‹ Manuel pratique d'allaitementChapitre 69 sur 80 · UEMKL)I':S D’ORDRE NON MÉDICAL · texte numérisé non relu

UEMKL)I':S D’ORDRE NON MÉDICAL

Ics-Lys par Félix Foiissiiieau cl Brylinski, eldans un certain nombre d’anlres villes, à Vienne (Isère), à Lille, etc. Voici en quoi elles consislcnl : les patrons el des personnes bienfaisantes établissent nu premier fonds et les ouvrières j)ayent cbaque semaine une petite cotisation déterminée. Grâce à cela, quand elles accoucbenl, elles reçoivent les soins d’nn médecin ou d’une sage-femme, et pendant un mois, elleslouchent une indemnité hebdomadaire qui est de L2 francs à Paris. Ouand, après quatre semaines, la mère apporte au siège de la Société son enfant qu’elle allaite, elle reçoit de plus une prime de 10 francs. Qu’en résulte-t-il ? C’est qu’il ne meurt pour ainsi dire plus d’enfants pendant le premier mois et le contrôle est facile, puisque les femmes présentent leur nouveau-né après î28 jours. 11 en succombe ensuite très peu.

De 189:2 à 1901, sur 3.689 accouchements faits par la Mutualité de Paris, il y a eu 244 décès pour la première année, soit une mortalité infantile de 6,88 p. 100. On remarque d’ailleurs que 2.989 enfants, c’est-à-dire 81 p. 100, sont élevés au sein par leur mère, et 700, soit 19 p. 100 (exactement 18,98) sont élevés au biberon.

En résumé, la mortalité du premier mois a été presque supprimée et la mortalité de la première année a considérablement diminué.

Les Mutualités maternelles ont résolu de continuer pendant plus longtemps leurs encouragements aux mères qui allaitent et de fonder des Consultations de nourrissons où les médecins pèsent les enfants et dirigent leur hygiène alimentaire ; on les surveille ainsi pendant dixhuit mois. Les statistiques de 1903, données par les médecins de ces Consultations dans le département de la Seine et publiées tout récemment par M. Félix Poussineau, montrent que sur 1.377 enfants nés vivants et viables, 1.200 ont été nourris au sein par leur mère; cela donne une proportion de 87 p. 100, proportion considérable dans ces milieux ouvriers où l’on estime en général que les mères, de par leur situation sociale, sont dans l’impossibilité d’allaiter leurs enfants.

De tons les côtés, par conséquent, les Consultations de nourrissons s’adaptent à d’autres institutions qu’elles complètent.

Il existe enfin à Porchefonlaine, près Versailles, une Pouponnière où des enfants, que leurs mères ne peuvent nourrir, sont élevés au sein d’abord, jiuis à l’allaitement mixte et très attentivement surveillés sous la direction du TF Haimondi; cette institution a obtenu dans ces dernières années de très beaux résultats. ()ue\([i\es Pouponjîaiÿ ont été fondés dans le même but.

MORTALITE INFANTIU': EN FRANCE

Assi.slcmce piihlique. — 11 existe à Pai-is des AsHes de convalescences pour les femmes en couches : ce sont l’asile du Vésinelet celui de Ledru-Uollin. Les mères, qui y sont admises, peuvent donner le sein pendant leur séjour qui est en général de trois ou quatre semaines ; ce sont des conditions très favorables au sauvetage de l’enfance. 11 existe aussi une institution privée du même genre : V Asile malernel de la Sociélé pliUanlhropique. A l’asile Ledru-llollin, la sage-femme fait des conférences aux mères convalescentes pour leur apprendre ce qu’il leur importe surtout de savoir pour bien élever leurs nourrissons.

Il exisle dans les hôpitaux de la capitale quelques -Serr/ce.? dits de crèche : ils sont destinés à recevoirles mères qui nourrissent, soit quand leur enfant n’est pas bien portant, soit quand elles sont elles-mêmes malades. Ces services devraient être multipliés, car ils permettent de ne pas sé{>arer les nourrissons de leurs mères.

A la demande de M. Paul Strauss, le Conseil municipal de Caris a, le '24 juin 1891, autorisé l’administration de l’Assistance publique à faire construire, à la Maternité, un service pour recueillir les enfants nés prématurément, c’est \q Pavillon des Enfants débiles qui est ouvert depuis 1894.

Lnfin les filles-mères et certaines catégories de femmes mariées reçoivent des Secours d’allailement^ généralement en vue de prévenir l’abandon. Aous avons signalé que, pour ces femmes, des Consultations de nourrissons ont été organisées et multipliées par le Conseil général de la Seine.

4“ Protection. — Nous étudierons successivement les mesures déjà prises et celles qu’il serait bon de prendre.

U) MrsuREs PRISES, a) Loi Roussel. — En France, il existe une loi du 23 décembre 1874 dite Loi Roussel, qui a pour but la protection de certaines catégories d’enfants du premier âge. Voici quelles en sont les jirincijiales dispositions : « Tout enfant âgé de moins de 2 ans, qui est placé, moyennant salaire, en nourrice, en sevrage ou en garde, hors du domicile de ses parents, devient par ce fait l’objet d’une surveillance de rautorité publique, ayant pour but de protéger sa vie et sa santé.

« Des commissions locales sont instituées par un arrêté du prélet.

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