œn Jasœir ave t à-tâ-dy parle d de n urs
1. roi de France (1461-1483), lutta contre Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et contribua par la ruse à fonder l'unité nationale. 2. litt. résidence de plaisance à côté de Tours. 3. avait des loisirs (temps dont on peut disposer). 4. diplôme, titre. 5. commerçant; du L. mercatus, commerce. 6. noble ; litt. homme de noble naissance.
que les paysans avaient vu dans la forêt près de leur village. Ils se rendirent dans la forêt pour le tuer.
Là ils entendirent tout à coup l'ours qui grondait ^, et, bientôt, ils virent le terrible animal qui s'approchait. Nos deux chasseurs, à cette vue, perdirent courage. L'un jeta son fusil ^ et grimpa vite sur un arbre ; l'autre se coucha par terre et fit le mort. L'ours approcha ; il tourna et retourna le chasseur qui était presque mort de peur. «C'est, se ditil, un cadavre^.» Et il rentra dans la forêt. Le chasseur qui était monté sur l'arbre descendit et demanda à son ami : « Qu'est-ce que l'ours t'a dit à l'oreille ? Car il s'approchait de bien près. — Il m'a dit, répondit l'autre, qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant d'avoir tué la bête.»
ka le pei:zn* z ave vy dâ la fors prs d(9) lœ-r vila:3. i(l) 5(9) râ-di:r dâ la fors pur h tqe.
la il z â-tâ-di:r tu t a ku 1 urs ki gro-ds, e, bjs-to, il vi:r la tsri:bl animal ki s aprojs. no d0 Jasœir, a sst vy-, })srdi:r kura:5. 1 œ 5(o)ta s5 fy^ e gre-pa vit syr œ n arbr ; 1 o-tra s(o) kuja par ts:r e fi î(a) mo:r. lursaproja; il turna e r(9)turna l(o) Jasœir ki ets prsska mo:r da pœ:r « ss, di t il, œ kada : vr » e il râ-tra dâ la fors. l(a) 5asœ:r ki ets mo-te syr 1 arbr(a) dssâ-di e dmâ:da a s5 n ami « ksska 1 urs ta di (t)a 1 ors : j 1 kar i(l) s aprojs d(o) bjs prs — i(l) m a di, repo:di 1 o-tr, ki(l) n(o) fo pa vâ:dro la po d(o) 1 urs avâ d avwa-r
tqe la bs:t.»
1. faisait entendre un bruit sourd et prolongé. 2. de l'Ital. /o«7e, pierre à feu ; puis, instrument de métal pour frapper la pierre à feu ; enfin, arme à feu. Cf. fusiller, fusillade, fusilier. 3. corps d'un homme ou d'un animal mort ; du L. cadere, tomber. Cf. caduc, cascade, choir, chute, déchéance, déchet. 4. ou pejzâ, pejzâ.
TEXTES, TRANSCEIPTIONS ET NOTES
Lekain et le garde-chasse ^
Le célèbre Lekàin, le plus grand tragédien français du dixhuitième siècle, chassait un jour sans permission sur les terres d'un grand seigneur.
Un garde l'aborde et lui dit:
« De quel droit chassez- vous ici?
— Du droit qu'un esprit ferme et vaste en ses desseins ^ A sur l'esprit grossier des vulgaires humains, répond Lekain en prenant une pose ^ théâtrale.
— Ah ! c'est différent, dit en s'excusant le pauvre garde ; pardon, je ne savais pas cela.
— Je le crois bien ! » répliqua froidement l'acteur, et il continua de chasser.
L'honneur d'un sauvage *.
Pendant notre guerre à Tahiti ^ l'amiral Bruat, commandant
lake e 1 garda $as.
la sels:bro laks, l(a) ply grâ trasedjs frâ:ss dy dizqitjsm sjskl, Jase t œ 5u:r sa psrmisjS syr le ts:r d œ grâ ssjiœ:r.
œ gard 1 abo:rd e Iqi di « da ksi drwa Jase vu
isil — dy drwa k œ n sspri fsrm e vast a se dsss a syr 1 sspri gros je de vylgs:ra z yms, repo l(a)ks a pranâ t yn po:z tea:tral.
— a ! s s diferâ, di t a s skskyzâ 1 po :vra gard; pardS, 3a n savs pa sla.
— 3a 1 krwa bjs» replika frwadmâ 1 aktœ:r, e il ko-tinqa d Jase.
1 onœ : r d ce sova : 5 pâ-dâ notra gs:r a taiti, 1 amiral brya^, kom-
1. Cf. garde-chasse et garde-fou ; garde -champêtre et garde-manger ; garde-pêche et garde-meuble. 2. projets, résolutions ; du L. signum, marque, signe. Cf. signet, signal, signature, seing, signifier, désigner, dessin, enseigne, enseignement, résigner, tocsin. 3. attitude. 4. litt., habitant des forêts (du L. silva, forêt) ; ici, homme non civilisé. 5. île de la Polynésie, 6. ou brya.
LEOTUKE FRANÇAISE
des forces ^ françaises, se baignait un jour dans une rivière de l'intérieur de l'île ; à quelques pas, sous des buissons, un chef ennemi était caché.
Lorsque la paix fut faite, ce chef vint trouver l'amiral ; il lui prouva que, pendant deux heures entières, il avait tenu sa vie entre ses mains.
« Pourquoi n'avez-vous pas tiré"? lui dit Bruat. — Te tuer par surprise ! répondit le sauvage ; j'eusse été déshonoré ^ aux yeux de tous mes compagnons^.»
Belle vengeance.
Le Tasse ^ un des plus grands poètes de l'Italie au seizième siècle, avait des rivaux de sa gloire. Les insinuations ^ perfides d'un calomniateur aboutirent à faire mettre le grand homme en prison.
ma:da de fors frci-ssiz, so bsjie t ce 5U:r dâ z ynrivJ8:rd(a)lê-terjœ:r do 1 i:l ; a kslka pa, su de bqiso, œ Jsf snmi ets kaje.
lo-rsko la pe fy fs-t, sa Jsf vs tru:ve 1 amiral ; il Iqi pru:va ko, pâ-dâ d0 z œ:r â-tje:r, il avs t(o)ny sa vi ci :tr8 so ms.
«purkwa n ave vu pa tire? Iqi di brya — ta tqe par syrpri:z! repordi 1 sova:3; 3 ys ete dezonore 0 z j0 d(8) tu me ko-pajio.»
bel va -50: s.
lo ta: s, œ de ply grâ pos : t do 1 itali 0 ss- zjem sjs:kl, avs de rivo d(9) sa glwa:r. le z 8-sinqa-sj5 psrfi-d d ôé kalo-mnjatœ:r abuti:r a fsir mstra la grâ t om a pri-zo.
1. troupes. 2. litt., privé d'honneur. 3. litt., qui mange le pain (L. panis) avec nous. Cf. panade, panier, panetier ; apanage ; compagne compagnon, copain. ... 4. illustre poète italien (1544- 1595), auteur de la Jérusalem délivrée. 5. action d'insinuer, d'introduire secrètement.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
],es amis du Tasse s'empressèrent alors de lui révéler^ une honteuse action de son ennemi - et l'engagèrent à la publier, comme un moyen de perdre de réputation ^ celui qui avait voulu le perdre lui-même.
«Non, répondit le Tasse, je ne veux ôter^ à cet homme ni l'honneur ni la vie ; je voudrais seulement lui ôter la volonté de faire du mal :
ce serait là ma seule vengeance.»
Le général Daumesnil ^.
Le général Daumesnil avait perdu une jambe à la bataille de Wagram'^. On le nomma ensuite gouverneur de Vincennes'^. Le peuple l'appelait Jambe-de- Bois. En 1814, les ennemis le sommèrent de rendre sa forteresse. «Rendez-moi d'abord ma jambe,)) répondit-il.
le z ami dy ta:ss d-pr8se:r alo : r do Iqi révèle yn9 r)-t0:z aksjo d s5 n enmi e 1 a-gajsir a la pyblie^, kom œ mwajê dpeirdrdo repyta-sj5 sailli ki ave vuly l(a) psirdr Iqi ms:m.
« n5, repo:di la ta: s, 39 n v0 (z) o:te a set om ni 1 onœ:r ni la vi ; 50 vudre sœ-lmâ Iqi o:te la volo • te d f 8 : r dy mal ; S9 sre la ma sœl va -50:8.»
1(8) jeneral domenil.
1 5eneral do-menil avs perdy yn 50 :b a la bata:j do vagram. ô 1 noma a-sqit guvernœ : r do vê • sen. la poeplo laple 30 :b da bwa. a mil qi sa katorz, le z enmi 1(9) someir da râ:dr9 sa fortres. «rn:de mwa d abo:r ma 3a :b,)) rep5:di t il.
1. découvrir; litt., enlever le voile (L. vélum, voile de navire). 2. litt. non {in) ami {amicus). 3. du L. reputare, apprécier, estimer. 4. enlever. 5. brave général français (1776-1832). 6. victoire française, le 6 juillet 1809. 7. chcâteau fortifié près de Paris. 8. ou pyblije.
L'année suivante, les armées ennemies assiégèrent de nouveau Vincennes. Daumesnil reçut une lettre dans laquelle on lui offrait un million, s'il rendait la place ^. « Allez dire à votre chef que je garde à la fois la lettre et la place : la place, pour la conserver à mon pays ; la lettre, pour la donner en dot^ à mes enfants. Ils aimeront mieux cette preuve de mon honneur qu'un million gagné par trahison ^.»
Vincennes fut imprenable^, grâce à ce général qui ne voulut ni se vendre, ni se rendre.
Un jeune homme comme il faut ^.
Un monsieur et une dame
causaient dans un train.
« Vous avez des enfants, madame 1
— Oui, monsieur, j'ai un fils.
— Est-il gentil ^ ?
— Très gentil.
1 ane sqi:va:t, le z arme (z) snmi asje5s:r d(a) nuvo vs-sen. do-menil r9sy t yn lstr9 dâ laksl 5 Iqi ofrs (t)dé miljô, s il rci:ds la plas. «aie di:r a vot(r9) Jsf ka 3(9) gard a la fwa la letr e la plas, la plas pur la ko • serve a mo pei ^ ; la Istr, pur la done r a dot a me z â-fâ. il z smro mj0 set prœ:v d9 mo n onœ:r k dé miljo gape^ par traizo.»
vs-ssn fy t 's-pr9na:bl, gra:s a s seneral ki n vuly ni s vâ:dr, ni srâ:dr.
œ 5œn om kom il fo.
dé m9sj0 e yn dam ko:zs dâ
z œ trs.
« vu zave de z â-fâ, madam ?
— wi, msj0, 3e dé fis.
— s t il 3â-ti 1
— trs 3a -ti.
1. s'il livrait Vincennes aux ennemis. 2. dot ; du L. dotis, dot.
Cf. dotal, douaire, douairière (dwe:r, dwe:rje:r). 3. action de
trahir, liA^rer. Cf. traître; tradition, extradition. 4. litt., non
capable d'être pris. 5. convenable. 6. bien élevé. 7. ou peji. 8. ou ga • jie.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
— Fume-t-il, madame 1
— Oh ! non, monsieur.
— Va-t-il au café 1 1
■ — Non, monsieur, il ne sort jamais sans moi.
— Se couche-t-il tard *?
— Non, monsieur, il se couche tous les jours après souper'^.
— Votre fils, madame, est un jeune homme comme il faut.
Quel âge a-t-il ■?
— Il a six mois, monsieur.»
Frédéric II ^ et le Français.
Frédéric avait coutume, quand un nouveau soldat paraissait dans ses gardes, de lui faire
^^■i& trois questions :
« Quel âge avez-vous 1 Depuis quandêtes-vousà mon service?
Etes-vous satisfait de votre paie ^ et de votre traitement?»
Une fois qu'un jeune Français fut admis dans la garde du roi de Prusse, comme il ignorait l'allemand, son capitaine l'avertit que le roi lui ferait
— fy-m til, madam ?
— o no, msj0.
— va t il o kaf e 1
— no, msj0, il n9 so:r 3ams su mwa.
— s kuj t il tarr*?
— no, msj0, i(l) s(9) kuj tu le 5u:r aprs supe.
— vot(ro) fis, madam, s tôë 3œn om kom il fo. kel a : 5 a t il ?
— il a si mwa, msj0.»
frederik d0 e lo frâ:s8.
frederik avs kutym, kâ t œ nuvo solda pars:ss da se gard, do Iqi fs:r se trwa ksstjo :
«ksi 0:5 ave vu ? dpqi kd 6:t vu za moservis'? e:tvu satisf e d vot(r9) pe- ^ e d vot(r9) trs:tmâ ?»
yn fwa k œ 3œn frâ:ss f y t admi dâ la gard dy rwa d prys, kom il ijiors 1 aima, so kapitsn 1 avsrti k la rv/a iqi fre
1. fruit du caféier; infusion faite avec ce fruit torréfié; ici, lieu public où l'on prend cette infusion. 2. repas du soir, où l'on sert de la Boupe. 3. roi de Prusse (1712-1786), s'empara de la Silésie, résista à toutes les attaques, puis réorganisa ses Etats épuisés par la guerre. 4. Cf. solde, salaire, traitement ... 5, ou pe:j.
des questions dans cette langue la première fois qu'il le verrait i, et lui conseilla d'apprendre par cœur^ trois réponses convenables. Le soldat les apprit aussitôt.
Dès le lendemain^, Frédéric s'approcha pour l'interroger ; mais il lui arriva de commencer par la seconde question :
« Depuis "^ quand êtes-vous à mon service? — Vingt et un ans,» répondit le soldat. Le roi, frappé de sa jeunesse, lui dit très étonné : « Quel âge avez- vous donc *?— Un jour.»
Frédéric, encore plus étonné, s'écria : « Il faut que vous ou moi ayons perdu la tête^.»
Le soldat, prenant ceci pour la troisième question, répondit avec assurance : « L'un et l'autre, n'en déplaise à Votre Majesté^!»
Talma '• et le coclier.
Au temps de sa gloire, Talma
de ksstjô da set lu: g la pr9m j s : r f wa kil la V8:r6, e Iqi k5ss:ja d aprâ:dra par kœ:r trwa rep5:s k5-vna:bl. la solda le z apri (t)o-sito.
ds 1 Ici-dms, frederik s aproja pur 1 s-tsro3e ; ms z il Iqi ariva d komd-se par la zg5:d kestj5:«dpqi kci s : t vu a mô servis'? — vê-te ôé n d, repo:di 1 solda, la rwa, frape d sa sœnes, Iqi di tre z etone «kel 0:5 ave vud5(:k)? — œ 5u:r.»
frederik, â-ko:r ply z etone, s ekrija «il fo k vu(z)u mwa s: j5 perdy la t6:t.» la solda, pranâsasi pur la trwazjem kestjô, repo : di (t) avek asyrâ : s «1 œ n e lo-tr, nâ deplerz a vot(ra) maseste ! »
talma e 1 ko^e.
G ta d sa glwa:r, talma
1. Cf. vois, vis, verrais, vu . . . 2. de mémoire. 3. du L. ncane, matin; litt., l' + en + de + main. 4. du L. de + post, exprime deux idées : départ, succession ou postériorité. 5. l'esprit, la raison. 6. du L. magnus, grand. Cf. Charlemagne, magnanime, magnifique, majeur, maire, mage, majordome, majuscule, maxime, maximum. 7. grand tragédien français (1763-1826).
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
habitait dans la banlieue ^ parisienne, à Brunoy. Il n'y avait, bien entendu, pas encore de chemin de fer.
Un jour, se trouvant en retard, il accourt avec une valise ^ de * costumes et de perruques vers la diligence^ de Paris, qui stationnait sur la place de Brunoy. Il appelle le cocher:
« Hé, l'ami ! quand part-on *? »
Le cocher, qui sommeillait*:
« Hein ! quoi ? . . , qu'est-ce que voulez 1
— Quand part-on ? répète Talma.
— Quand les dix places de l'intérieur seront occupés, »
répond l'autre.
Talma attend ; puis, terrifié par la crainte de manquer la répétition^, il ouvre sa valise, se coifi'e d'une perruque de père noble, et, courbé sur son bâton, d'une voix de brèchedent^:
« Quand par-tons-nous, co-cher '^.
— Vous voici deux, maintenant. . .
Il faut encore huit voyageurs I »répond l'automédon ^.
abits dâ la bâ-lj0 pari-zjsn, a brynwa. il n j ave, bjs n d-td : dy, pa z d-ko:r d Juis t fs:r.
ôé 5U : r, s tru : va t a rta : r, il aku:r avek yn vali:z d9 kostym e d psryk V8 : r la dilisâ : s do pa-ri, ki sta-sjone syrla plas da brynwa. il apsl la koje
e, 1 ami, kâ par toi le koje, ki somsijs
« s ! kwa 1 . . . kss ko vu vule ?
ka par t 5 ? repet talma.
ka le di plas d 1 s-terjœ:r srô t okype, repo 1 o-tr.
talma atci ; pqi, tsr(r)if jepar la krs :t dd ma :ke la repetisjo, il u:vr9 sa vali:z, sa kwaf dyn psryk d9 psrr no:bl, e, kurbe syr s5 ba-to, d yn vwa d bre^da :
kâ par-to nu, ko-Je 1
vu vwasi 0.0, me-tnâ . . .
il fo t â-ko:r qi vwaja- 506 :r, rep5 1 o-tomedô.
1. faubourgs, alentours d'une grande cité. Litt., ban (juridiction) + lieue (territoire). Cf. ban, banal, abandon, forban. 2. loug sac de cuir. 3. voiture publique. 4. dormait légèrement, s'assoupissait. 5. essai d'une pièce. 6. qui a perdu une ou plusieurs dents de devant. 7. conducteur du char d'Achille ; ici, cocher.
Talma retourne à sa valise, se fait en un clin d'œil ^ une tête de jouvenceau 2, et les moutaches dressées, la voix claironnante^, recommence sa question au cocher.
— Et de trois ! » pensa celui-ci.
On devine le reste. Talma fut successivement portefaix ^, gendarme, capucin^, paysan, marchande de poisson . . .
Au dixième déguisement, le cocher crut la diligence pleine.
Il fouetta son attelage^, et Talma arriva exactement à sa répétition !
Le calendrier ^ — Les fêtes.
Le calendrier est le tableau des mois et des jours de l'année ; il indique aussi les phases ^ de la lune, les saisons et les fêtes.
Les phases de la lune sont au nombre de quatre : la nouvelle
talma r(9)turn a sa vali : z, s fs ta n ôé kls d œ:j yn ts:t da 5Uvâ:so, e le mustaj drsse, la vwa kls'ronâtt, rakomais sa kestjo G koje.
e d trwa ! pâ:sa s(a)lqi si.
5 dvin la rsst. talma fy suksssi : vma portof s, 5a-darm, kapyss, psjzâ, marjaid da pwaso . . .
0 dizjsm degirzmâ, l(a) kojekryla dilisâ :spls:n.
il fweta s5 n atla:3, e talma ariva egzaktamâ t a sa repetisjo.
l9 kalâ:drije^ — le fe:t.
la kalâ:drije s l(a) ta:blo de mwa z e de 5U: r da
1 ane ; il s-dik o-si le fa:z d(a) la lyn, le ss-zo e le fs:t.
le fa:z da la lyn s5 t o n5:bra da katr, la nuvel
1. en un temps très court, le temps de baisser et de relever subiter les paupières. Cf. cligner, clignotement. 2. adolescent. La fontaine de Jouvence rajeunissait, dit-on, ceux qui se baignaient dans ses eaux. 3. perçante comme le son du clairon. 4. faix veut dire fardeau. 5. religieux de l'ordre de Saint-François. 6. chevaux (attelés). 7. pour calendier (L. calendarium) , tableau des jours de l'année. Cf. calendes, intercaler, nomenclature. 8. litt, , apparences, changements. 9. ou kalâ-drie.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
lune, le premier quartier ^, la pleine lune et le dernier quartier.
Il y a aussi quatre saisons :1e printemps, l'été, l'automne et l'hiver.
Parmi les fêtes, on peut citer : le jour de l'an, le jour des rois ou Epiphanie, mardi ^ gras, mercredi des cendres ^, vendredi saint, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, l'Assomption, la Toussaint et Noël.
Au jour de l'an, on envoie ou l'on reçoit des cartes, on fait des visites, on donne ou l'on reçoit des étrennes *.
Le jour des rois ^, après le repas du soir, on mange une galette*^ qui renferme une fève ; celui qui la trouve est le roi ; le roi choisit sa reine. Quand le roi et la reine lèvent leur verre, les autres convives'^ crient : « Le roi boit ! la reine boit ! »
lyn, \d pramje kart je, la plen lyn e 1(8) dsrnje kartje.
1 y a o-si kat(r8) ss-z5, l(a) prs-ta, 1 ete, 1 o-ton^ e 1 ivs:r.
parmi le f s : t, 5 p0 site 1(8) 5u:r da la, la 3U:r de rwa u epifani, mardi'-' gra, msrkr8di de sa:dr, vadradi ss, pa:k, 1 asQsjo, la pâ-tkoit^^, 1 asopsj5, la tuss e nwsl ^^.
0 5U :r dd la, 5 n a-vwa u lO r(9)swa de kart, 5 fs de vizit, 5 don u 15 rswa de z etrsn.
1(8) 5u:r de rwa, aprs 1(8) râpa dy swa : r, 5 ma : 5 y n galet ki râ-f srm yn f s : v ; solqi ki la tru:v s lo rwa ; la rwa Jwa-zi sa rs:n. Kâ la rwa e la r8:n Is-.v lœ-r vs:r, le z o-tr k5-vi:v kri « h rwabwa! larsinbwa!»
1. du L. quartus, quatrième. Cf. quart, in-quarto, quarteron, écarteler (diviser en quatre). 2. litt., mardi (jour de Mars) où l'on peut faire gras, c. à d. manger de la viande, 3. lendemain du mardi gras, premier jour de carême, c.-à-d. de la période des quarante jours du jeûne. 4. présent de bonne année (L. strena, présage). 5. l'Epiphanie. 6. ici, gâteau plat; en langue populaire, argent. 7. litt., qui vit avec. Cf. survivre, viande, victuailles, vif, vivifier, vivace, etc. 8. ou oton. 9. ou mardi. 10. ou pâ-tkot. 11. ou noçl.
A mardi gras, on mange des crêpes ^ et des beignets ^ ; on se déguise et l'on se promène dans les rues ou l'on se rend à un bal masqué.
Le mercredi des cendres, quelques personnes vont à l'église se faire tracer une croix de cendre sur le front.
A la Toussaint, on se rend au cimetière.
A Noël, les enfants sont heureux car ils reçoivent des cadeaux^.
La fête nationale a lieu le 14 juillet en commémoration de la prise de la Bastille ^.
Noël en France.
En France, Noël est une grande fête pour les jeunes enfants.
La veille^ de Noël, garçonnets et fillettes placent leurs souliers bien cirés dans la cheminée.
Le soir, ils rêvent que le petit Noël, un bel ange blond
a mardi gra, 5 ma: 3 de krs:p e de bsjis; 5 s(9)degi : z e 15 s prome-n dâ le ry u 1 5 s râ t a œ bal maske.
la msrkradi de sâ:dr, k6(l)k(9) psrson v5 1 a 1 egli:z s (a) f 8 :r trase yn krwa d sa:dr syr la frS.
a la tusê, 5 s râ t o simtJ8:r.
a nwsl, le z â-fâ s5 t œ-r0 kar il roswa:v de kado.
la fs:t nasjonal a lj0 1(9) katorz sqijs a komemo:
ra-sj5^ d la pri:z da la basti:j.
nwel " â frô : s.
d f ra : s, nwsl 8 t yn grâ • d f8:t pur le 3cen z â-fâ.
la vs:j da nwsl, garsons (z)e fi: jet plas lœ-r sulje bje sire dâ la Jmine.
1(9) swa:r, i(l) r8:v ka l(a) pti nwsl, ôé bsl â:5 blo
1. du L. crispus, frisé ; étoffe claire, gaufrée ; ici, galette légère de blé ou de sarrasin, frite à la poêle. 2. pâte frite à la poêle et qui renferme ordinairement un rond de pomme. 3. dons, présents. 4. prison d'État, construite à Paris de 1370 à 1382; elle fut détruite par le peuple le 14 juillet 1789. 5. Cf. éveil, réveil, réveillon, surveiller, vigile, vigilant, vigie. 6. ou komemo :ra «sjo. 7. ou noel.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
aux ailes blanches, descend
dans chaque cheminée et
dépose des jouets dans les
souliers des enfants sages,
une verge ^ ou un martinet ^
dans ceux des polissons^.
Le matin, de bonne heure, ils
courent à la cheminée et
trouvent toutes sortes de
belles et bonnes choses qui
les remplissent de joie.
Les petits garçons sont contents le pti garso so ko • tu d
d'avoir ainsi des képis ^, des j avwa:r 8 -si de kepi,
fusils, des sabres et des, de fyzi, de sa:br^ede
(t) o z si bld:S, desâ dd Jak Jgmine e depoiz de 5W8 dd le sulje de z d-fd sa: 3, yn verf) u œ martine dd s0 de polisô.
la mats, d bon œ:r, i(l) ku:r a la Jmine e tru:v tut sort do bsl (z) e bon Jo:z ki le rd-plis do 5wa.
épaulettes^, un fort avec des soldats et des canons, une machine à vapeur ou un aéroplane, une boîte de couleurs, une épicerie, . . .
Les petites filles sont heureuses de recevoir une poupée, une boîte à ouvrage, un nécessaire^ de couture et de broderie, une chambre à coucher ou une cuisine, un piano, etc.
Mais les oranges, les crottes " de chocolat, les marrons glacés ^
z epo-lst, dé fo:r avsk de solda e de kan5, yn majin a vapœ:r u œ n aeroplan, yn bwat do kulœ:r, yn episri, . . .
le ptit fi:j s5 t œ-r0:z do rsovwa : r y n pupe, yn bwat a u -vrais, ^ nessss:r do kuty:r e d brodri, yn Jd:br a kuje u yn kqi:zin, œ pjano, stsstera ^^.
ms le z ord:3, le krot do Jokola^^, le marS glase
1. baguette flexible ou faisceau de baguettes. 2. sorte de fouet formé de brins de corde ou de lanières de cuir. 3. enfant espiègle, mal élevé; litt. , enfant qui est encore à polir. 4. coiffure militaire. 5. partie du vêtement des militaires qui couvre l'épaule. 6. boîte qui renferme divers objets utiles ou commodes. 7. bonbons. 8. couverts d'une croûte de sucre. 9. ousarbr. 10. on etsetera. 11. ou fokola.
plaisent à tout le monde, aux parents comme aux enfants.
Ce jour-là, les petits pauvres ne sont pas oubliés ; des personnes charitables ou des associations les convient à une fête de famille, où un «arbre de Noël,» un beau sapin enrubanné ^, tout illuminé de bougies roses ou bleues, leur offre ses branches chargées de friandises ^ et de jouets.
Le laboureur et ses enfants.
Travaillez, prenez de la peine ^ :
C'est le fonds* qui manque le
moins.
Un riche laboureur, sentant sa
mort prochaine, Fit venir ces enfants, leur parla
sans témoins^.
«Gardez-vous^, leur dit il, de
vendre l'héritage Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit; mais
un peu de courage "
p]s:z a tu 1 m5:d, 0 para kom o z â-fâ.
sa 3U:r la, le pti po:vr no so pa z ublije^; de psrson 5arita:bl u de asosja-sjo le kô-vi a yn fs:t da fami:j, u a dé n arbr da nwsl, œ bo saps â-rybane, tu t ilymine d(a) bu-5i ro:z u bl0, lœ-r ofr se brci.-J Jarse d frijâ-di:z e d
JW8.
la laburœ:r e se z âfâ.
trava-je, prane da la ps-n, ss la fô ki mu:ka la
mw8.
œ ri-Ja labu-rœ:r, sa -ta sa
mo:r projs-n, fi vani:r se z â-fâ, lœ-r parla
sa temwe.
« garde vu, lœ-r di t il, da
vâ-dra 1 erita:5 ka nu z ole-se^ no para œ trezo:r s kaje dedâ.
5a na se pa 1 â-drwa; me
z ôé p0 da kura : 3
1. orné de rubans. 2. mets fins et délicats ; ici, sucreries. 3. fatigue. 4. le sol d'une terre. 5. dire pourquoi. 6. évitez. 7. ardeur au travail. 8. ou ublie. 9. ou le- se.
TEXTES, TRANSCEIPTIONS ET NOTES
Vous le fera trouver : vous en
viendrez à bout i.
Remuez votre champ dès qu'on
aura fait Tout 2.
Creusez, fouillez, bêchez; ne
laissez nulle place Où la main ne passe et repasse.»
Le père mort, les fils vous-
retournent le champ, Deçà, delà '^, partout : si bien
qu'au bout de l'an Il en rapporta ^ davantage.
D'argent, point de caché. Mais
le père fut sage De leur montrer, avant sa
mort, Que le travail est un trésor.
La Fontaine^.
Epigrammes ^.
Contre de Lanssay.
Quand chacun parle de Lanssay, Et que je garde le silence.
L'on a tort si l'on s'en offense ^ :
J'en dis tout le bien que j'en sai.
DE Cailly (1604-1673).
vu la fora tru:ve, vu z a
vjsdre z a bu.
remqe votre Ja ds k 5 n
ora fs 1 u.
kr0:ze, fu:je, bsije ; nals-sc
nyla plas u la ms n9 pa:s e repais.»
la peira mo:r, le fis vu
raturna la Jâ, dasa, dala, partu; si bJ8
ko bu da la il a raporta davâ-ta:3.
d arsâ, pAvs da kaje. ms
la ps:ra fy sa:5 da lœ-r mô-tre, avâ sa
mo:r, ka la trava • j s t œ trezo : r.
la fo-t£:n.
epigram.
ko:tr8 do 15 ss^.
kâ Jakôé pa-rla da lâ-ss, e ka 5a ga-rda la silâ : s, 15 n a to:r si lo sa n ofa:s 3a di tu la bjs ka 3a ss 1^.
da kaji^i.
1. vous y réussirez. 2. la moisson, mûre en août. 3. expression familière. 4. de côté et d'autre. 5. produisit. 6. célèbre fabuliste français (1621-1695) qui a fait de la fable une action dramatique très intéressante et qui s'est exprimé en grand poète. 7. de epi, sur, et de graphein, écrire ; ici, petite pièce de vers qui se termine par un trait piquant. 8. fâche. 9. ou^â-se. 10. ou se. 11. ouka-ji.
Contre Le Franc de Pompignan ^
Sayez-vous pourquoi Jérémie
A tant pleuré pendant sa vieî
C'est qu'en prophète il prévoyait
Qu'un jour Le Franc le traduirait.
Voltaire.
Contre Fréron 2.
L'autre jour, au fond d'un
vallon, Un serpent piqua Jean Fréron.
Que pensez-vous qu'il arriva ? Ce fut le serpent qui creva.
Voltaire ^
Après la Bataille.
Mon père, ce héros au sourire si
doux, Suivi d'un seul housard^ qu'il
aimait entre tous Pour sa grande bravoure et pour
sa haute taille.
koitre le frô do popijiâ.
save vu purkwa seremia ta plœ : re pâ • da sa
vi-1 se ko prof e : t il pre-
vwajs kœ 5u:r la frâ la tradqirs.
volte:r.
ko:tr8 frero.
1 G • tr9 5U : r, o f 5 d œ
val5, œ ssrpâ pika 3a frero.
ka pa • se vu kil ariva 1 sa fy la serpâ ki krava.
volte:r.
âpre la bata:j.
mô psrra, sa ero z o suri:ra si
du, sqivi d œ sœl uza:r kil
eme t à : tra tu pur sa grâ:da bra-vu:r e
pur sa ota ta:j,
L poète français (1709-1784), auteur de Poésies sacrées. 2. critique célèbre (1718-1776), ennemi de Voltaire et des philosophes. 3. poète et prosateur français (1691-1778), esprit clair et malicieux, qui a fourni une production littéraire considérable et surtout très variée : Zaïre et Mérope dans la tragédie ; Charles XII. , le Siècle de Louis XIV., en histoire ; Candide, Zadig et d'autres contes ; un poème épique, la Henriade • des œuvres philosophiques, des lettres, etc. 4. hussard.
TEXTES, TRANSCRIPTIONS ET NOTES
Parcourait à cheval, le soir d'une
bataille, Le champ couvert de morts sur
qui ^ tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée
en déroute ^, Qui se traînait, sanglant, sur le
bord de la route, Eàlant^, brisé, livide^ et mort
plus qu'à moitié.
Et qui disait : « A boire ! à boire,
par pitié ! »
Mon père, ému, tendit à son
housard fidèle Une gourde ^ de rhum qui pendait à sa selle, Et dit : « Tiens, donne à boire à
ce pauvre blessé.»
Tout à coup, au moment où le
housard baissé Se penchait vers lui, l'homme,
une espèce de Maure, Saisit un pistolet qu'il étreignait ^
encore.
Et vise au front mon père en
criant : « Caramba ^ ! »
parkure t a Jeval, lo swa : r
dyna bata.-j, la Jd kuvs:r do rao:r syr
ki t5:bs la nqi.
il Iqi sârbla dci l5:br
â-tâ:dr œ fsibla brqi.
s ets t ôé n sspajiol do 1 arme
a derut, ki S9 tre:n8, sârglâ, syr lo
bo:r do la rut, ra:lâ, bri:ze, livi-d e mo:r
ply ka mwatje, e ki di-zs «a bwa:r! a
bwa:ro, par pitje ! »
mô ps:r, emy, td-di t a so
uza:r fidsl yno gurdo do rom ki pd-de
t a sa ssl, e di « tjs, don a bwa:r a sa
po:vro bisse.»
tu t a ku, o momâ t u lo
uza:r bs-se so pd-Js vs:r Iqi, 1 om,
yn sspsso da mo:r, s8-zi t œ pistols k il etrsjis
tâ-ko:r, e vi : z o frS m5 ps : r
d krid ^ « kard • ba ! »
1. lequel. 2. litt. , rompue, en désordre. 3. respirant avec difficulté, avec un son enroué. 4. blêine, de couleur plombée. 5. altération de courge ; courge séchée et vidée pour y mettre du vin, etc. ; flacon à ventre rebondi. 6. serrait fortement dans sa main. 7. juron espagnol. 8. ou krijâ.
Le coup passa si près que le
chapeau tomba Et que le cheval fit un écart ^ en
arrière.
« Donne-lui tout de même à
boire,» dit mon père.