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ACCIDENTS DE TERRAIN

Lorsqu'on se promène à cheval à travers un pays hérissé d'accidents de terrain de toutes sortes, tels que collines, haies, fossés, cours d'eau,

il est nécessaire d'observer certaines précautions, pour tirer le meilleur parti possible de sa monture et éviter des chutes fâcheuses.

Les collines sont gravies comme les montées des routes et sont descendues de même; toutefois, si elles sont composées d'un terrain argileux, on doit les gravir et les descendre en ligne droite^ afin que le cheval ne glisse pas sur le côté et ne blesse pas ses hanches.

Dans les terrains sablonneux ou marécageux, où le cheval enfonce de plusieurs centimètres, iî faut s'enlever sur les étriers et rendre la main pour donner au cheval plus de légèreté et le décharger en l'actionnant des jambes, afin qu'il n'ait pas le temps de s'embourber. Si l'épaisseur du sable fin ou de la boue liquide est trop considérable, on ne doit pas hésiter à mettre pied à terre.

Les pays de landes et de tourbières, ceux dont les marais et les étangs ont été récemment desséchés offrent un passage difficile aux chevaux.

Quelques plages et rives de fleuves sont encombrées de dunes et de bancs de sable qui ne peuvent être traversés qu'avec une grande prudence.

Dans les contrées d'élevage, les prés et les champs sont entourés de haies vives atteignant

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2 mètres de hauteur et de fossés profonds, larges de 3 à 4 mètres.

Il est impossible à un cheval de franchir ces obstacles ; le cavalier doit ou les tourner ou les passer.

Lorsque la haie est trop épineuse, il est préférable de passer par la barrière du pré ou même de la franchir, si elle ne dépasse pas 1 mètre à 1 mètre 10 de hauteur, que d'essayer de traverser la haie où le cheval se léserait certains organes essentiels et s'empalerait.

Pour le fossé, on recherche l'endroit où le talus est le moins escarpé, on descend au fond, puis on grimpe sur le talus opposé.

Ces sortes d'obstacles sont d'autant plus dangereux à sauter que le cavalier et le cheval n'en connaissent pas exactement les dimensions et ignorent la nature du terrain placé de l'autre côté.

Pour traverser un dois où il n'y a que des sentiers étroits, impraticables et des taillis, le cavalier se couche sur l'encolure de sa monture afin de ne pas être renversé par les branches, et dirige son cheval en lui faisant décrire une série de serpentines, de manière à protéger ses jambes du choc des arbres et le haut de son corps du fouettement des branchages et en choisissant comme point de direction les clairières.

Dans les forêts, les arbres sont plantés à ur assez large intervalle les uns des autres pour permettre au cavalier de passer sans difficulté.

Le passage des cours d'eau et des rivières réclame beaucoup de sang-froid. Si un ruisseau dont l'eau transparente laisse voir le fond rocail leux est facile à traverser, il n'en est pas dmême i'une rivière dont l'eau jaunâtre cache k lit et dont les rives sont escarpées.

Autant que possible, le cavalier doit aller à la recherche d'un gué et le traverser obliquement, plaçant la tête du cheval contre le courant et er le soutenant de la jambe opposée au courant, afin qu'il ne se laisse pas entraîner par ses eaux.

Dans le cas où il n'y aurait pas de gué et que la rivière serait assez profonde pour que le cheval y perde pied, on la traverse à la nage, en saisissant une poignée de crins avec la main gauche et en dirigeant le cheval avec le filet obliquement sur un point de la rive opposée assez bas pouiqu'il puisse facilement y atterrir.

La traversée d'une rivière à la nage est trop périlleuse et ne doit être entreprise que pour un motif très urgent.

Dans notre cavalerie, on a fait, il y a quelque temps, des expériences qui ont parfaitement réussi et démontré la possibilité de faire passer

à la nage des rivières et des fleuves de quelque étendue.

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