‹ Manuel pratique des maladies des yeuxChapitre 41 sur 74 · ATROPHIE DE L'ŒIL · texte numérisé non relu

ATROPHIE DE L'ŒIL

phie , car c'est contre elle que doivent être dirigées toutes les ressources de la thérapeutique. Mais malheureusement, la véritable etiologie de cette affection nous échappe le plus souvent, et encore, il faut le dire, lors même qu'elle nous est connue, l'art reste le plus souvent impuissaut.

Il est évident que nous n'entendons parler ici que des cas où l'atrophie est encore incomplète; car si l'œil était déjà réduit à un petit corps opaque dans le fond de l'orbite , il n'y aurait plus à s'en occuper.

Lorsque l'atrophie est due à une violente contusion, à la rupture des membranes de l'œil, ou à une inflammation interne de cet organe, elle est précédée des symptômes qui appartiennent à ces affections ; je n'y reviendrai pas ; mais lorsqu'elle survient spontanément, elle présente un groupe des symptômes à elle appartenants, et que Jes praticiens doivent connaître : dans ces cas, l'iris se déforme, se ride , se rétrécit et perd sa couleur normale ; le cristallin devient opaque; les humeurs de l'œil diminuent de quantité ; le globe oculaire est mollasse, ondulant; en le touchant avec le bout du doigt sur la sclérotique, il cède comme une vessie à moitié pleine. ( Rognetta). Bientôt , les diamètres des chambres oculaires se raccourcissent; de là un rapprochement progressif des milieux de l'œil. C'est ainsi qu'après un temps plus ou moins long, la face antérieure de la capsule du cristallin vient s'appliquer contre la face postérieur de l'iris, et que cette membrane se trouve en rapport immédiat avec la cornée. La coque oculaire est alors rapetissée; la cornée a perdu sa transparence; par la suite, toute la sphère oculaire se ratatine, se

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