DEUXIÈME SECTION
Tandis que la pratique médicale de l'aliénation mentale n'a jamais été, jusqu'à ce jour, l'objet de travaux spéciaux, la pratique médico-légale, au contraire, a attiré de tout temps l'attention des observateurs, et il existe, à cet égard, un nombre considérable d'ouvrages des plus importants, depuis les Traités de Zacchias, Hoffbauer, Fodéré, Mittermaïer, Georget, MarC; Gasper, jusqu'à ceux plus récents de Bonnucci, Tardieu, Legrand du Saulle, Krafft-Ebing, sans parler des articles épars dans les Dictionnaires et les Revues, parmi lesquels je citerai seulement ceux de M.-J. Falret, de Linas, et de M. Motet.
Aussi, sans entrer dans des développements historiques ou des discussions scientifiques pour lesquels nous renvoyons aux ouvrages précités et à la plupart des Traités généraux de médecine légale, devons nous nous borner à résumer, au point de vue pratique, les principaux points de la médecine légale des aliénés susceptibles d'intéresser les praticiens, les magistrats, comme les spécialistes eux-mêmes.
La médecine légale des aliénés se divise naturellement en deux parties qui correspondent aux deux grandes divisions de la législation : l*" la partie relative au droit criminel] 2° la partie relative au droit
Les deux premiers chapitres qui vont suivre seront consacrés à l'étude des questions les plus importantes de la médecine légale criminelle, le troisième et dernier chapitre à celles qui relèvent du Gode civil.