne ])ar jour.
Heureusement ces accidents ne sont pas très fréquents ; parfois,
au contraire, l’enfant supporte bien le sevrage brusque. Tel a été le fait suivant.
lai nommée .Mav... est accouchée le 4 décembre 1807, de son troisième enfant ; elle nous a suivi de la Chaiaté à la iMaternité, et 'de la .Maternité à la Clinique ; c’est la troisième lille qu’elle élève au sein, en venant régulièrement à notre Consultation. L’enfant allait bien et sa courbe était supérieure à la normale (Voy. lig- 75) ; elle avait eu,
Hrui.v. — Allaitemoiit.