‹ Manuel pratique du fabricant d'alcools; alcools de vin, de cidre, de poire, de betteraves, de mélasses, etcChapitre 17 sur 72 · POIS, LENTILLES, HARICOTS, FÈVES DE MARAIS FÉVEROLES, YESCES · texte numérisé non relu

POIS, LENTILLES, HARICOTS, FÈVES DE MARAIS FÉVEROLES, YESCES

Toutes ces légumineuses, dont la production agricole est soumise à une foule de circonstances, que nous ne pouvons développer ici, donnent des produits riches en fécule parfaitement propres à l'alcoolisation.

La moyenne de leur contenance en fécule est de 30 à 40 0/0 du po ids des graines et leur farine contient de 50 à 60 0/0 de fécule. Leur rendement industriel sera donc

LA SACCHARIFICATION 55

de 18 à 20 litres d'alcool par 100 kilogrammes de farine.

Ce sont des chiflTres engageants, car le travail est le même que pour les céréales et n'offre pas de grandes difficultés. Il peut se faire, soit directement sur la farine, ce qui est le plus avantageux, soit en pratiquant préalablement l'extraction de la fécule, qui est alors traitée comme la fécule de pommes de terre.

Nous recommandons spécialement la saccharification directe par les acides, procédé Colani et Kuger, le rendement est plus considérable et la main-d'œuvre moins coûteuse. Cependant, il y a toujours une chose à considérer, c'est que les déchets ne sont plus employables pour la nourriture des animaux de l'étable.

CHATAIGNES

L'idée d'appliquer la châtaigne à la production de l'alcool n'est pas nouvelle et est une conséquence naturelle de sa composition. En effet, la châtaigne est non seulement riche en amidon, mais elle contient encore du sucre cristallisable et de la glucose. MM. d'Arcet et Alluau, dès 1812, avaient déjà fait des expériences très sérieuses à ce sujet, et ce sont les châtaignes de Toscane qui avaient donné les résultats les plus complets.

On peut obtenir des châtaignes de 14 à 15 litres d'alcool pour 100 kilogrammes de fruits. Leur richesse en matières saccharifiables le faisait, du reste, pressentir, ainsi qu'on peut le voir par les chiffres suivants que donne Basset :

Amidon 25 à 30

Sucre de canne 12 à 14

Glucose, etc., etc '.... 5 à 9

Matières saccharifiables.... 42 à 53

Mais la production de la châtaigne, surtout en France, n'est pas assez abondante pour qu'on puisse sérieusement songer à son emploi dans la fabrication industrielle de Falcool.

La saccharification des châtaignes se pratique comme pour les pommes de terre, cuisson préalable, écrasement et saccharification, soit par les acides, soit par le malt. La seule précaution à prendre est de s'arranger de manière à en enlever la grosse écorce brune, . opération qui se pratique facilement quand elles ont été bien desséchées.

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