DE L'APPRÉCIATION MÉDICALE DE L'OPPORTUNITÉ DE LA SÉQUESTRATION
Le diagnostic résolu et la forme d'aliénation mentale nettement définie, il reste au médecin à formuler son opinion sur le parti à prendre, c'est-à-dire à se prononcer sur l'opportunité de la séquestration.
Avant d'indiquer les considérations qui peuvent lui permettre de se décider en connaissance de cause à cet égard, il n'est pas inutile de faire ressortir deux points fondamentaux qui semblent n'être que très incomplètement compris dans la pratique.
Le premier, c'est que V internement dans un établissement spécial étant une mesure médicale de traitement, un véritable agent thérapeutique, cest au médecin et au médecin seul qu'il appartient de le prescrire, comme il prescrirait toute autre médication. On peut répondre à cela qu'en matière de folie, chacun, dans le public, croit en savoir assez pour se conduire, et que dans les familles où il existe un fou, les parents ne laissent à personne qu'à eux-mêmes le soin de décider si la séquestration est ou non nécessaire. Aller à l'en-