DES PARALYSIES
permis de restreindre ce jugement, mais il reste intact pour les eaux sulfureuses, auxquelles on ne doit pas en général confier de malades hémiplégiques par le cerveau. Dans ces derniers temps, les médecins île Bourbon - l'Archambault , de Bourbonne -les -Bains, sources qui sont parmi les plus fréquentées pour le traitement des paralysies cérébrales, ont réussi à prouver que cette contre-indication était trop absolue pour leurs eaux. Le Dr Regnault assure même que plus la cause de la paralysie est récente, plus on a de chances de guérison. Plus récemment, le Dr Chaloin, de Cbàtel-Guyon, a soutenu la môme thèse, et les observations fournies à l'appui sont assez nombreuses pour donner à réfléchir. Comment expliquer ces appareilles contradictions? Sans doute, l'action dérivative des chlorurées sodiques, des chlorurées sulfatées sodiques, comme CluHel-Guyon, sur le tube digestif, est une explication toute rationnelle de ces succès ; l'eau en boisson, ingérée à haute dose, est alors le principal moyen de traitement, car pour les bains, les immersions prolongées, quoiqu'on en fasse aussi usage avec grande circonspection, comme ils représentent souvent dans la cure le mode excitant, on ne peut guère supposer qu'ils soient utiles et surtout sans danger aucun dans la production de ces effets salutaires immédiats. On peut donc concilier les deux choses, car, là où la stimulation seule existe sous diverses formes comme aux sulfurées ou dans les pratiques de l'hydrothérapie thermale, on continue à s'abstenir dans le traitement des paralysies d'origine cérébrale. Gerdy, d'TJriage, a
très bien divisé ces hémiplégies, au point de vue du résultat que l'on peut espérer des eaux minérales, en celles qui sont encore rapprochées de l'accidenl el où l'on peut supposer que le travail inflammatoire se continue d'après l'ensemble des symptômes observés, celles qui sont très éloignées de l'accident et où le symptôme reste stationnaire, enfin celles qui tout eu étant rapprochées paraissent en voie de régression : ce sont ces dernières qui donnent les cas Les plus favorables. Indépendamment du bain plus ou moins chaud, plus ou moins prolongé, on fait un grand usage des piscines, des douches révulsives: les uns condamnent les douches sur la colonne vertébrale : ils n'y voient aucun avantage et quelquefois des inconvénients ; d'autres, au contraire, disent en avoir retiré de bons effets. Outre les stations précédemment citées, on peut encore mentionner Balaruc, Lamolte-les-Bains , et parmi les indéterminées. Dax, Néris, Aix en Provence, Bains en Vosges.
Quand la paralysie est d'origine rhumatismale, on n'a pas à craindre l'usage des eaux à haute thermalité el à forte stimulation. Il faut au contraire insister sur ces mêmes moyens, sur les étuves, les douches très chaudes, à température graduellement élevé.': en pareil cas, c'est surtout à Aix en Savoie, Barèges, Ludion, Cauterets, qu'on peut avoir recours, de même que dans les hémiplégies invétérées; mais dans ces dernières on n'obtient pas erandYliose pour le retour du mouvement.
Les paralysies partielles de la face, d'un membre.