‹ Manuel pratique des maladies des yeuxChapitre 63 sur 74 · SANGSUES · texte numérisé non relu

SANGSUES

presque complètement négligée par M.Velpcau.

Sangsues. — M. Yelpeau fait un usage assez fréquent des sangsues dans Je traitement des opliiha unies. Ordinairement il les fait appliquer, tantôt sur les apophyses mastoïdes . tantôt sur les tempes. Dans chacune de ces régions , il en a obtenu des résultats à peu près également avantageux , si bien que son expérience ne lui permet pas encore de se prononcer définitivement eu faveur de l'une plutôt que de l'autre. Si on préfère, dit-il, appliquer les sangsues sur les apophyses mastoïdes, il importe de ne pas les laisser piquer au dessous daus la région parotidienne, parce que, outre qu'il n'existe plus les mêmes rapports favorables entre cette région et l'orbite, on s'expose encore à voir survenir un gonflement qui , quoique passager, est toujours désagréable pour les malades.

La plupart des praticiens fiançais défendent d'appliquer les sangsues au pourtour de l'orbite et notamment sur les paupières. Si 1rs craintes conçues à cette occasion étaient fondées ? on pourrait , à l'exemple de Scarpa et de M. Carron du Yillards, en placer quelques unes sur la muqueuse nasale. Mais M. Yelpeau pense qu'on s'en est trop facilement laissé imposer sur ce point. Un boursoufflement , tantôt modéré, tantôt considérable du tissu cellulaire, qui se dissipe constamment dans l'espace de quelques jours, est à peu près le seul inconvénient que fasse naître l'application des sangsues sur les paupières. Or, M. Yelpeau s'est assuré que, loin d'être redoutable, ce boursoufflement, soit simple, soit ecchymotique, est plutôt utile et de nature à hâter la résolution de l'ophtlulmie. Aussi; ce chirurgien ne craint-il pas de recom-

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