IL. Sa pratique
Dès qu’un enfant atteint les années de l’adolescence, on doit lui insinuer de prier chaque jour pour obtenir d’être éclairé, à l’heure voulue, sur cette affaire capitale.
Le saint prêtre M. Allemand, habile éducateur et directeur spirituel de premier ordre, recommandait instamment aux jeunes gens qui fréquentaient son oeuvre, de demander souvent à Dieu la grâce de connaître et de suivre leur vocation. ‘ Redites souvent au bon Dieu, mes enfants ”’, leur disait-il, cette parole du psalmiste : ‘* Notam fac mihi viam in qua ambulem. Faites-moi connaître le chemin que je dois suivre ”’.
Les parents, à la sollicitude de qui sont confiés ces chers jeunes gens, doivent se faire un devoir de s’unir à eux pour implorer la miséricorde divine.
Qu'heureuses et bénies seraient nos familles chrétiennes où se trouvent des jeunes gens, si, chaque scir, après la prière faite en commun, on entendait le père dire: ‘Mes enfants, nous allons ajouter un pater et un ave, pour obtenir que ceux d’entre vous qui auront à décider bientôt leur vocation, fassent choix d’un état de vie conforme à la volonté de Dieu, et favorable à leur bonheur et à leur salut ”. Comme ane telle pratique édifierait les enfants et leur inspi-
rerait de traiter avec un grand sérieux l’affaire de leur vocation.
—Arrivé à l’âge où il s’agit de choisir une carrière, le jeune homme doit redoubler ses prières ; il n’omettra aucun des moyens d’arracher au ciel cette grâce insigne, urgente entre toutes. Au saint sacrifice de la messe, devant les tabernacles, un peu partout, il invoquera les lumières et les miséricordes du Seigneur pour cette heure si décisive de sa vie, redisant avec le psalmiste : O Dieu, écoutez ma À prêtez l'oreille
; CXaUCez-moi selon votre justice. Prévenez-moi en votre miséricorde dès le matin, aptes que j'ai espéré en vous. Faites-moi connaître j'ai élevé mon âmé vers vous. Enseignez-moi à faire
me donnerez la vie, Seigneur, dans votre justice pour la gloire de votre nom. (Ps. 142).
Humblement prosterné devant le Seigneur, le jeune homme doit dire comme Samuel : “ Parlez, Seigneur, et découvrez-moi vous-même quel dessein vous avez formé sur ma personne, car me voilà prêt à vous entendre, à vous obéir et à exécuter toutes vos volontés.
Une bonne pratique serait, dès l’âge de dixsept ou dix-huit ans, d’assister à la messe une fois chaque semaine, par exemple le mercredi, en l’honneur de Saint-Joseph, ou le samedi, ea l’honneur de la Sainte Vierge, afin d’obtenir les lumières et les grâces nécessaires en cette décision importante.
Citons aussi les Six Dimanches de St-Louis de
Onzague—-un bon et fervent pèlerinage—une neuvaine pieuse.
Enfin, recommandons spécialement les deux
pratiques suivantes : celle des quinse samedis, et les retraites de vocation.
Les quinze samedis. Cette pratique consiste à sanctifier quinze samedis de suite, en l’honneur des quinze mystères de la vie de la Très Sainte Vierge, par certaines pratiques de piété, et surtout par la
sainte communion. Cette pratique était fort usitée | autrefois. E