ANATOMIE PATHOLOGIQUE
forme ex'érieure du cerveau. C'est une atrophie de certaines régions, un aplatissement des circonvolutions cérébrales, surtout à la partie antérieure, des lacunes, des pertes de substances remplies d'un liquide trouble. On a noté aussi l'irrégularité de la i'"'' et 2^ frontales, l'hypertrophie du lobe paracentral, l'élargissement des Filions, etc. Le poids du cerveau est presque toujours diminué ; de plus, conlrairement à ce qui a lieu habituellement, l'hémisphère droit paraît l'emporter le plus souvent sur Fliémisphère gauche.
Gomme troubles circulatoires, on peut rencontrer l'athéromasie artérielle, l'état variqueux et la dégénérescence graisseuse des capillaires, des altérations vasculaires de la pie-mère avec injection de son réseau, de petites apoplexies, des ecchymoses sous-méningées, des varicosités des vaisseaux, des taches laiteuses, un épaississement des membranes, des adhérences des méninges entre elles et à la substance corticale, des hématomes de la dure-mère, etc., etc.
Gomme lésions cérébrales proprement dites, on observe surtout la dégénérescence des cellules et des tubes nerveux, la sclérose de la névroglie et sa prolifération plus ou moins grande, des altérations vasculaires des couches opto-striées, de la protubérance et du bulbe, le ramollissement ou la sclérose de certaines origines nerveuses etc., etc.
Au point de vue chimique, on croit que la quantité d'eau que renferme Tencépliale (^st plus considérable chez l'aliéné, et que la proportion des matières grasses
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y est au contraire plus faible. Quant au phosphore, les résultats sont restés négatifs.
Le traitement de l'aliénation mentale comprend le ivsdiQxnQni prophylactique ou préventif qIIq traitement direct ou curatif. —
1° TRAITEMENT PREVENTIF.
Le traitement préventif consiste à prévenir la folie chez les individus qui y sont prédisposés. On ne saurait formuler de règles précises à Tégard de cette prophylaxie, qui consiste surtout dans les ressources d'une saine hygiène et d'une direction morale prudente.
Veiller, d'une façon spéciale, sur l'enfance des prédisposés, les conduire avec fermeté et douceur, ne pas les gâter, les éloigner d'un travail intellectuel excessif, retarder leurs études, d'autant qu'ils sont parfois d'une précocité surprenante ; combattre leurs mauvaises tendances et leurs mauvais instincts, leurs passions naissantes ; leur donner de préférence la vie calme et tranquille des campagnes, leur faire faire des exercices physiques, leur éviter les émotions morales violentes ; plus tard, les prémunir contre leur tendance aux excès, à l'existence irréguhère, à la débauche ; les éloigner du mariage ou, au contraire, les y appeler dans certains cas où il paraît devoir exercer sur eux une influence heureuse ; veiller attentivement, chez les femmes, à l'évolution des grands événements
de la vie génitale, puberté, menstruation, grossesse, ménopause ; enfin, pour atténuer dans une certaine mesure chez les descendants l'effet de l'hérédité, interdire certaines unions et favoriser les croisements heureux : tels sont les principes généraux qui doivent guider dans le traitement préventif de la folie. Chaque cas, d'ailleurs, comporte des indications spéciales, dont il faut tenir compte,