MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES
disant qu'elles sentent leur matrice. Quelquefois c'est une sorte de pression dans le. bas-ventre, et quelquefois une sensation décidément douloureuse. Quelquefois enfin elle prend le caractère de la contraction, de la colique utérine. Ces divers troubles préparent la venue d'un phénomène plus important. Il consiste en l'émission par les organes génitaux d'un liquide aqueux, incolore ou légèrement citrin, ne laissant pas de trace sur le linge ou parfois l'empesant légèrement, Cet écoulement n'est pas continu. Il se fait brusquement, comme par jet, et se répète à des intervalles variables. Il n'est jamais très-abondant. A chaque émission, il mouille le linge de la largeur de la paume de la main... L'hydrorrhéc thermale est un phénomène de bon augure : elle diminue l'intensité des malaises pelviens provoqués par la cure, malaises auxquels elle semble servir de crise, et d'autre part son apparition coïncide souvent avec une modilication heureuse de l'affection utérine.
Nous avons cru devoir donner ici une assez grande place à ce symptôme intéressant de la crise thermale déterminée du côté des organes utérins. Sans doute, d'autres stations seront à même de fournir des observations analogues ; mais peut-êjre les sulfureuses douces sédatives , depuis longtemps recommandées dans les affections dés femmes et dont Saint-Sauveur est un des types, on bien encore les sulfureuses dégénérées, sont-elles surtout celles qui sont appelées à nous les présenter. Nous aurions à inscrire ici à la suite une longue nomenclature d'eaux de toutes les classes
iOO DE LA MÉDECINE THERMALE
recommandées à divers titres dans les maladies utérines, principalement des eaux résolutives dans les engorgements chroniques, telles que Vichy, Vais, Le Boulou, ou bien des eaux excitantes pour les formes torpides, comme Barèges, Luchon, Cauterets, sédatives pour les formes èréthiques compliquées d'état nerveux, Saint-Sauveur, Moligt, La Preste, les sources douces de Cauterets, les unes et les autres répondant au cas demétrite où il y a coïncidence de diathèse herpétique; chez les femmes où le lymphatisme domine, les chlorurées sodiques, Balaruc, Bourhonne, Lamotte (Isère), ouïes sulfurées fortes, ouïes polymétalliques, La Bourboule, Saint-Nectaire, Châtel-Guyon, etc.
M. Willemin a signalé comme contre-indication, comme pouvant amener des recrudescences, la persistance de l'état aigu môme modéré ; cette contre-indication est plus ou moins absolue, suivant la nature des sources auprès desquelles on traite les maladies utérines.
Il est intéressant de savoir si l'on peut continuer le traitement minérothermal pendant la période menstruelle. Pour l'eau en boisson, il n'y a pas le moindre doute, mais généralement on s'abstient à ce momentlà de tout moyen hydro^thérapique. Gependanl M. le professeur Courty, dans son ouvrage classique, déclare qu'il ne voit aucun inconvénient à l'emploi de ces moyens môme à ce moment-là, et qu'il est entré aujourd'hui dans la pratique d'uni1 foule d'établissements de les continuer même alors. On pourra donc, en cas de nécessiié. ne pas se laisser arrêter par cette