IL FAUT REFLECHIR SUR NOTRE FIN DERNIERE
“ Pour faire un choix droit et juste, dit Saint- Thomas, il faut se Proposer la fin voulue ”, ‘ Pour bien choisir, dit Saint-Ignace, nous avons à considérer, avec une intention droite et pure, pourquoi nous avons été créés.”’—Nous l’avons été pour la &loire de Dieu, et pour notre salut.
Tâchons donc, avant tout, de bien nous pénétrer de cette vérité.
et la foi m’ap- ; Car tout être
u monde qui
(2 Mach. 22, 23). est lui qui nous
a faits, nous ne ous sommes pas faits nous-mêmes. (Ps, 99, 3).
Dieu m'a créé, et cette création, il la continue à
que moment de mon existence ; Car, ma conservation n’est que le rolongement de l’action créatrice qui m’a tiré du néant. Aïnsi, toujours, et à tout instant je dépends de. Dieu comme les rayons dépendent du soleil, et les eaux de leur source, non seulement pour l’origine, mais encore pour la durée tout entière. L’ouvrier ne conserve pas l’oeuvre de ses mains ; quand il l’a terminée, sa tâche est finie, Il n’en est pas ainsi par rapport à moi ; je ne suis pas comme l'édifice qui subsiste sans le secours de l’architecte. Si Dieu retirait sa main, s’il suspendait l’action de sa Puissance créatrice, à l'instant même, je cesserais d'exister. Depuis que j’existe, Dieu me soutient comme par un fil sur un affreux abîme. ‘Ce sont vos
mains, Seigneur, qui m'ont créé. Vous m'avez fo 138 a avez étendu votre main sur moi.’’ (Ps. 1187
mon corps et mon à i mon corps et mon âme sont donc à 1 poser de moi à son gré.
as le droit de dis Ë po
maître, que le n’est à l’ouvrie velle forme à 1
3. Je suis pour Dieu. I] n’est pas seulement mon Créateur, il est encore ma fin dernière, L’Etre infiniment sage s’est assurément proposé une création, et une fin digne d i de lui ne peut être que lui-même.
nous dit-elle qu'il a opéré toutes même : ‘ Universa propter semet ji Dominus ” (Prov. 16, 4). Il naître, l'aimer, le servir dan et, par ce moyen, le posséder dans l’é rvir Dieu dans le temps, et commandée par l’exigence
des Le re de Sage, et observez tout l'homme Fe,
ue signifie ce mot :
exprime regarde la di
e et les diverses actions de la vie : dans |’
e une disposition de dépendance absolue, par rapport à la volonté divine : dans la pratique et pour l'exécution, il im lique : lo, l'observation des cominandements de ieu, obligation qui est commune à tous ; 20. pour chacun en particulier, la fidélité à remplir les devoirs Propres de son état ; 30, Pour ceux qui
ncore fait choix d’un genre de vie, la nécesmôûrement sur cette affaire impor.
tante ; 40. enfin, une intention pure et droite, qui dirige toutes nos pensées, toutes nos paroles, toutes nos actions, selon les desseins de Dieu manifestés par une autorité légitime, ou par des lumières d’en haut. ets divers, placés autour
té créés
-.. c’est-à-dire, tout ce qui est hors oure et co
univers, les hommes et
créatures
, tous les évé-
vie ;
he les
8, les chagri 8, les emplois, le travail, psg les états Ce sont là autant de moyens qui me sont donnés pour servir Dieu et sauver mon âme. (C’est Pour moi que Dieu a fait toutes ces choses, ou qu’il les permet. L’homme est pour Dieu, et les créatures sont pour l’homme, pour servir à ses besoins, à son utilité, à son occupation, ou à un honnête délassement.
5. Les créatures sont des moyens ; il en résulte que l’homme ne doit en faire usage, qu'autant qu'elles
MANUEL PRATIQUE DE VOCATION s1
l'aident à parvenir à sa fin derni et ne doit s'en abstenir qu’autant qu'elles l'énenes de cette fin.
Voilà un principe de haute sagesse dans tout usage des créatures. C’est ce principe qui doit nous guider dans le choix d’un état de vie : La vie présente et les différents états de vie ne sont, dans l'ordre de Dieu, des moyens qui doivent nous conduire à notre fin. Or, les moyens n’étant bons et estimables, p'uun qu’ils aident à obtenir la fin, les différents
tats ne doivent être appréciés et embrassés qu’autant 2 nous servent à glorifier Dieu et à sauver notre e.
Il faut done s’instruire de ce qui regarde un état, Par un examen impartial des moyens et des obstacles qu’on y rencontre relativement au salut.
Et voulez-vous distinguer sûrement les avantages
et les inconvénients réels attachés à une carrière, ayez uniquement devant les Yeux votre fin dernière. Dans e Dsritge de cette vie vers l'éternité, tout ce qui nous met sur la bonne voie ou nous y retient, tout ce qui nous aide à y marcher mieux, plus vite et plus sûreme st un moyen, un avantage ; tout ce qui nous écarte de cette voie, tout ce qui la rend plus difcile, est un obstacle, un désavan À
Par conséquent, si on vous parle d’un état où Vous apercevez mille dan obligations délicates qu
? Le salut gagné, tout est perdu. Point
mme
notre choix, au ciel. Oui, condition qu
fin dernière est Une fois bien
et tout ce que un amas de poussière, exposé