CHAPITRE DEUXIÈME
d’expliquer l’action chimique de la lumière par une élévation de température ne sont-ils pas admissibles. Dans bien des cas, il est vrai, l’élévation de température augmente l’action de la lumière.
Il faut donc tirer parti des propriétés absorbantes de certaines substances colorantes, en les incorporant au véhicule du composé argentique sensible, soit au collodion ou à la gélatine. Il s’opère sans doute une combinaison entre les sels d’argent, chlorure, iodureet bromure avec le corps colorant, et la sensibilité de ces sels se trouve exaltée pour tels ou tels rayons colorés plutôt que pour tels autres.
Il résulte de la connaissance et de la mise en pratique de ces faits que le photographe possède comme une sorte de palette, lui permettant, suivant les cas, de modifier l’état de la couche sensible ordinaire et de la sensibiliser pour ceux des rayons colorés dominants dans les sujets à reproduire.
Des essais nombreux ont été faits sur une quantité assez considérable de matières colorantes artificielles extraites du goudron de houille ; mais la plupart n’ont pas donné des résultats suffisants, et l’on a remarqué que celles qui jouissent au plus haut degré de la propriété qui vient d’être indiquée sont : Y éosine ( tétrabromofluorescéine); Yénjthrosine , qui est une sorte d’éosine, ou mieux de la fluorescéine iodurée (tétraiodofluorescéine) ; la
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