YEUX ARTIFICIELS
d'en haut avec la main gauche, à moins d'en exécuter une de la tempe vers le nez. On coupe le muscle élévateur, parce qu'autrement il tendrait continuellement à retirer en dedans la paupière supérieure après la guérison , et pourrait augmenter encore la difformité. J'ai oublié de dire que Dupuytren commençait par l'incision supérieure , et qu'il terminait en détachant l'organe du sommet vers la base de l'orbite.»
Yeux artificiels.
J'ai souvent parlé des yeux artificiels en traitant de plusieurs maladies de l'organe oculaire, c'est ici le moment de dire quelques mots sur ce moyen de corriger la difformité qui résulte de la perte d'un œil.
La prothèse oculaire était connue dès la plus haute antiquité. Les anciens faisaient usage de deux sortes d'yeux artificiels: l'une, qu'ils appliquaient sur les paupières et qu'ils nommaient zy0.zfy.f,i$ ; c'était une plaque métallique recouverte d'une peau fine sur laquelle était peinte l'image de l'œil et des paupières : cette plaque était fixée en arrière à l'aide de deux tiges d'acier; ils s'en servaient pour les cas où les paupières avaient été détruites. L'autre, qu'ils appelaient iHroêls$>apo«j était placée sous les paupières, comme les yeux artificiels dont on se sert de nos jours. 11 est inutile d'ajouter que ces moyens étaient loin d'atteindre le but qu'on se proposait ; les premiers surtout devaient augmenter la difformité au lieu de la corriger. Actuellement il n'en est plus ainsi, la prothèse oculaire a acquis un tel degré de perfectionnement, qu'on serait bien çn po.inc à une certaine