ATROPHIE.- DE L'ŒIL. 4W
tion , on peut au moins la révoquer en doute. Que faire, si un cas semblable se présentait dans la pratique? Le raisonnement porte à penser que le moyen le plus efficace serait l'application, continuée pendant plusieurs mois, d'un bandage propre à retenir l'œil dans sa position naturelle, et à favoriser le raccourcissement, la rétraction de ses muscles. Bover pense qu'il serait peut-être plus convenable, pour produire plus sûrement cet effet, de soustraire l'œil sain à la lumière, afin de prévenir les mouvements de l'œil malade.
Atrophie de l'œil.
L'atrophie de l'œil consiste dans la diminution ou l'absence totale des humeurs de cet organe, et dans le resserrement de ses membranes. Les causes de cette affection sont nombreuses, comme il est facile de le comprendre. Elle peut, en effet , succéder à une contusion , à une blessure , à une violente inflammation du globe de l'œil; elle est la suite nécessaire de la rupture ou de l'incision des membranes de la coque oculaire dans rhydrophthalmie ; mais, dans ce dernier cas, comme l'observe fort bien Boyer , au lieu de constituer une maladie qu'on doive combattre , elle est la terminaison la plus heureuse de l'affection qui l'a précédée. Quelquefois elle paraît due à certaines causes internes dont on ne peut guère calculer l'influence. On l'a vue survenir dans le cours d'une fièvre hectique ; elle peut enfin se développer à la suite des mêmes causes qui produisent la même infirmité dans toutes les autres régions du corps. Il serait de la plus haute importance de pouvoir reconnaître, dans tous les cas, la cause qui produit cette atro *