‹ Manuel pratique de médecine mentaleChapitre 117 sur 179 · FOLIE VERMINEUSE · texte numérisé non relu

FOLIE VERMINEUSE

les autres, on ne rencontre ni tendance marquée aux instincts animaux^ m propension à la skatophagie, c'està-dire à se nourrir d'excréments et d'ordures, ce qui semblerait indiquer que ces symptômes sont beaucoup plus fréquents dans la folie liée à l'helminthiase.

Du côté de la sensibilité^ on remarquerait, le plus souvent, chez les malades, une perturbation quelconque, surtout V hypéresthésie^ et, chez quelques-uns, des perversions variées du goût. V excitation génitale serait également fréquente dans le cours de l'affection, ainsi que Vhéméralopie^ dont l'existence serait liée plus particulièrement à la présence des oxyures.

L'helminthiase s'accompagnerait en outre, parfois, de troubles du système nerveux ou de phénomènes généraux, tels que : convulsions, dilatation pupillaire^ palpitations, bourdonnements , faiblesse des extrémités^ pàUur cachectique, etc. De plus, toujours d'après le D"" Vix, l'helminthiase serait plus souvent suivie d'aliénation chez la femme que chez l'homme. Enfin, chez la première, c'est le trichocéphale qui dominerait, tandis qu'on trouverait plutôt l'oxyure chez le second.

La folie vermineuseliiesi pas en général tenace, et elle cède facilement aux anti-helminthiques. On sait cependant que certains vers sont quelquefois très difficiles à expulser, et qu'en outre, ils ont de la tendance à se reproduire, ce qui, dans une certaine mesure, complique le pronostic et rend possibles les rechutes.

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