PNÉOGRAPHIE DANS LES MALADIES
De tout temps, en médecine vétérinaire, od a attaché, avec raison, une grande importance i l'inspectimi dn flanc, soit comme moyen de constater l'intégrité de l'appareil respiratoire, soit comme moyen d'arriver au diagnostic des maladies dont cet appareil peut être afi'ecté. Hais, si cette inspection faite par la vue seule est incontestablement utile, si dans bien des cas elle peut fournir au praticien des renseignements d'une grande valeur, à combien plu»
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parable les moindres particularités du rhythme respiratoire, et les enregistre de manière à ce que le praticien puisse & chaque instant les consulter?
Bien certainement, il ne peut venir à Fesprit de personne de substituer cette méthode à tous les autres procédés d'exploration, d'en faire un moyen exclusif, ou même principal, de diagnostic ; elle ne sera sans doute jamais qu'un moyen adjuvant^ complémentaire. Mais n'est-il pas permis de croire que le complément d'information qu'elle peut fournir, — toujours intéressant, toujours utile, — aura dans certains cas une valeur considérsCble, soit pour confirmer, soit pour rectifier un diagnostic difficile ou douteux?
Telle fut notre conviction dès le premier jour où H. RoDET fit connaître son ingénieux appareil enregistreur, etréUide suivie que, depuis, nous avons faite de la méâiode <iali a inaugurée parmi nous n'a fait que nous confirmer dans cette opinion ; nous espérons la faire partager à ceux qui voudront bien nous suivre jusqu'au bout.
Nos études, après plusieurs années de recherches, sont, nous l'avouons, bien loin encore d'être complètes ; on peut même dire que, sur bien des points, elles sont à peine ébauchées, malgré le nombre considérable de matériaux
que nous avons déjà pu réunir. Les résultats auxquels nous sommes arrivés ne sont pourtant pas dépourvus d'intérêt.
Les modifications que le rhythme respiratoire est susceptible d'éprouver dans les maladies sont extrêmement nombreuses et variées. Pour en faciliter Tétude, nous avons dû essayer de les grouper d'après leurs analogies, de manière à les rapporter à un petit nombre de types bien définis, dont nous nous sommes attaché à bien déterminer les caractères objectifs et la signification séméiologique. Ces types, auxquels nous avons cru devoir nous arrêter après mûr examen, sont les suivants : — ^^ 1® la respiration tremblotante ; — 2* la respiration énitante (1) ; — 3** Veamiration abrégée et Vexptration prolongée ; , — 4® la respiration soubresautante ; — 5° la respiration discordante^ que nous allons étudier dans cet ordre.
Mais, avant d'aborder cette étude, il nous paraît nécessaire de nous arrêter un instant sur quelques modifications du rhythme respiratoire connues depuis longtemps, indiquées dans tous les traités de pathologie générale, et que
(1) Malgré notre horreur pour le néologisme nous avons cru devoir hasarder celui-ci, — de eniti, enitùr, s'efforcer ^ faire effort, — pour exprimer un mode de respiration dans lequel la fin de Tinspiration est marquée par un véritable effort des muscles inspirateurs, ainsi que nous rexpliquerons bientôt.
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la pnéographie permet peut-être de caractériser avec une précision plus grande. Telles sont les respirations fréquente^ — rare, — vite^
— kntey — grande^ -^ courte^ dont nous allons d'abord dire ici quelques mots.