MONTÉES ET DESCENTES
Lorsque le cavalier arrive devant une pente, s'il est au trot ou au galop, il passe au pas et marche ainsi jusqu'à ce qu'il l'ait gravia M rend la main, de manière que le cheval puisse allonger sa tête et son encolure, et favoriser ainsi son mouvement d'impulsion, et porte légèrement le haut du corps en avant, afin de décharger l'ar-
rière-main du cheval et de lui permettre de s'engager plus facilement sous le centre de gravité. En abandonnant ses rênes sur l'encolure, il ne risque pas de laisser le cheval buter, car l'avantmain est trop peu chargée pour faire redouter une chute.
Si la pente est très escarpée, il faut chercher, à la tourner, et s'il est impossible de trouver une autre issue, le cavalier se décide à la gravir; à cet effet il dirige sa monture un peu obliquement, saisit une poignée de crins près de la nuque, penche le corps en avant en prenant un fort point d'appui sur les étriers et l'excite de la voix et des éperons, afin de lui communiquer une puissante énergie.
Ces sortes de montées ne doivent être franchies qne dans le cas de nécessité absolue; elles sont d'un accès dangereux, car le cheval peut se renverser sur le dos et entraîner dans sa chute le cavalier désarçonné.
Elles ne se présentent que dans des pays montagneux et accidentés tels que les Vosges, le Jura, les Alpes, les Pyrénées, l'Auvergne, qui possèdent des chevaux entraînés et dressés à ce genre de service.
Pour descendre une pente, le cavalier prend le pas et tend les rênes égales, en soutenant la tête
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avec celles de filet. Il porte le corps en arrière pour alléger l'avant-main et tient les jambes près pour éveiller l'attention du cheval et l'empêcher de faire des faux pas et de buter.
Si la descente est très raide, il penche le corps très en arrière et saisit avec la main droite le troussequin de la selle. Dans le cas où il n'a pas assez confiance dans la solidité de son cheval pour opérer cette descente, il met pied à terre et le conduit par les rênes du filet.
Un cheval use ses membres antérieurs et postérieurs plus rapidement en descendant aux allures vives une pente qu'en la montant; ses jambes de devant retombent sur le sol de plus haut et éprouvent ainsi une secousse plus intense, et ses jambes de derrière, obligées de se pher, sont mises hors de leur aplomb et se tarent.
Ainsi, les montées et les descentes, ayant une înclinaison moyenne, doivent toujours être parcourues au pas.