‹ Manuel pratique des maladies des yeuxChapitre 30 sur 74 · PUPILLE ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

PUPILLE ARTIFICIELLE

zel , tranchant sur ses deux Lords dans retendue de quatre lignes à partir de sa pointe, et mousse ou arrondi ensuite sur le dos jusqu'au manche, d'un instrument enfin dont Ja lancette dite à langue de serpeJit peut assez tien donner l'idée. Tenu comme une plume, on l'enfonce à ti avers Ja cornée, du côté temporal, un peu obliquement d 'avant en arrière. Lorsqu'il est arrivé dans la chambre antérieure, on en dirige la pointe avec précaution en divisant l'iris jusque dans la chambre postérieure, pour le ramener dans la chambre antérieuie , à ti avers la n crue membrane, après un trajet de deux ou trois lignes. En continuant de le pousser au point de percer une seconde fois la coi née, il est facile de diviser l'espèce de pont qui en couvre la face antérieure, et de ne détacher complètement l'une des extrémités de ce lambeau de l'iris qu'après avoir transformé l'autre en un pédicule aussi étroit qu'on le désire. On obtient ainsi une divisiou qui équivaut à une perte de substance. Le morceau de membrane qu'on a taillé ne peut pas tarder à se rouler sur lui-même, et doit finir par se perdre dans l'humeur aqueuse. 11 est même possible, le plus souvent, de l'exciser en entier, lorsque la manoeuvre que je viens d'indiquer est convenablement exécutée. En effet, si l'instrument agit d'une manière bien égale sur les deux points adhérents de la bandelette à diviser, jusqu'au moment où la section de l'un se termine, il doit suffire pour détacher l'autre et transformer la corttomie en coreclomie } de faire avancer encore un peu le cératoiome et d'en incliner avec mesure le tranchant vers la cornée* Mon kératonyxe atteint encore mieux le but. »

m tiktAtMES DE ï.'iRIS.

Page 1