SV
-a silâ:s.
orgœ:j e poivrote.
œ n om, pare:sd fo:r e pis d sa -te, dmâ:da lo-mo:n '^ a œ pri : sd dâ z yn de ry d madri(d) «n s:tvu pa o:t0 d ma-dje, iqi di slqi si, kd vu purje trava:je? — msj0, rep5:di 1 ma-djd avek yn fjs:rte kastijan, se d larsâ e no de ko-s8:j ka 3 vu dm(1:d.
1. préposition, de casa, maison, comme rez de rasns, et nez de nasu.^. Cf. case, caser, casier ; casanier ; caserne ; chalet, etc. 2. autrefois, fabricant ou vendeur de perruques ; aujourd'hui, homme qui s'occupe de la barbe et des cheveux. 8. différents sens de client : plébéien qui se plaçait sous le patronage d'un patricien ; personne qui confie ses intérêts à un homme d'affaiies, à un avocat, sa santé à un médecin* pratique d'un commerçant. 4. ou o-mon.
Swift 1 et son domestique 2.
« Pourquoi,/ demanda le doyen Swift , à son domestique, n'avez-vous pas nettoyé mes bottes ?--- Parce que vous allez bientôt les salir( puisque vous sortez.» Swift les mit telles quelles.^ Quelques instants après, son domestique lui demanda la clef de l'office*.
« Pourquoi faire I dit Swift' — Pour déjeuner. — Oh !
reprit le doyen, comme vous aurez encore faim dans deux heures, cg n'est pas la }>eine/ de manger maintenant.» Et il sortit.
Faire bien et faire mieux.
Un vieil avare, pour économiser la dot de sa fille, voulait faire d^ celle-ci une religieuse.
Elle consulta son confesseur à ce sujet. Il lui rappela que saint Paul avait dit que ceux qui se mariaient fai-
swift 6 so domsstik.
«purkwa, dmâ:da 1 dwajs swift a s5 domsstik, nave vu pa nstwa:je me bot ? - parsko vu z aie bjsto le sali:j', pqisko vu sorte.» Swift le mi tel kel. Kslko z S'Sta (z) âpre, s5 domsstik Iqi dmâ:da la kle d 1 ofis. « purkwa f s : r ? di swift — pur de50:ne^ — o! rpri 1 dwajs, kom vu z ore a • ko : r f ê dâ d0 z œ : r, s ne pa la pe:n do ma :3e ms-tnâ.» e il sorti.
f6:r bjê e fsir mj0.
œ vjs'j ava:r, pur ekonomi:ze la dot do sa fi:j, vule fe:rd ssl si yn roli5J0:z. si ko-sylta so k5-fesœ:r a s sy5s.
il Iqi rapla k(o) se pol ave di k s0 ki s marje
1. Swift, humoriste anglais (1667-1745), auteur des Voyages de Gulliver, satire politique et sociale de l'Angleterre et de l'Europe en 1726. 2. h. domesticus, de la, nidiison. Cf. darne (maîtresse de maison), damoiseau, damoiselle, mademoiselle, domaine, domicile, dominer, etc. 3. latinisme. 4. partie de la maison où l'on range tout ce qui dépend du service de la table. 5. ou de3œne.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
saient bien, mais que ceux qui ne se mariaient pas faisaient mieux. « S'il en est ainsi, répliqua la jeune fille, je me contenterai de faire bien.»
Cheveux blancs.
L'oncle de Marie a une cinquantaine d'années. Ses cheveux sont blancs, mais sa barbe est encore noire.
Marie ne comprend pas cela ; aussi demande-t-elle : « Comment se fait-il, mon oncle, que vous avez des cheveux blancs et une barbe noire 1 — C'est parce que mes cheveux ont vingt ans de plus que ma barbe. »
Le pot de confiture.
Une dame avait fait plusieurs pots de confiture, et, se préparant à sortir, elle défendit à sa fille d'y ^ toucher. Mais elle ne fut pas plutôt dehors -, que l'enfant prit un des pots, goûta ^ aux confitures qu'il contenait et le remit à sa
fzs bje, ms k s0 ki n sa marjs pa fzs mj0.
« s il ci s t s -si, replika la 3œn fi:j, 39 m k5-tâ:tre d fs:r bje.»
$v0 bla.
1 .liklo d mari a yn sê-kâ:ten d ane. se Sv0 s5 blâ, ms sa barb s t â-ko:r nwa:r. Mari n k5-prci pa sla ; o • si dmci : d t si : « komd s f s t il, mo n 5: kl, ko vu z ave de Sv0 bla e yn barb nwa:r — ss parsko me Jv0 5 vs t a d ply k ma barb. »
1 po d k5fity:r.
yn dam avs fs plyzjœ:r po d k5-fity:r, e, s prépara t a sorti :r, si defa:di ta sa fi:j di tujs. ms z si no fy pa plyto dooir ko 1 â-fâ pri tôe de po, gu:ta o kô-fityir kil kj-tns
1. Cf. y dans: n^y allez pas. 2. il ne faut pas prononcer deotr. Expliquer: dans, dedans; hors, dehors; sur, dessus. ... 3. Cf. goûter, goutter ; dégoûter, déguster.
LECTUEE FEANCAISE
place. Sa mère, à son retour, s'en aperçut et Jui dit avec sévérité : « Que ferais tu si tu étais à ma place?— Que ferais-je ? reprit la petite fille, je lui dirais :
finis le pot, puisque tu l'as commencé ; mais ne refais ^ plus cela.»
L'ambassadeur imberbe ^.
En 1586 (mil cinq cent quatrevingt-six), Philippe IP (deux) avait envoyé le jeune connétable de Castille à Eome pour féliciter Sixte V (Quint) de son élévation au trône de saint Pierre ■*. I.e pape, mécontent de ce qu'on avait député ^ auprès de lui un ambassadeur aussi jeune, dit :
« Eh quoi ! votre maître manque-t-il d'hommes, qu'il m'envoie un ambassadeur sans barbe ? — Si mon souverain eût pensé, répondit le fier Espagnol, que le mérite consistât ^ dans la
e la rmi t a sa plas. sa ms:r, a sô rtu:r, sa napersy e Iqi di (t) avsk sévérité « ka frs ty si ty ets a ma plas ? — ko frs : 3 1 rgpri la ptit fi:j, 38 Iqi dirs, fini 1 po, pqiska ty la kDmfi : se. ms n8 rf s ply sla.»
1 ôbasadœrr sberb.
ri mil ss sa katra vê sis, filip d0 avs t â-vwa:je la 3œn koneta:bl da kasti:j a rom pur felisite siksta ks da s5 n eleva:sj5 o tro:n da ss pjs:r. la pap, meko-tâ da s ko n avs depy te o • prs d Iqi ôë n a-basa-dœ:r o-si 3œn, di « e kwa ! vot(ra) ms:tra mâ:k t il d om, k il mâ-vwa ôé n â-basa-doe:r sa barb?
— si mô suvrs y pâ:se, rep5:di l(a) fjerr sspajiol, ka I merit
1. Cf. faire, défaire, contrefaire, parfaire, refaire, etc. 2. saiis barbe. 3. Philippe II, roi d'Espagne (1527-1598), champion du catholicisme, organisateur de VArmada. 4. le Saint Siège, la papauté. 5. envoyé comme député. 6. imparf. du subj.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
barbe, il vous aurait envoyé un bo.ic et non un gentilhomme ^ »
^ Vœu - ingénieux ^.
Sir William Davenant,* poète anglais, avait perdu son nez à la suite d'une maladie. Un jour qu'il passait dans une rue de Londres, il fut accosté^ par une pauvre femme qui lui demanda l'aumône.^ Il lui donna une pièce de monnaie. Elle le remercia et ajouta : « Que Dieu vous conserve la vue ! — Pourquoi, ma bonne femme, lui demanda Davenant, voulezvous que Dieu me conserve la vue 1 — Ah ! mon bon monsieur, c'est que si votre vue faiblissait, vous n'avez rien sur quoi '' vous puissiez poser des lunettes.»
L'évêque Marley.
L'évêque Marley avait beaucoup de l'humour^ de Swift. Une
ko-sista dâ la barb, il vu z ors (t) â«vwa:je œ buk e no dé 5â-tijym.»
v0 ê-5enj0.
sa: wiljam deivnt, po£:t u-gls, avs psrdy s5 ne a la sqit d yn maladi.
dé 3u:r kil pa:ss dd z yn ry d l3:dr, il fy t akoste par yn po:vr9 fam ki Iqi dmu:da 1 o-mo:n. il Iqi doua yn pjss d9 mons. si I9 rmsrsja e asuta «ko dj0 vu ko-ssrvla vy-! — purkwa, ma bon fam, Iqi dmâ:da deivnt, vule vu k dj0 mo kô-ssrv la vy-? — a, mô b5 m9SJ0, ss k(9) si vot vy- f s:blis6, vu n ave rjs syr kwa vu pqisje po:ze de lynst.
1 ev8:k ma:lei.
1 evs:k ma:lei avs bo-ku d(9) 1 ymu:r da swift.
1. homme de bonne famille, de naissance noble. 2. désir, souhait (L. votum). 3. apte à, plein d'esprit. 4. Sir William Da\'enant (1605- 16G8), auteur de Gondibert, pcème héroïque. 5. abordé, approché (ad, Costa). 6. ce qu'on donne aux pauvres par charité. 7. L. quid {i bref latin = oi fr.), 8. ici, de l'ironie sérieuse.
fois que son valet était absent, il ordonna au cocher ^ d'aller chercher de l'eau au puits. A ceci, le cocher dit que son service était de conduire la voiture, non de faire des commissions. « Fort bien, dit l'évêque. Amenez la voiture ; qu'un des domestiques monte dedans avec une cruche 2, et conduisez-le au puits.» Ce service fut répété plusieurs fois au grand amusement du village.
Le grenadier ^ et le maréchal \
Un grenadier de l'armée du maréchal de Saxe ^, ayant été pris sur le fait de voler une dinde dans une ferme, fut condamné à mort. La dinde ^ valait tout au plus cinq francs. Le maréchal lui dit :
« Tu as bien peu de bon sens
yn fwa k s5 vale ete t absâ, il ordona o koje d aie Jerjc d lo o pqi.
a S9si, 1 koje di k s5 servis ets d k5-dqi:r la vwutyir, no d fsir de komisjô. « fo:r bjs, di 1 eve:k. amne la vwaty : r ; k ôé de domsstik m5:t doda avsk yn kryj, e ko-dqi:ze lo o pqi » S9 servis fy répète plyzjœ:r fwa o gra t amy:zmâ dy vila : 5.
I9 grenadje e 1 marejal.
ûé grgnadje d 1 arme dy marejal do saks, e-ja t ete pri syr lo fe d vole yn de:d da z yn ferm, fy k5-da:ne a mo:r. la dê:d vais tu t o ply ss frcj. 1(0) marejal Iqi di «ty a bjê p0 d bô
1. litt*. conducteur d'un coche. Porte cochère, grande porte par laquelle passent les coches ou voitures. 2. vase à anse, à large ventre et à col étroit. 3. autrefois, fantassin chargé de lancer des grenades, petits boulets creux remplis de poudre. 4. du german. marah, cheval, et de scalc, valet ; autrefois, valet chargé des chevaux du roi ; ensuite, chef de la javalerie ; enfin, jjremier dignitaire de l'armée. 5. grand général français (1696-1750), vainqueur à Fontenoy, Raucoux, Lawfeld. 6. expression elliptique pour ^owZe d'/nc^e. Cf. bouclier, sanglier, etc.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
de risquer ta vie pour cinq francs. — Maréchal, repartit ^ le grenadier, je la risque tous les jours pour cinq sous, et mes camarades vous diront que je n'ai pas peur du danger.» Le maréchal sourit et lui accorda sa grâce.
Gluck 2.
Gluck, le compositeur, passant dans la rue Saint-Honoré ^, cassa un carreau de boutique de la valeur de trente sous.
Il donna au boutiquier un petit écu pour se payer.
Ceiui-ci n'avait pas de monnaie et voulut sortir pour en aller chercher. « C'est inutile, dit Gluck, je vais compléter la somme.» Et il cassa un autre carreau.
Le lion de .Florence.
Un lion, s'étant échappé d'une ménagerie ^, entra dans la ville de Florence et y répandit la terreur. Parmi les
sa : s do riske ta vi pur sê-frâ. — marejalroparti 1 granadje, 3 la risk pur se -su, e me kamara-d vu diro ka 3 ne pa pœ:r dy da-3e.» 1(9) marejal suri e Iqi akorda sa gra : s.
Glyk.
glyk, la ko • po : zitœ : r, pa:sa dâ la r}^ se t onore, ka:sa dé ka-ro d(e) butik do la valœ:r dd tra:t su. il dona o ])utikje œ pti t eky pur s pe:je. salqi si n ave pa d mone e vuly sorti :r pur à n aie Jerje « se t inytil, di glyk, 3 ve ^ ko • plete la som » e il ka : sa (B n 0 • tr ka • ro.
le Ijo d florâ:s.
œ Ijo, s etâ t ejape d yn mena:3ri, â-tra dâ la vil da flora : s e i repn : di la ter(r)œ:r. parmi le
1. itératif de partir, répliquer. 2. célèbre compositeur allemand (1714-1787), auteur des opéras Alceate^ Iphigénie en Aulide, etc. 3. à Paris. 4. du L. apotheca, boutique. Cf. boutiquier, apothicaire, bibliothèque (armoire à livres), etc. 5. de ménage, mais^nage, maison nagr. Cf. manant, manoir, manse, masure. 6. ou ve.
fugitifs, se trouvait une femme qui portait son enfant dans ses bras et qui le laissa tomber, ie lion s'en ^ saisit, et il paraissait prêt à le dévorer, lorsque la mère, retournant sur ses pas, se jeta aux pieds du lion, lui demanda son enfant. Il la regarda fixement ; ses cris, ses pleurs semblèrent le toucher. Enfin, il mit l'enfant à terre sans lui avoir fait le moindre ^ mal.
Un juge clairvoyant ^ .
Un jour Louis XIV '^ jouant aux cartes, il y eut un coup douteux. On discutait. Les courtisans demeuraient dans le silence. Le comte de Grammont arrive. « Jugeznous, lui dit le roi. — Sire^, c'est vous qui avez tort, dit le comte. — Et comment pouvez-vous me donner tort avant de savoir ce dont il s'agit ? — Eh ! sire, ne voyez-
1. Expliquer saw(/, sans, cent, etc. 2. deminu.^, moins. Cf. diminuer, minute, minutieux, menu, menuet, menuiser, uienuisier. 3. clair (adv.) + voy + ant. 4. roi de France, de 1643 à 1715, fit de nombreuses guerres, encouragea les lettres et les arts, fit construire le château de Versailles. 5. litt. seigneur.
fysitif, sa tru:v6 t yn fam ki ports s5 n a -in dà se bra e ki 1(8) ls:sa t5:be.
la lj5 sa ss-zi, e il pareiss pr8(t)a 1 devo:re, lorska la ms:r, roturnâ syr se pa, S9 Sta 0 pje dy lj5, Iqi dma:da son â-fâ.
il la rgarda fiksamâ ; se kri, se plœ:r sâ-ble:r h tuje. â-fs, il mi 1 â-fâ (t) a ts:r sa Iqi avwa:r fs la mw£:dra mal.
œ 5y : 5 kle :rvwajâ.
ôé 5u:r Iwi katorz 3wâ t o kart, il j y t ôé ku dut0.
5 diskyts. le kurti:zâ dmœ:rs dâ 1 silâ:s.
la ko : t da gramô ari : v «5y-5e nu, Iqi di la rwa. — si :r, se vu ki ave to:r, di 1 ko: t. — e komâ puve vu m donc to:r avâ d savwa:r sa do t il s asi 1 — e ! si:r, na vwaje vu pa k(a) si la
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
vous pas que si la chose avait été seulement douteuse, tous ces messieurs vous auraient donné gain de cause ^ 1 »
L'ivresse '^ .
Charles XII ^, qui fut roi de Suède, avait un jour, dans l'ivresse, perdu le respect qu'il devait à la reine son aïeule*; elle se retira, pénétrée de douleur, dans son appartement.
Le lendemain, comme elle ne paraissait pas, le roi en demanda la cause, car il avait tout oublié. On la lui dit.
Il alla trouver la princesse.
« Madame, lui dit-il, je viens d'apprendre qu'hier je me suis oublié à votre égard ; je viens vous en demander pardon, et, afin de ne plus tomber dans cette faute, je vous déclare que j'ai bu hier du vin pour la dernière fois
So:z avs t ete sœlmâ dut0:z, tu se mesj0 vu z ors donc ge d ko : z 1 »
1 i-.vres.
JarlQ du:z, ki iy rwd d si{8:d, avs t ôé 5u:r, dà 1 i:vres, psrdy 1 rssps kil davs t a la rs:n s5 n ajœl ; si sa rtira, pénètre d(9) dulœ:r, dâ s5 n apartamn.
b lâ-dms, kom el no parsiss pa, Ig rwa a dmâ:da la ko : z, kar il avs tu t ublije. 5 la Iqi di. il ala tru:ve la prs:sss.
« madam, Iqi dit il, 50 vjs d aprci:dr9 kijs:r 5a m sqi z ublije a votr ega:r; 39 vjs vu z n dmâ:de pardo, e, afs dd n ply t5:be da sst fo:t, 3(9) vu deklair k9 3e by ijs:r dy vs pur la dsrnjs-.r fwa d ma vi.»
de ma vie.» I
Il tint parole. Depuis ce jour- j il îs paroi. d9pqi s 3u:r
là, il ne but que de l'eau et i la, il ng by k9 d lo e
1. cause gagnée, raison. 2. du L. ehrius, ivre. Cf. enivrer, ivraie (plante enivrante). 3. roi de Suède (1682-1718), vainquit les Danois, les Russes, les Saxons, fut vaincu à son tour à Pultava et tué au siège de Frédérikshald. 4. du L. aviola, diminutif de avia, grand'mère. Cf. atavisme.
fut d'une sobriété ^ qui ne contribua pas moins que l'exercice à rendre son tem- Dérament fort et robuste.
Distraction 2.
Lessing^, dans sa vieillesse, était fort distrait. Un soir qu'il rentrait chez lui, après avoir frappé à sa porte, le domestique regarda par la fenêtre pour voir qui c'était. Dans l'obscurité, ne reconnaissant pas son maître et le prenant pour un étranger, il cria :
«Le professeur n'est pas rentré. — Oh ! répondit Lessing, ça ne fait rien ; je reviendrai une autre fois.»
Le roi et le paysan.
Henri IV ^ était un jour à la chasse. S'étant écarté de sa suite ^, il rencontra un paysan assis au pied d'un arbre sur le bord de la route.
îy dyn sobrijete ki n ko-tribqa pa mwê ko 1 egzsrsis a râ:dr s5 taperamci f 0 : r e robyst.
distraksjo.
lesiji, dâ sa vJ6:J8S, ets fo:r distrs. ôë swa:r kil râ-trs Je Iqi, aprs z avwa : r f râpe a sa part, la domsstik ragarda par la fn6:tr pur vwa:r ki s ets. dâ 1 opskyrite, n9 rkons:sâ pa so ms:tr e 1 prgnâ pur œ netrâ : 3e, il krija «1 profssœ:r n s pa râ-tre — 0, rep5:di lesip, sa n fs rjs; 59 rv j ê • dre y n 0 • tra f wa. »
larwa e 1 pei:zd^.
a • ri katr ets t œ 5U : r a la Jas. s eta t ekarte d sa sqit, il râ-k5:tra œ pei:zâ asi o pje d ôë n a-rbro sy(r) 1(9) bo:r d la rut.
1. du L, sobrius, tempérant. 2. litt. action de tirer de ; cf. abstraire, extraire, portrait, soustrjiire, etc. .S. critiqiie littéraire allemand (1729-1781). 4. roi de France, de 1589 à 1610, mit fin aux guerres de Rii^ligion et rendit au pays sa prospérité passée. 5. ceux qui le suivaient; les nobles qui l'accompagnaient. 6. ou pejzà^ pejzà.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
« Que fais-tn Henri IV.
—J'attends pour voir passer le roi.
— Si tu veux monter derrière moi, je te conduirai dans un endroit ou tu pourras le voir tout à ton aise.»
Le paysan monte en croupe \ et, chemin faisant 2, il demande :
« Comment pourrai-je reconnaître le roi^
— Tu n'auras, dit son compagnon, qu'à regarder celui qui n'ôtera pas son chapeau pendant que tous les autres auront la tête nue.»
Henri rejoignit bientôt le groupe des chasseurs qui tous, pour le saluer, se découvrirent^ aussitôt.
« Eh bien ! dit-il au paysan, où est le roi 1
— Ma foi, monsieur, il faut bien que ce soit vous ou moi, répondit naïvement ^ celui-ci, car il n'y a que nous deux qui ayons le chapeau sur la tête.»
demande ; « k(») fs ty la 1 dmâ:d â-ri I katr.
— 3 atâ pur vvra:r pa:sc la rwa.
— si ty v0 mo-te derjsir mwa, 39 t kô-dqi-re dâ z dé â-drwa u ty pura 1 vwa:r tu t a tô n s:z.»
1 pci:zâ mo-t a krup, e, Jms fazâ, il domâ:d «konia pure : 3 rskon s : tr la rwa 1
— ty n ora, di s5 k5-paji5, ka rgarde selqi ki n o:tra pa s5 Japo pâ-dâ k tu le z o-tr oro la ts:t ny.»
(j-ri r3wajii bjsto 1 grup de Sasœ:r ki tus, pur b salqe, s deku-vri:r o-sito.
«e bjs ! di t il o pei :zâ, u e lo rwa ?
— ma fwa, msj0, il fo bjs k sd swa vu (z) u mwa, rep5:di nai:vma S9lqi si, kar il n ja k nu d6 ki s:jo 1 Japo syr la t£:t.»
1. à cheval, deri-ière le roi. 2. en chemiD. 3. ôtèrent leur chapeau. 4. du L. nativns, naturel, inné. Cf. naïf, naître, natal, nation, nature, né, aîné, puiné, Noël.
Un enfant généreux.
Un jour, en arrivant près d'une chaumière ^ je vis un petit garçon qui en battait un autre plus grand et plus âgé que lui ; l'aîné de ces enfants se contentait d'éviter les coups et n'en portait aucun.
Je m'approche de ce dernier :
« Est-ce votre frère, lui dis-je, qui vous bat de la sorte 2 1 — Non, monsieur^ répondit le paysan ; c'est un de mes voisins. — Il est bien méchant, repris- je ; et pourquoi, lorsqu'il vous bat ainsi, ne le lui rendez-vous pas 1 — Mais, monsieur, lepartit^ le paysan, je ne peux pas, je suis le plus fort.»
La chemise d'un homme heureux.
ce n a • fâ 5ener0.
œ 5U : r, a n ari : va pre d y n So-mjs:r, 30 vi (z) ôé pti garsD ki a bats (t) ôé n o-tra ply gra e ply z a :5e k Iqi ; le • ne ^ d se z a • f d s k5-ta:ts d évite le ku e n a ports t o • kôë.
5 m aproj do s dsrnje « s:s vot(r9) frs:r, Iqi di:5, ki vu ba d la sort 1 — no, msj0, rep5:di 1 pei:za^; ss t ôé d me vwazs — il s bjs meSci, r(8)pri:3; e purkwa, lorskil vu ba(t) s -si, 119 1 Iqi râ-de vu pa 1 — ms, msj0, roparti 1 pei:zâ, 39 n p0 pa, 3 sqi l9 ply fo:r.»
la $mi:z d œ n om œ-r0.
Un roi étant malade dit : « Je ! ôé rwa etâ mala : d di « 3
donnerai la moitié de mon
royaume à celui qui me
guérira.» Alors tous les
savants* se réunirent et
donre la mwatje d mo rwajo:m a selqi ki m gerira.» alo:r tu le sa va s reyni:r e
1. petite maison couverte de chaume. 2. ainsi. 3. répondit, répliqua, 4. litt. ceux qui savent. Cf. sapience, sage, saveur. 5.
ou le • ne. 6. ou pejzô, psjzà.
TEXTES, TEANSCiaPÏIONS ET NOTES
tinrent conseil ; mais ils ne trouvèrent aucun moyen. Un sorcier ^ déclara : « Si l'on trouve sur terre un homme heureux, qu'on lui enlève sa chemise et que le roi la mette, il sera guéri.»
Le roi fit chercher dans ses États '2 un homme heureux ; mais on n'en trouva point :
tous se plaignaient de quelque chose.
Un soir, le fils du roi, en passant devant une pauvre chaumière, entendit quelqu'un s'écrier : « Quelle bonne journée ! j'ai bien travaillé, bien mangé, je vais me coucher; que me manque-t-il '? » Le fils du roi, tout joyeux, donna l'ordre de prendre sur-le-champ^ la chemise de cet homme et de lui donner en échange tout l'argent qu'il demanderait.
Malheureusement, l'homme heureux était si pauvre qu'il n'avait pas de chemise.
ts:r ko-s5: j ; me z il no tru • ve : r (t)o • kœ mwajs.
œ sors je deklara «si 15 tru:v syr ts:r dé n om œ-r0, ko Iqi â-ls:v sa Jmiiz e k lo rwa la met, il sra geri.»
lo rwc! fi Jsrje dâ se z eta dé n om œ • r0 ; ms zona tru: va pws tus sa plsps d kslko So:z.
de swa:r, lo fis dy rwa, a pa:sa dvâ t yn po:vro 5o:mjs:r, a-ta:di kslkdé s ekrije « kel bon 5urne ! 3e bje trava:je, bjs ma :3e, 3 ve ^ m kuje ; ko m mâ-k til 1 » lo fis dy rwa, tu 3waj0, dona 1 ordro do pra:dr syr lo Jâ la 5mi:z do sst om e d Iqi donc n n 050:3 tu 1 ar3(1 kil doma:drs.
malœ:r0zma^, 1 om œ-r0 ets si po:vr9 kil n avs pa d J9mi:z.
1. litt. chercheur de source, diseur de sort ; ici, personne que l'on croyait douée d'une puissance surnaturelle. 2. différents sens à étudier. 3. immédiatement. 4. ou 5 ve. 5. ou malœT0:zmâ.
Un maître irascible ^
Fletcher avait un caractère tellement irascible que son domestique résolut de le quitter. «Pourquoi voulezvous me quitter ? lui dit son maître.
— Parce que, monsieur, je ne puis supporter votre caractère.
— Il est vrai, je suis emporté ^ ; mais ma colère n'est pas plus tôt venue qu'elle disparaît.
— Oui, répliqua le domestique, mais elle n'a pas plus tôt disparu qu'elle revient.»
Pipelet s.
Pipelet était portier ; les rapins ^ du Quartier ^ lui jouaient des tours pendables.^ Une fois, ils s'étaient entendu pour aller frapper environ toutes les heures au vasistas *" du
ce m8:tr irasi:bl.
fîetjo ave t ôé karakts:r tslmâ irasi:bl ko s5 domsstik rezoly do 1 kite. « purkwa vule vu m kite 1 Iqi di s5 me:tr.
— par S9k9, m(9)sJ0, 39 n pqi syporte vot(r9) karakts:r.
— il s vre, 3 sqi z Q- porte ; ms ma kole:r ns pa plyto vny ksi dispars.
— wi, replika 1 domsstik, ms z si n a pa ply to dispary ksi r9vjs.»
pipis.
pipis ets portje ; le raps dy kart je Iqi 3WS de tu:r pa:da-bl. yn f wa, il sets tâ-tâ:dy pur aie frape â-viro tut le zœ:r o vasista:sdy
1. de ira, colère. 2. irritable, colère. Expressions contraires : calme, paisible, froid. Cf. port, apport, rapport, support ... ; portier, portail, portique, porciie ... ; apporter, colporter, déporter, exporter, importer. ... 3. surnom donné aux concierges. 4. jeune élève en peinture. 5. du Quartier Latin, à Paris, rendez- vous des étudiarts. 6. qui méritaient la pendaison ; ici, mauvais, méchants. 7. petite partie mobile et vitrée d'une porte ou d'une fenêtre (de l'allom. was ist dast qu'est-ce?).
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
malheureux concierge, qui était chauve comme le désert, et pour lui dire :
« Portier, donne - moi une mèche ^ de tes cheveux ! »
Après une semaine de ces visites perpétuelles, l'infortuné avait la tête perdue.
Un jour, Eugène Sue ^, affublé ^ d'une fausse barbe, se présente au vasistas de Pipelet, et lui dit d'un ton patelin ^ :
« Bonjour, monsieur.
- Bonjour !
— Vous allez bien, aujourd'hui 1 — Pas mai, mais qu'est-ce que vous me voulez ?
— Et votre dame, se porte-t-elle
bien aussi ?
— Oui, mais . . .
- — Vous êtes toujours bien avec votre propriétaire 1
— Toujours . . . Ah ça ! crie Pipelet impatienté, allez-\^us m'expliquer à la fin. . . .
— Expliquer ! Vous n'y pensez pas. Il y a écrit, au-dessus de votre loge ^ : parlez au concierge. Je vous parle ! »
malœ-r0 lco-sjsr5, ki ets So:v kom I9 dezsrr, e pur Iqi di:r.
« portje, don mwa yn msj do te Sv0.»
aprs (z)yn S9ms-n do se vizit perpetqsl, 1 s-fortyne avs la tsit perdy.
œ 3u:r, 0-3S:n sy-, afyble dyn fo:s barb, S9 prezâ : t o vasista : s do pipis e Iqi di dœ to patls.
«bo-5U:r, msj0.
— bô • 3U : r.
— VU z aie bjs, o-3urdqi ?
— pa mal, ms ke s ko vu m vule *?
— e vot dam, s porta t si bjs n o-siî
— wi, ms . . .
— vu z s:t tu3U :r bjs navsk votro proprijetsrr ■?
^tU3U:r . . . a sa ! kri pipis s • pasjd : te, aie vu m s(k)splike a la f s. . . .
— s(k)splike ! vu ni pci-se pa. il ja ekri, o-tsy d(9) vot 10:3, parle o k5-sjsr3. 3(9) vu pari!»
1. bouquet, touffe. 2. romancier français (1804-1857), auteur du Juif errant. 3. habillé, accoutré ; ici, pourvu, muni. 4, doux, mais peu sincère (se rappeler la farce de Vavocat Patelin, de 1470 environ). 5. logement de portier.
Au colfl de son feu ^
Le jour où le théâtre de Drur}^- Lane^ fut incendié, Sheridan -, qui en était le propriétaire, prenait des rafraîchissements dans un café voisin, pendant que son théâtre brûlait. Un de ses amis, frappé de son calme, lui en témoigna^ de la surprise. « Il n'y a rien de surprenant, dit Sheridan, à ce qu'un homme prenne un verre de vin au coin de son feu.»
Noble désintéressem: nt.
Turenne commandait une fois une armée en Allemagne.
Les magistrats de Francfort jugèrent, par les mouvements de ses troupes, qu'il se disposait à passer sur leur territoire, et, pour éviter les | inconvénients et les désastres qu'entraîne avec soi le passage -^ d'une armée nombreuse en temps de guerre, ils firent offrir au maréchal cent mille
0 kws d so f0.
I(a) 5u :r u 1 teci : tr do druri lein iy s-sci-dje, Jeridn, kinnetsl(o)proprijets:r, prons de rafrs-Jismn da zœ kafe vwazs, pâ :dà k so teci:tr bry:ls. œ d se zami, frape d sô kalm, Iqi a temwajia d la sy-rpri:z. « il nja rjs d syrpranâ, cli Jeridn, a skôé nom prsn œ vs-r d vs 0 kws d so f0.»
no:bla dezsteresmâ.
tyrs:n komâids t yn fwa yn arme Q n almaji.
le masistra d fra-kfo:r 3y:5e;r, par le mu-vmâ d se trup, kil S9 dispo : zs t a pa : se syr lœr tsritwair, e, pur évite le z s-kô-venjfi e le dezastro k a • trs : n avek swa^ l(o) pa:sa:3 d yn arme nobr0 : z n ta d gs : r, il fi : r (t)ofri:r o marejal sa
1. d'ordinairej à côté de la cheminée. 2. à Londres. 3. orateur et auteur dramatique anglais (1751-1816), écrivit The School for Scandai (l'Ecole de la Médisance). 4. fit paraître. 5. ici, action de passer. Rappeler les autres sens du mot. 6. ou swo.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
florins ^ pour l'engager à prendre une autre route.
«Je ne puis en conscience, dit Turenne aux députés chargés de lui faire cette offre, accepter votre argent, car je n'ai jamais eu l'intention de passer sur votre territoire. »
Le distrait - spirituel.
La Fontaine ^ était l'homme le plus distrait de la terre ; il rêvait sans cesse à ses personnages ou à ses auteurs favoris.
Le prince de Condé * l'invita un jour à un repas, mais le poète, par oubli, n'y alla point.
On devine la colère du prince ; il traita La Fontaine de songeur, de trompeur, d'insolent.
Sur l'avis d'un seigneur ^ de ses amis, La Fontaine se rendit
mil flors pur 1 â-ga:5c a pra:dr yn o-tra rut.
« 50 n pqi (z)â ko • sjd : s, di tyrs:n 0 depyte Jarse d Iqi fs:r sst ofr, aksepte votr ar^à, kar 5(9) ne 5ams z y l-ê'tn-sj5 d po:se syr votre tsritwa:r.»
la distre spiritqsl.
la f5-ts:n et s 1 om lo ply distrs d la ts:r; il rs:vs sd ss-s a se psrsona:5 u a se zo-tœ:r favori.
1(9) prs : s do ko • de Is • vita dé 5u:r a œ rpa, m s 1 pos:t, par ubli, njala pwe.
5 dvin la kol&:r dy prsis ; il trsta la fo-ts:n d9 s5-5œ : r, da tro • pœ : r, ds-sola.
syr lavi dôé S8pœ:r d se zami, la fo-tsm S9 ra-di
1. autrefois, monnaie d'or qui portait une fleur; aujourd'hui, pièce de monnaie d'argent qui vaut 2 ir. 10 en Autriche et 2 fr. 50 en Angleterre. 2. dis [de, marquant réloignement) + /ratV (tiré). 3. fabuliste français (1621-1695), remarquable par son naturel qui n'exclut pas la finesse et l'esprit. 4. célèbre général français (1621-1686), vainqueur à Rocroi, Fribourg, Nordlingcn, Lens, Seneî. 5. de seniorem, plus âgé. Cf. seigneur, sieur, monsieur; aire, messire.
auprès du vainqueur de Rocroi pour lui présenter ses excuses. Dès que Condé l'aperçut, il lui tourna le dos.
« Merci, monseigneur, s'écria le fabuliste ; on m'avait dit que vous étiez fâché contre moi, mais je vois bien qu'il n'en est rien.
— Voilà qui est singulier, fit le prince, piqué ^ au jeu ; à quoi donc voyez-vous cela 1
— Votre Altesse me tourne le dos, et elle n'a pas l'habitude d'agir ainsi avec ses ennemis.»
Ce mot heureux fit tomber la mauvaise humeur du prince, qui tendit la main au spirituel poète.
Le derviche ^ et le choléra ^.
Un derviche se rendait dans une ville de Perse ; sur la route, venant à tourner la tête, il aperçut tout à coup un fan-
to-prs dy vs-kœ:r d rokrwa pur Iqi prezâ:te sezsksky:z. dsk(o)k5-de lapsrsy, il Iqi turna Ido.
«m6-rsi,m5-ssjiœ:r,sekrijal fabylist; 5 mave di k vu zetje faije kô-tro mwa, ms 5 vwa bjs kil nâ ne rjs.
— vwala ki s ss-gylje, fi 1 pr8:s, pike o 50 ; a kwa do:k vwaje vu sla?
— votr altss ma turna I9 do, e si na pa 1 abity : d d a5i:r e-si avek se zsnmi.»
sa mo tœ-r0 fi to-be la movs : z y mœ : r dy prê : s, ki ta :di lams 0 spiritqsl po8:t.
l8 derviS e 1 kolera.
ôé dsrvij sa râ:ds dâ z yn vil da psrs ; syr la rut, v(a)nâ t a turne la tsit, il apersy tu t a ku ce
1. excité, irrité. Cf. piquer nu col d'habit, les vers piquent le bois, le vent pique la peau, piquer une tête, etc. 2. religieux musulman. 3. de choie, bile; litt., colique bilieuse. Cf. cholérine, colère, mélancolie.
TEXTES, TEANSCRIPTIONS ET NOTES
tôme^ qui s'avançait à pas lents. « Qui es- tu 1 » lui demanda-t-il saus trembler. — Je suis le choléra, répondit le sinistre- personnage. — Où vas-tu? — Je vais à la ville voisine, où je ferai de nombreuses victimes. — Hâte ^-toi d'y arriver avant moi ; mais promets-moi de te contenter de cinq cents victimes.»
Le fantôme le promit en grimaçant.
A son arrivée, le derviche trouva trois mille morts. « Comment ! dit-il au choléra, tu n'as pas tenu ta promesse 1- — Pardon, répliqua l'autre, je n'en ai tué que cinq cents ; les autres sont morts de peur et non de maladie.»
Singulière ^ demande.
Il y avait autrefois^ un roi d'Espagne qui avait promis de distribuer des aumônes considérables à tous les habi-
fn-to:m ki s avd:s6 t a pa In. « ki s ty ? Iqi dmfi : da t il sa tra : ble — 3(9) sqi 1 kolera, rep5 :di l(o) sinistrg persona : 3 — u va ty ? — 3 vs ^ (z) a la vil v\vazi:n, u 3 ÎQve d n-5 • br0 : z vikti : m — a : t9 twa di(j)ari:ve ava mwa; ms proms mwa do t kr)-tâ:te d ss-sd vikti: m.» lo fd-to:m la promi (t)n grimasa.
a s5 n ari-ve, 1(9) dsrvij tru:va trwa mil m.o:r.
« komd ! dit il o kolera, ty n a pa tny ta promes 1 — pardo, replika 1 o-tr, 3 nâ ne tqe k se • sn ; le z o-t(ro) so mo:r do pœ:r e nô d mala-di.»
segylje:r domâ:d.
il j avs t o-trofwa œ rvva d sspaji ki avs promi d distribue de z o-mo:n kô-sidera:bl a tu le z
1. apparition fantastique. Cf. diaphane, emphase, Epiphanie, fanal, fantaisie, fantasmagorie, etc. 2. de sinisttr, gauche, du côté gauche ; défavorable, funeste. 3. dépêcher. Cf. hâtif. 4. extraordinaire. 5. de aittr, autre. Cf. autrui, altruisme ; altérer, alterner, subalterne, ... 6. ou ^ve.
tants de Biirgos^ qui avaient été ruinés par la guerre.
Ils vinrent en foule aux portes du palais ; mais les huissiers^ ne voulurent les laisser entrer qu'à la condition de partager avec eux. Le bonhomme ^ Cardero se présenta le premier au monarque, se jeta à ses pieds et lui dit : « Sire, je supplie Votre Majesté de faire donner à chacun de nous cent coups d'étrivières ^. — Voilà une plaisante ^ demande, dit le roi ; pourquoi me faites- vous cette prière ? — C'est, dit (Jardero, que vos gens veulent avoir la moitié de ce que vous nous donnerez.» Le roi rit beaucoup et fit un beau présent au vieillard.
L'Anglais et le barbier français.
Un Anglais, venant de Douvres, n'eut pas plus tôt mis pied à terre à Calais qu'il se rendit
abita d byrgos ki avs tête rqine par la gs:r.
il vs:r t a fu:l o porta dy pals ; ms le z qisje n vuly:r le ls:se o-tre ka la ko-disj5 d parta3e avsk0. Ibonomkardoro s preza:ta 1 prenije o monark, sa $ta a se pie e Iqi di «si:r, 3(a) sypli ,vot(r8) massste d fe:r donc a Jakôé d nu sa • ku d etrivje : r — vwala yn plsizâ-t d9mâ:d, di la rwa, purkwa m fst vu sst prijsir? — ss, di kardoro, k(8) vo 5a vœl (t) avwa:r la mwatje do s ko vu nu donre.» lo rwa ri bo-ku e fi t ôë bo prezci (t)o vj£-ja:r.
1 agle e 1 barbje fra:se.
œ 11 â-gls, vna d du : vr, n y pa ply to mi pje t a ts : r a kale ^ kil sa râ : di
1. ancienne capitale de la Vieille-Castillc. 2. litt. gaixliena de l'huis {oatium, porte). 3. homme âgé. 4. courroie par laquelle un étrier est suspendu à la selle. 5. risible, curieuse. Cf. plaisir, plaire. 6. ou kci • !e.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
chez un barbier pour se faire raser.
« Monsieur, lui dit l'insulaire ^, je suis très nerveux et j'ai une frayeur mortelle qu'on ne me coupe en me rasant. Voi ci une guinée ^ pour vous si vous ne me coupez pas, et voici un revolver ^ avec lequel je vous brûlerai la cervelle si vous me coupez. Acceptezvous ces conditions 1,
-^ Parfaitement, milord ; ne craignez rien.» Et il lui fit la barbe sans accident.
Ij'Anglais, très satisfait, lui remit la guinée en lui disant :
« Est-ce que mon revolver ne vous a pas un peu effrayé 1
— Pas du tout, répondit le barbier, car si je vous avais entamé"^ la peau^, je vous aurais achevé en vous coupant la gorge.»
Petit général, grand soldat.
C'était en 1792 ^ Le général Leveneur partit avec douze cents hommes pour prendre
Je z ôé barbje pur so f 6 : r ra : ze.
«m8sj0, Iqi dil ê-syle:r, 5a sqi trs nsrv0 e 3 e yn fr-sjœrr mortel ko n ma kup (1 m ra:za. vwasi yn gine pur vu si vu n m9 kupe pa, e vwasi œ revolvs:r avek lokel 3a vu bry:lre la ssrvel si vu m kupe. aksspte vu se ko-disjol
— parfstmu, milo:r; no krspe rjs.» e il Iqi fi la barb sa z aksidâ.
1 a-gls, trs satisfs, Iqi rmi la gine a Iqi di:zâ « e s ka mo revolve : r na vu z a pa (z) œ p0 efrsijeî
— pa dy tu, repo:di 1 barbje, kar si 3 vu z avs z â-tame la po, 3 vu z ors z ajve a vu kupa la gor3.»
pati gênerai, gra solda.
s ete t a dis sesa- katra vs-du : z. la 3eneral lavnœ:r parti t avek
1. lie insula, île. Cf. péninsule (presqu'île), isoler. 2. monnaie de compte anglaise, valant 26 fr. 25. 3. Angl. fo revolve, tourner. 4. fait une légère coupure. 5. au commencement des guerres de la Révolution française.
LECTUEE FKANÇAISE
le principal fort qui défendait Namur ^
Il s'agissait de franchir plusieurs palissades 2. Le premier essai réussit. Au pied d'une deuxième palissade, Leveneur s'arrêta, sa petite taille l'empêchant d'escalader^ avec la rapidité nécessaire. Sa résolution fut prompte. Se tournant vers un de ses officiers, sorte de géant, qui se trouvait près de lui :
-- Jette-moi par dessus, ordonnat-il.
Ce fut fait. A la suite de leur général, les grenadiers franchirent le rempart 1 Peu après, le fort était pris et Namur capitulait.
du : z sfi z om pur pra : dr h prê-sipal fo:r ki defâ:ds namy:r. .
il s a3iss d f râ-Ji : r plyzjœ : r palisa:d. I9 pramje r sss^ reysi. o pje dyn d0-zJ6m palisad, lavnœ:r sars:ta, sa ptit ta : j 1 a-pe-Jâ d sskalade avsk la rapidité nesessT.
sa rezolysjo fy pr5:t.
s(e) turna V8:r ôé d se z ofisje, sort do 5eâ, ki s tru:vs prs d Iqi
— 3St mwa par dosy, ordona t il.
so fy fs. a la sqit d lœ-r 5eneral, le gronadje fra-Jiir lo râ-pa:r. p0 aprs, 1 fo:r ets pri e namy -.r kapityls.
Thomas Gray. tomes grei.
Thomas Gray, l'auteur de l'élégie ! tomos grei, 1 o-tœ:r d(9) bien connue du Cimetière de 1 ele3i bjs kony dy
campagne, avait, de notoriété ^ publique, une grande frayeur
simtjs:r d kci-paji, ave, d notorjete pyblik, yn
1. ville forte au confluent de la Meuse et de la Sambre. 2. âe palus, poteau. Cf. pal, empaler, pieu. 3. du L. scala, échelle. Cf. escale, escalier, échalier. 4. de l'ancien verbe rempartr, garantir d'une attaque. Cf. parer, irréparable, s'emparer, désemparer, etc. 5. caractère de ce qui est notoire, c.-à-d. connu généralement. 6. ou ese.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
du feu et gardait toujours une échelle de corde dans sa chambre à coucher.
Des plaisants ^, à Cambridge, qui savaient cela, le réveillèrent une fois, au milieu d'une nuit obscure, par le cri de : « Au feu ! au feu ! » L'escalier, disaient-ils, était en flammes.
Gray courut à la fenêtre et descendit au moyen de son échelle de corde aussi vite qu'il put dans un baquet ^ plein d'eau qu'ils avaient malicieusement placé là pour le recevoir.
Héroïque sang-froid.
A quelque distance des ennemis, le maréchal Fabert ^ donnait des instructions à ses officiers.
L'index tendu, il indiquait l'endroit où devaient commencer les opérations quand un coup de mousquet'* vint lui arracher le doigt. Le sang jaillit. Malgré la douleur
grd:d fr8Jœ:r dy Î0 c garde tu5u:r yn ejel da kord dâ sa Ju :br a kuje.
de pie : zâ, a kembrids, ki save sla, 1(9) revs:J6:r (t) yn fwa, o milj0 dyn nqi (t) opsky.r par Iq kri do « 0 f 0 ! o f 0 ! »
1 sskalje, di:ze t il, ets t a fla:m^.
grei kury (t) a la fne : tr e desâ:di (t) o mwaje d sSneSsl da kord o-si vit kil py dâ z dé bake pie d 0 kil z ave malisj0:zmâ plase la pur h rs9vwa:r.
eroik sâ-.frwa.
a kelka distâ:s de z enmi, 1(9) marejal fabe:r done de z 6-stryksj5 a se z ofisje. 1 ê-deks tâ:dy, il e • diks 1 a : drwa u d v e koma:se le z opéra -sjS kâ t ôé ku d muske ve Iqi araje 1 dwa. lo su 5aji. maigre la dulœ :r
1. personnes (ici, étudiants) qui cherchent à faire rire. 2, petit cuvier de bois. Cf. bac, bachot, bassin. 3. maréchal de Fiance (1599-16G2), célèbre par son héroïsme et son désintéressement. 4. arme à feu, appelée ainsi de l'italien mosehetto, 5. ou flam.
très vive qu'il ressentait, Fabert, sans s'émouvoir i, étendit un autre doigt vers les positions qu'il voulait désigner et continua de sa voix ferme : « Je vous disais donc, messieurs, qu'il serait bon de placer ici vos retranchements ^ ! »
Le fermier et l'îiomme de loi ^.
Un fermier vint trouver un homme de loi et lui dit :
« Un de vos bœufs a été tué par un de mes taureaux^; je voudrais savoir comment je puis réparer ce dommage ^.
—La chose est bien simple, dit l'homme de loi. Vous êtes un honnête homme et vous comprenez que vous ne pouvez faire moins que de me donner un de vos bœufs à la place du mien.
— C'est fort juste. Mais je vous demande pardon ^, je me suis
trs vi:v kil rasa: te, fabs:r, sa s emuvwa:r, etâ : di (t) ôë n o : tr dwa vs :r le pozisjô "^ kil vule dezipe e ko-tinqa d sa vwa fsrm « 5 vu di:ze d5:k, mesj0, kil sre bô d plase isi vo rtrâ.Jmâ.»
lo fsrmje e 1 om de Iwa ^.
ce fsrmje vs tru:ve œ n om da Iwo e Iqi di.
« ôé d vo b0 a ete tqe par œ d me toro ; 5 vudrs savwa:r koma 5 pqi repare s doma:3.
— la Joiz s bjs ss:pl, di 1 om do Iwa. vu z s:t œ n ons:t^ om e vu ko-prone k vu n puve fsir mws ko d mo donc œ d vo b0 a la plas dy mjs.
— s s fo:r 5yst. me 3 vu dmâ:d pardô, 30 m sqi
1. s'agiter, se troubler (de emovere, remuer). Cf. meuble, immeuble ; mobile, mobilier, automobile ; moteur, motion. ... 2. de tranche?; couper. Cf. tranche, tranchât, tranchée, o. Expliquer : légiste, législateur; ;i.voué, avocat, notaire; juge, jurisconsulte. 4. du G. tauros. Cf. tauromachie, butor. 5. dégât, préjudice ; de âmnage (L. damnare, condamner en justice). 6. par + doa (de donner). 7. ou po-zisjo. 8. ou Iwa. 9. ou on et om.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
trô-pe; s e vot(ro) toro ki a tqe mô bœf.
— a! sla Sâ:3 la ksstjô; il fo ko 5 m9 rO-ssji syr 1 aferr. rovne z œ n o-tra 5u:r.»
ôé rpa Sinwa.
œ turist, ki vwaja-ssâ Ji-ri ariva a peke e s(9) psrdi dci le ry do sst vil imn:s. etâ trs fatige, s:jn swaf e fs, il d-tra dâ z œ rsstoru Jinwa. kom i(l) n(9) savs pci (z) œ mo d{d) Jiïiwa, il sksplika par de si-ji k il dezi-rs ks(l)k(9) Jo:z a mâ-ge. I9 garsS, ki ets trs z s-t£li5d, 1(9) k5-pri e Iqi aporta œ pa-te. l9 turistl9 gu:ta, 1(9) tru:va bô e 1(9) mn-3a. aprs z avwa-r fini s3 rpa, il apla 1 garso, e, dezi-ru savwa:r do kwa 1(9) po-te ets fs, il mo-tra
1. elle compte aujourd'hui 700,000 habitants. 2. du L. reiftaurart, réparer, refaire. 3. homme qui sert dans un restaurant, un café, etc.
4. du L. pasta, pâte de farine. Cf. pâtissier, pâtisserie, pastel, pastille.
5. subst. verbal de asseoir, du L. seclere, être assis, parce que l'assiette marque la place où chaque convive est assis à table. Cf. assiéger, dissident, obséder, posséder, présider, résider, selle, seoir, séant, etc.
trompé : c'est votre taureau qui a tué mon bœuf.
— Ah ! cela change la question ; il faut que je me renseigne sur l'affaire. Revenez un autre jour.»
Un repas chinois.
Un touriste, qui voyageait en Chine, arriva à Pékin et se perdit dans les rues de cette ville immense'. Étant très fatigué, ayant soif et faim, il entra dans un restaurant ^ chinois. Comme il ne savait pas un mot de chinois, il expliqua, par des signes, qu'il désirait quelque chose à manger. Le garçon^, qui était très intelligent, le comprit et lui apporta un pâté*. Le touriste le goûta, le trouva bon et le mangea. Après avoir fini son repas, il appela le garçon, et, désirant savoir de quoi le pâté était fait, il montra son assiette^ vide et
dit: «Couac, couac?» (canard).
Le garçon répondit^ en secouant la tête : « ouah, ouah ! »
(chien).
Chez le coiffeur^.
Il y a des gamins ^ qui se croient des hommes et qui vont chez le coiffeur pour se faire raser.
L'un d'eux, bien connu pour ses prétentions, se confia un jour aux mains d'un Figaro^.
Celui-ci, qui ne manquait pas de malice, attacha la serviette au cou de son client, lui savonna le menton d'une façon très copieuse*, et le quitta pour aller voir à la porte ce qui se passait dans la rue. Surpris, notre petit monsieur ne dit mot. Au )30ut d'un temps assez long, croyant que le coiffeur l'oubliait, il s'écria furif ux ^ : « Eh bien ! qu'estce que vous attendez pour me raser ?
— J'attends, dit Figaro, que votre barbe pousse.»
s5 n asjst vid e di «kwak, kwak?» (kana:r). 1(9) garso repô:di, a s(a)kwd la ts:t « wa, wa!» (S je).
Se i kwafœ:r.
il j a de gams ki s krwa de z om e ki v5 Je lkwafœ:r pur s(9) fs:r ra:ze. 1 dé d 0, bjs kony pur se pretâ-sjo, s(9) k5-fja œ 3u:r o ms d œ figaro, S9lqi si, ki n mâ:ks pa d malis, ataja la ssrvjst o ku d s5 klijâ, Iqi savona 1 mâ-to d yn faso trs kopj0 : z e 1 kita pur aie vwa:r a la port s ki s pa:ss dâ la ry.
syrpri, not(r9) p(9)ti mr^sjo n di mo. o bu d œ tù ase lô, krwa:jâ k9 1 kwafœ:r 1 ublijs, il sekrija fyrj0 «e bjs!
kss k9 vu z atà:de pur m rci:ze ?
— 5 atâ, di figaro, k vot(r9) barb9 pus.»
L Celui qui a pour profession de couper, soigner les cheveux et la barbe. Adjectiv*-: garçon coiffeur. 2. enfant qui passe son temps dans les rues; petit espiègle ; ici, jeune homme peu sérieux. 3. ou le Barbier de Séville, de Beaumarchais ( 1732-1799) ; personnage spirituel, habile et intrigant. 4. abondante (du L. copia, abondance, richesse). Cf. copie, copier, copiste. 5. du h. furor, fureur. Cf. furie, furibond.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
Louis XI ^ à Plessis-lez-Tours-. Iwi 3:z a plesi le tu:r
Lorsque Louis xi. était de loisir 2, il restait longtemps à table, parlait tout à son aise, racontait des histoires, en faisait dire aux convives et manifestait sa belle humeur avec familiarité. Un riche marchand de la ville de Tours, qu'on nommait maître Jean, avait souvent été admis à la table du roi, qui le traitait au mieux. Il en obtint des lettres * de noblesse. Quand il les eut, il revint se présenter devant le roi, vêtu comme un seigneur. Le roi lui tourna le dos; puis, le voyant surpris, il lui dit :
« Vous étiez le premier marchand ^ de mon royaume, et vous avez voulu en être le dernier gentilhomme^.»
La peau de Tours.
Deux jeunes chasseurs avaient entendu parler d'un ours
lo-rska Iwi 0 : z ets d Iwazi : r, il rests 15 -ta (z)a ta:bl, pa-rle tu ta so n s:z, rako-ts de z istwa:r, a fazs di:r o k5-vi:v e manifeste sa be 1 ymœ : r avsk familjarite. œ rij ma-rjâ d la vil do tu:r, ko noms ms:tra 3a, ave su va t ete admi (z)a la ta:bl9 dy rwa ki 1(9) trste t o mj0. il a n opts de Istr da nobles, kci t il le zy, il rave so prezâ-te dvâ lo rwa, ve-ty kom œ sejiœ:r. I9 rwa Iqi turna 1 do ; pqi, 1 vwajà syrpri, il Iqi di:
« vu z etje 1 pramje ma-rjfi dmOrwajo:m, e vu z ave vuly a n s:tr l9 dernje 5â-tijom.»
la po d(8) 1 urs.