‹ Manuel pratique d'analyse bactériologique des eauxChapitre 2 sur 19 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

bert en France, et M, Burdon Sanderson en Angleterre, fournissaient des indications générales sur la richesse des eaux en bactéries; mais, pour être très utiles et très intéressantes à connaître, ces indications, il faut le dire, n'avaient rien de mathématique et ne sauraient être mises en parallèle avec les analyses qui se publient actuellement. On saisira, d'ailleurs, le vague des affirmations de ces divers auteurs quand on verra plus bas qu'une goutte d'eau de Seine puisée en amont de Paris contient plus de looo bactéries et que, en aval, ce chiffre peut atteindre loooo bactéries, et souvent davantage, assurément assez de microbes pour exercer pendant de longues années la sagacité d'un savant qui voudrait étudier les fonctions biochimiques et pathogéniques de ces divers micro-organismes.

Les premières statistiques relatives à la richesse bactérienne des eaux furent publiées par moi en 1879, sous la forme d'un tableau comparatif comprenant : les eaux de condensation de la vapeur atmosphérique, les eaux météoriques, les eaux de la Vanne, de la Seine puisée à Bercy et les eaux d'égout. Depuis cette époque, j'ai eu la satisfaction de constater que ces travaux préliminaires étaient autant de jalons posés dans une voie aujourd'hui suivie par un grand nombre d'expérimentateurs ; mais, je dois le rappeler, il y a onze

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