A' et Vitn, n. .XXXVIII
.'t. Sulpicc Sévère : Vila h. Martini, S X.
1. Le monastère de (lorbie avait sauve les cinq livix's des Annales de Tacite: à Moissac, en Quercy, <»n a retrouvé le traité de Lactance : Sur l» mort r/p.t penécuteurn.
.>. Kdwards l'a inséré dans son ouvrajce : Menwirs of Libraries, I, 279.
6. Vojîcl : Die Itibliothek d. lienedicliner-Abtei lieirhenmi, [Serapeuni, t. III, lHi2, in-K% p. 1 sq.]
7. Archives des missions scientifiques et littéraires, 1" série, t. I, IHjO, p. 38 i sq.
remonte au vi* siècle *, de Cluny ^ et de Saint-Hiquier. Un certain nombre d'inventaires de bibliothèques monachàles nous sont parvenus et dénotent de leur importance ^. Dans un article substantiel publié dans la Bibliothèque de TEcole des Chartes *, M. L. Dclisle fournit de curieux renseif;nements sur la composition de la bibliothèque de la cathédrale de Rouen, d'après un inventaire du 7[ii* siècle, sur le prêt des livres faits dans Tabbaye de Saint-Ouen pendant les années 1372, 1373, 1378. Dans ce prêt on voit iî^urer : des Pères de rEj;flise, un De Offîcis de Cicéron, le Liber archiiroum^ Julius Florus, Météores translatées en franchtes'\
La bibliothèque, que les papes avaient fondée pendant leur résidence à Avignon, au xiv* siècle, est une des plus complètes qu*on ait réunies. Elle renfermait plus de 2.000 volumes, en langues latine et grecque, mais ne contenait aucun ouvrage en langue vulgaire. Le premier inventaire, qui a été dressé par Jean Surel, <latede 1369 «.
Ce n'est qu'à partir de Charlemagnc qu'on peut, d'une façon certaine, constater la réunion d'une collection de livres. Par la fondation des écoles palatines ^, par l'appel de savants qu'il sut grouper autour de lui, il provoqua une sorte de renaissance des lettres en France ®. Louis le Débonnaire et Charles le Chauve continuèrent ses traditions et eurent leurs copistes et leurs enlumineurs. On sait que le célèbre évangéliaire de Charles le Chauve, remarquable par la richesse de ses ornements, se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale ^. Mais c'est Louis IX qui constitua véritablement la première bibliothèque royale ; il faisait copier les manuscrits de l'Ancien et du Nouveau Testament, qu'il savait exister dans les couvents, ainsi que les ouvrages des saints
1. Rapport sur la misnion de M. de Certain A Home, en 1854-55, pour reclicr- K-her les manuscrits de la bibliothèque de Fleury. [Archivex des missions scientifiques et littéraires^ l'' sc'rie, t. V, 1856, p. Î9-63, 117-128.1