‹ Manuel pratique de pronunciation et de lecture françaisesChapitre 42 sur 50 · I. — TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES · texte numérisé non relu

I. — TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES

Petit frère et poupée ^.

■Eh bien ! Madeleine, aimes-tu

ta poupée 1 -Oh ! oui, monsieur ^, c'est plus

amusant qu'un petit frère.

-Oh !.. .

-J'aime bien aussi mon petit

p(9)ti fre : r e pupe.

— e bJ8, madls:n, sm ty

ta pupel — 0 wi, msj0, s s ply z

amy : za kôé pti f rs : r.

— 5 sm bjs n o-si m5 pti

frère. frs:r.

Notes. — 1. dxi L. pupu?, petit garçon ; pupa, petite fille. Cf. pupille (pypil), poupon, pouponner ... 2. mon + sieur (Lat. senior). Cf. le sieur X., sire, messire, et l'anglais sir.

Questions ET Exercices. — Où se passe la scène? Où peut-elle se passer? Combien y a-t-il de personnages? Quels sont-ils ou peuvent-ils être? Que dit le premier? Que répond la petite fille? Expliquez sa réponse. Comment comprenez- vous l'exclamation oh ! Sur quel ton est-elle faite ? Expliquez le ton de oh f oui et celui de oh! Sur quel ton répond Madeleine? Pourquoi ajoute-t-elle /aime bien aussi . . .

Sous quelle forme se présente cette histoire ? Qu'est-ce qu'un dialogue ? un monologue ? un dÂ&cours ? . . .

Citez des mots de la famille de frère, poupée, monsieur, aimer. Qu'est-ce que c,h bien! Quels prénoms de petite fille connaissez- vous ? Remplacez aimes-tu par le verbe aimer avec est-ce que. Qu'est-ce qu'une poupée ? une pupille ? Analysez : aimes-tu ta poupée, c'est plus que. . . . Faites plusieurs phrases dans lesquelles vous emploierez plus. Conjuguez le verbe aimer au passé défini, au futur. . . . Remplacez faime par des expressions équivalentes ; exprimez l'idée contraire à l'aide de plusieurs mots.

Racontez cette histoire sous la forme indirecte (oralement, puis par écrit). Mettez-la en dialogue (avec une de vos compagnes). Traduisezla (en anglais . . . ).

Oncle, neveu et nièce.

--Margot ^, quels cadeaux veuxtu ? des gâteaux, une poupée, des bibelots 2.

-Non, un piano.

-Et toi, Victor î

-Une auto^, pour me sauver quand elle pianotera ^.

Une maman et son fils.

-Mon chéri, pourquoi pleures-tu î -Le grand Paul m'a pris mon

bateau !

-Ton bateau ! mais tu l'as à la

main.

- ... Ce n'est pas mon bateau que j'ai, c'est celui du petit Pierre.

Jean et sa bonne.

-Titine^, quand les petits gâteaux sont-ils les meilleurs î

-Tu ne sais pas 1 C'est quand on n'en a pas de gros, parbleu «!

o:kl9, n©v0 e njss.

— margo, kel kado v0 ty 1 de ga-to, yn pupe, de bibloî

— no, œ pjano.

— e twa, viktoir?

— yn oto, pur m so-ve kâ t si pjanotra.

yn mâmô e so fis.

— m5 Jerijpurkwaplœirty?

— 1 grâ pol m a pri mô

bato !

— • to bato ! ms ty 1 a a la

ms.

— ... s ns pa mo bato

k 3e, ss slqi dy pti

pjs:r.

5a e sa bon.

— titin, ka le pti ga-to

so t il le msjœ:r ?

— ty n se " pa ? ss kâ t 0 nâ n a pa d gro, parbl0 !

1. Expression familière pour Margiterite. 2, petit objet de luxe. 3. abréviation pour automobile. 4. s'amusera au piano. 5. expression familière pour /iug'MS^îîie. 6. exclamation, corruption de ^ari)ieM. (Cf. morbleu, sacrebleu, etc). 7. ou se.

TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES

Frère et sœur.

Le frère et la sœur ont pour goûter ^ un gros baba " et un petit gâteau sec

Mag. 5 ans — Tiens, mon chéri, mange le joli petit; moi, je mangerai le vilain gros !

Entrvî gamins 3.

— Il faut vraiment que ton père soit avare. Comment, il est cordonnier et il te fait porter de vieux souliers !

—Eh bien, et ton père 1 II est dentiste et ton petit frère n'a qu'une dent.

Toto ^ et son père.

Toto a de mauvaises notes en arithmétique ; son père le conduit dans une baraque^ de chiens savants.

— Vois, Toto, comme ce caniche^ compte bien. Cela ne te fait-il pas honte 1

— Oui, papa, mais interroge-le donc un peu sur la géographie . . .

frs : r e sc3 : r.

lo fre:r e la sœ:r o pui gu-te ôé gro baba e ôè pti ga-to ssk.

Mag. ssk ci — tjs, mo Jeri, ma :5 lo 5oli pti ; mwa, 3 mfi : 3re 1 vile gro.

â:tr8 game.

— il fo vrsmn k t5 ps:r swa t ava:r. komd, il s kordoTije e i(l) t fs porte d vj0 sulje ! "

— e bjê, e to ps:r ? il s dâ : tist e to pti f rs : r n a k yn dâ.

toto e s5 pe:r.

toto a d mov6:z not n n

aritmetik ; s5 ps:r lo

kô-diji dd z yn barak

do Jjs savci.

— vwa, toto, kom S9 kanij

ko:t bJ8, sla n to

fs t il pci o:t?

— wi, papa, ms s-tsro:3 lo

do:k ce p0 syr la 360-

grafi '^.

1. petit repas vers quatre heures. 2. gâteau au rhum (rom). 3. petits espiègles. 4. expression familière pour Victor. 5. boutique en planches; ici, petit théâtre forain. 6. chien à poils frisés. 7. ou jeografî.

En chemin de fer.

Entre voyageurs :

- On ne fume pas dans ce compartiment.

—Est-ce que je fume"?

---Mais vous .ivez votre pipe dans

votre 1 bouche.

— Qu'est-ce que ça^ prouve ? J'ai bien mes pieds dans mes souliers, et je ne marche pas.

Logique d'un Anglais.

-Votre langue française est très drôle ; vous dites quand on coupe le pain qu'il diminue, et quand on coupe ^ le vin qu'il augmente !

Maire et garde-champêtre.

--La pêche est fermée^, vous n'empêchez donc pas de prendre de poissons 1

-Monsieur le maire, je n'empêche d'en pêcher que quand le temps m'empêche d'empêcher qu'on en pêche ! . . .

a 5niê t f8:r

(1 : tr9 vwaja • 300 : r :

— 5 n fym pa da s ko-

partimci.

— es kg 5 fym ?

— me vu z ave vot(r8) pip

dâ vot(r9) buj.

-kes ka sa pru:v1 3 e

bje me pje dâ me

sulje, e 38 n marjo pa.

lojik d ce n a gis.

vot(r9) lâ:g frd-se:z e tre dro:l; vu dit kâ t 5 kup I9 pe k il diminy, e kâ t 5 kup h vê k il ogmâ : t !

m8:r e gard Sdpeitr.

— la pe:J e ferme, vu n â-pe:Se d5 po d prâ:d(r8) dd pwaso ?

— msj0 1 me:r, 3 n â-pe:^ d a pe-Je ko kâ 1 ta m â-pe:S ^ â-pe-Je ko n a peij !

1. ou : à la. 2. contraction pour cela. ?>. mélanger d'eau. 4. il n'est plus permis de pêcher. Sens du mot jjêche : fruit du pêcher ; art, action de prendre des poissons ; poisson qu'on vient de pêcher. 5. ou ve.

TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES

A l'hôpital 1.

-Que faites -vous donc? demandait le soldat toujours tranquille aux médecins qui devenaient impatients.

-Nous cherchons la balle qui vous a blessé.

-Il fallait me dire ça plus tôt ; je l'ai dans ma poche.

A l'examen.

^'/[ademoiselle, que savez-vous

de la famille de Pierre

Corneille 2-?

Il était . . ., il était . . .

-Voyons, vous ne connaissez pas

son frère ?

Ah oui, monsieur. Il était le

frère de Thomas Corneille ^ et

le père de la tragédie.

Maître et domestique.

Z'h ! ces domestiques ! Quand 1 en a un, il fait à peu près travail ; quand on en a deux.

a 1 opital.

-kofst vu do(:k)'? dama:

de 1 solda tu5u:r trcikil o mstss ki dvane t s • pas j ci.

nu Jsrjo la bal ki vu z a bisse.

- i(l) fale m di:r sa plyto ; 3 le dd ma poj.

a 1 egzamê.

-madmwazel, ke save vu d la fami:j da pjs:r korneij "l

- il ets . . ., il ets . . .

-vwajS, vu n kons:se pet

s5 ivs-.rl a wi, msj0 ; il ets 1 frs:r do toma korns: j e 1 ps:r d la tra3edi.

me:tr e domsstik.

-o ! se domsstik ! kâ t 5 no n a ôé, il f s t a p0 prs 1 trava : j ; kâ 1 5 nâ na d0,

. hôtel. 2. Pierre Corneille, premier grand auteur tragique

(1606-1684). Ses plus belles œuvres sont : le Cid (1636). Horace,

Polyeucte. Il s'eftbrça d'exciter l'admiration en peignant

nés tels qu'ils devraient être. 3. Thomas Corneille, frère du

t, poète dramatique, auteur d^ Ariane, du Comte d'Essex.

ils n'en font pas la moitié; et quand on en a trois, on est oblige de travailler à leur place.

-Les maîtres sont bien difficiles, monsieur. D'après les qualités qu'on exige de nous, combien de maîtres seraient de bons domestiques 1

Patron ^ et employé.

-Depuis quelque temps, je remarque, monsieur, que vous arrivez en retard au bureau'-.

-C'est vrai, monsieur, mais je m'en vais de bonne heure.

Le médecin et le malade.

-Eh bien ! M. Sceptique, avezvous suivi mon ordonnance ^ ?

-Oh non !

-Pourquoi ça "?

-Parce que si je l'avais suivie je me serais cassé le cou.

-Que voulez-vous dire ?

Je l'ai jetée par la fenêtre.

il n a f 5 pa la mwatje ; e ko 1 5 n n n a trwa, 5 n e t oblige d trava:je a lœ-r plas.

-le ms.'trg s5 bjs difisil, m9sj0. d aprs le kalite ko n 8gzi:5 d9 nu, ko-bjsdmsrtr s(9)rs d b5 domsstik?

patro e âplwa:je.

-dopqi k8(l)k(9) ta, 39 rmark, m9sj0, kg vu z ari:ve (z)â rta:r 0 by-ro.

-se vre, msj0, ms 3 m a ve d bon œ : r.

la metsê e 1 mala:d.

-e bjs ! msj0 ssptik, ave vu sqi:vi mo n ordonâ:s?

-0 no !

-purkwa sa 1

-parska si 3 1 avs sqi : vi 39 m sre ka:se 1 ku.

-k9 vule vu di:r ?

-3 le Jte par la fns:tr.

1. Mots de même famille : patronage, patronal, patronat, patronner, pafronnesse, pjatronymique. 2. Rappeler les différents sens de ce mot : taule à éciire recouverte d'étoffe de bure, salle pour cette table, personnes qui se rassemblent autour de cette table, conseil d'administration. 3. La racine de ce mot est ordre.

TEXTES, TRANSCEIPTIONS ET NOTES

Chez ' le perruquier '^.

A qui le tour de ces messieurs*?

demanda le perruquier bavard en s'adressant aux clients^ qui attendaient.

C'est à moi.

-Bon, prenez la peine de vous asseoir. Comment monsieuiveut-il que je lui coupe les cheveux ?

-En silence.

Orgueil et pauvreté.

Un homme, paraissant fort et plein de santé, demanda l'aumôneà un passant dans une des rues de Madrid : «N'êtesvous pas honteux de mendier, lui dit celui-ci, quand vous pourriez travailler 1 — Monsieur, répondit le mendiant avec une fierté castillane, c'est de l'argent et non des conseils que je vous demande.

$6 1 perykje.

-a ki 1 tu:r da se mesj0'î dmâ:da 1 psrykjebava:r a s adrs-.sn t o kliju ki atci-de.

-s s t a mwa.

-b5, prone la ps : n da vu zaswarr. komâ m9SJ0 v0 t i(l) ka 5 Iqi kup le

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