IV. - MALADIES DU COEUR
{Folie cardiaque)
Les affections du cœur exercent assez fréquemment une action funeste sur l'intelligence, et elles sont susceptibles de déterminer des troubles variés des sentiments et des idées, depuis le simple changement de caractère et les conceptions maladives rudimentaires, jusqu'à la folie confirmée.
La folie dite cardiaque n'est pas, à proprement parler, une folie sympathique, du moins si l'on s'en tient rigoureusement à l'acception du mot sympathique. Toutefois , comme il n'est guère possible de préciser les troubles circulatoires du cerveau qui se produisent dans les affections du cœur, comme, d'autre part, ces troubles circulatoires qui sont constants, étant des symptômes de la lésion cardiaque, sont loin de déterminer des troubles délirants et vésaniques chez tous les malades, il faut reconnaître que le système nerveux est un agent puissant, sinon le plus actif dans la production de la folie cardiaque, ce qui permet de continuer à considérer cette variété d'aliénation comme une folie sympathique, au sens large où nous avons entendu ce mot.
Toutes les maladies du cœur peuvent produire l'aliénation mentale ; mais celles dont l'action paraît la plus fréquente, en dehors du goitre exophthalmique, dont l'histoire ne saurait trouver place ici, sont les lésions mîtrales et les lésions aortiques. Gepen-