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RÈGLEMENTS CONCERNANT LES COURSES

La Société d'Encouragement a rédigé, le 23 février 1867, un Code des courses qui '^ontient les

dispositions régissant la matière et donne la solution des difficultés qui peuvent surgir avant, pendant et après la course même. Il est universellement adopté en France et renferme soixante-seize articles réglementant les questions ci-dessous :

De la qualification des chevaux; de leur engament ; des déclarations de forfaits et des engagements nuls; des entrées et forfaits; du pesage ; du départ; de la course; du second cheval; des épreuves nulles ; des courses en partie liée ; des prix à réclamer ou à vendre au plus offrant; des surcharges et remises de poids; des réclamation? et des délais dans lesquels elles doivent être présentées; des commissaires des courses.

Avant de présenter un cheval sur l'hippodrome, son propriétaire doit l'engager, c'est-à-dire faire connaître aux commissaires, par écrit, son nom et indiquer la course qu'il désire; il contracte en même temps l'obligation de payer l'entrée ou le forfait aux termes fixés par le programme.

La première fois, l'engagement contient lr> signalement exact du cheval engagé, son âge ei son origine ; les autres fois, on se borne à inscrire le nom du cheval, même s'il n'était pas parti dans la première course où il était engagé.

L'entrée est de 100, 150 et 200 francs et s'élève à 1,000 francs; elle s'ajoute au montant du prix

et en augmente considérablement la valeur ; elle est payée au moment de l'engagement et aucun cheval ne peut courir, si ce versement n'a été fait.

Lorsque le propriétaire veut retirer son cheval de la course et annuler son engagement, il paie une somme dite forfait qui s'ajoute également au montant du prix.

Afin de donner à des chevaux d'âges différents les mêmes chances égales de gagner et de faire disparaître les conditions d'infériorité des plus jeunes, vis-à-vis des plus âgés dont la constitution est formée, on a fixé un poids réglementaire qui permet d'admettre dans la même course des chevaux de trois, quatre et cinq ans.

« Pendant les mois d'avril et de mai, pour des distances de 2,000 à 2,500 mètres, les chevaux de trois ans portent 51 kilogrammes ; ceux de quatre ans, 62 kilogrammes ; cinq ans 65 kilogrammes; six ans et au-dessus, 66 kilogrammes et demi. Au mois de juin commence une progression ascendante pour les poulains de trois ans, et décroissante pour les vieux che\ aux, parce qu'ils tendent à se rapprocher progressivement. A cette époque les poulains de trois ans, pour la môme distance, portent 52 kilogrammes ; ceux de quatre restent à leur poids do 62 kilogrammes; ceux de

cinq ans, 64 kilogrammes et demi; ceux de six ans et au-dessus, 66 kilogrammes. La même progression continue dans la même proportion en juillet...

« Une gradation égale est observée quand les distances augmentent, c'est-à-dire que les deux extrêmes, les jeunes et les vieux chevaux, obtiennent les premiers un avantage proportionné à l'étendue de la distance, tandis que les seconds, au contraire, subissent une légère aggravation dans la différence de poids qui leur est imposée pour établir une juste parité entre eux...

« La répartition des poids entre les mêmes chevaux pour des distances de 3,000 à 3,500 mètres est établie ainsi qu'il suit: Pour le mois d'avril et le mois de mai, trois ans, 50 kilogrammes et demi ; quatre ans, 62 kilogrammes; cinq ans, 66 kilogrammes ; six ans et au-dessus, 67 kilogrammes. Au mois de juin trois ans, 51 kilogrammes et demi; quatre ans, 62 kilogrammes; cinq ans, 65 kilogrammes et demi; six ans et au-dessus, 67, etc. On trouve la même gradation dans les modifications qu'impose une épreuvepluslongue. » (N. Person, Dictionnaire du sport français.)

Cette juste pondération établie entre les chevaux d'âges différents dans les courses régulières, disparaît dans les courses dites handicaps, qui ont

pour but d'empêcher le meilleur cheval de gagner et de favoriser à son détriment le moins bon.

Dans les courses régulières, on se propose de faire gagner le cheval qui est doué des qualités intrinsèques les plus parfaites et de le mettre dans les conditions les plus favorables pour arriver à ce but.

Le poids moyen de jockeys varie entre 50 et 53 kilogrammes; lorsqu'ils montent des chevaiix devant porter une surcharge, on leur met dans les poches du tapis de la selle, des plaques de plomb, et si ce poids est insuffisant, on leur donne une ceinture remplie de plomb de chasse qu'ils fixent autour de la ceinture.

Avant d'entamer la course, chaque jockey doit se faire peser, sous peine de payer une amende de 50 francs. Il porte la selle, le tapis et tout ce que doit porter le cheval; son entraîneur et son propriétaire l'accompagnent.

Après la course, la même opération est renouvelée, afin de s'assurer si le jockey pèse le même poids qu'avant, avec une tolérance d'un kilogramme de moins.

Si par hasard le jockey dépasse le poids fixé pour le cheval, le propriétaire doit en faire la déclaration.

Toutes ces formalités doivent être rigoureuse-

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ment remplies avant et après la course, sans cela le cheval est disqualifié.

C'est après le retour au pesage que le juge proclame le vainqueur en disant : « Cest bien ».

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