HISTORIQUE DES COURSES
L'origine des courses remonte aux temps les plus reculés de l'antiquité : Égyptiens, Grecs, Romains, s'y adonnaient avec passion et les tenaient en grand honneur.
Dans les temps modernes, c'est l'Angleterre la première qui créa les courses, et améliora ainsi sa race chevaline par des croisements avec des étalons d'Orient et en augmenta la valeur. Sous Henri II (1154-1183), sous Edouard III et Henri VHI, elles commencèrent ; Jacques I", Olivier Gromwell les encouragèrent et Charles II (1669) fonda des prix à New-Market.
Les Anglais développèrent cette utile institution et de nos jours leurs hippodromes d'Epsom sont
les plus suivis et ceux qui présentent les sujets les plus remarquables de la race chevaline.
La France ne prit part à ce mouvement de rénovation hippique que fort tard et organisa, sous Louis XVI, des courses dans la plaine des Sablons où les chevaux anglais du duc de Chartres disputèrent la palme de la victoire à ceux du marquis de Gonflans, du comte d'Artois, du prince de Nassau (1776). L'année suivante Fontainebleau vit courir quarante chevaux.
En 1805, l'État imposa pour les courses des règlements et Louis XVIII et Charles X protégèrent les courses qui eurent lieu à Paris, Bordeaux et Aurillac. Louis-Philippe porta un vif intérêt à ce genre de sport et lui imprima une féconde impulsion. Sous l'Empire et sous la troisième République, des champs de courses ont été établis dans presque toutes les régions de la France.
Les hippodromes de Longchamps, d'Auteuil, Vincennes, La Marche, Saint-Ouen, Maisons- Laffîtte, dans le département de la Seine, et de Seine-et-Oise, ceux de Chantilly, de Trouville et de Deauville, de Lille, Nancy, Lyon, Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et de tant d'autres villes, témoignent de l'extension puissante prise par les courses dans notre pays
OÙ les produits de pur sang peuvent se mesurer avantageusement avec ceux de la Grande-Bretagne.
Le grand prix de Paris est une réunion où les meilleurs chevaux d'outre-Manche viennent lutter et sont souvent battus par leurs rivaux français.
L'élevage de pur sang a fait de si grands progrès en France, par les persévérants efforts du comte de Lagrange, du duc de Guiche, de MM. Achille Delamare, Lupin, baron Finot, Aumont, Fould et de quelques autres sportmen distingués, que nous ne sommes plus tributaires de l'Angleterre pour l'achat de ces chevaux et que nous avons su créer et former une excellente race, douée des plus solides qualités de vitesse et de fond, nécessaires pour Tentraînement des courses. Les écuries de nos éleveurs et entraîneurs, par le nombre et la valeur de leurs produits, aident à l'amélioration de notre production chevaline, et contribuent à doter notre cavalerie de montures vites et pleines de vigueur.