‹ Manuel pratique de médecine mentaleChapitre 88 sur 179 · FOLIE RHUMATISMALE. FOLIE GOUTTEUSE · texte numérisé non relu

FOLIE RHUMATISMALE. FOLIE GOUTTEUSE

avec les accidents articulaires^ apparaissant quand ceux-ci disparaissent, et réciproquement.

Pronostic. — La folie rhxumatismale guérit dans la plupart des cas, trois fois sur cinq environ. Toutefois la guérison est rarement complète^, absolue, en ce sens qu'il reste très souvent une certaine obnubilation de l'intelligence, et parfois même, de l'affaiblissement intellectuel.

Les récidives sont fréquentes, et un accès de folie, dans le cours d'une attaque de rhumatisme, prédispose à d'autres atteintes, dans des conditions analogues,

La mort est rare, et elle n'est presque jamais due à la folie elle-même, mais bien au rhumatisme, à ses complications, et à Tétat général qui l'accompagne.

Pas plus que la manie et la mélancolie simples, la folie rhumatismale n'est liée à des lésions cérébrales fixes, invariables ; le plus souvent, on ne trouve aucune lésion dans le cerveau, ou seulement les altérations habituelles de la folie aiguë généralisée.

Le traitement de la folie rhumatismale ne comporte pas d'indication spéciale, si ce n'est peut-être l'avantage qu'il y a, dans beaucoup de cas, à rappeler la fluxion articulaire, dont le retour suffit parfois pour faire disparaître les accidents intellectuels.

4° Goutte [Fohe goutteuse)

Ce que nous avons dit de la folie liée au rhuma-

MÉDEGINE MENTALK. lo

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tisme peut s'appliquer, d'une façon générale, à la folie liée à la goutte.

Il faut faire remarquer, cependant, que les goutteux sont surtout des excités^ et que dans leurs accès de folie, qui d'habitude compliquent ou remplacent les accidents articulaires, c'est surtout la manie aiguë qu'on voit survenir.

^^ Tuberculose {Folie de la phthisié)

Esquirol et Georget ont signalé, les premiers, la fréquence des affections de poitrine chez les insensés.

Depuis ce moment, cette intéressante question a sollicité de nombreux travaux, desquels il ressort clairement que les affections pulmonaires, mais surtout la phthisié, ont une influence marquée sur les troubles de Tintelligence.

Certains auteurs rangent la folie de la phthisié — on ne doit jamais dire la folie tuberculeuse^ cette expression éveillant l'idée d'une lésion anatomique qui n'existe pas, — parmi les folies sympathiques. Cette opinion peut se soutenir, car, lorsque la folie éclate au début de la phthisié, il s'agit d'une aff'ection organique qui peut, à ce moment, être considérée comme purement locale, et comme n'ayant aucun lien direct de souff*rance avec les centres nerveux. Toutefois, en raison du caractère général et pour ainsi dire diathésique de la phthisié, la folie qui lui est liée nous a paru trouver plutôt ici sa place.

Chez beaucoup de phthisiques, l'intelligence et le

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