G^H^OV^ = C^H^ + (H^O
Equivalent eu poids : 575. Equivalent en volume ^ 4 volumes.
Equivalents En poids
L'alcool est liquide, incolore, caustique, brûlant avec une flamme jaune, quand il est pur, bleu quand il est hydraté. Sa saveur est brûlante, il est vénéneux quand il est introduit dans les veines, car il coagule l'albumine du sang et arrête la circulation.
D'après Gay-Lussac sa densité est de 0.8095 à 10.07938 à+ 15» et 0.792 à + 20% Teau pesant 1.000, il bout à -f- 78° 41. La densité de sa vapeur est de 1.6133. Il est soluble en toutes proportions dans l'eau et missible avec
une foule d'autres corps, ce qui pourrait faire supposer qu'il la dissout, ce qui n'est pas.
Ce corps, très stable, quoique assez volatil, subit de profondes modifications en présence de certains corps, et l'étude de ces transformations présente un grand intérêt dans le travail auquel nous allons nous livrer.
La réaction, la plus à redouter chez le distillateur, est sa conversion en acide acétique par suite de l'absorption de l'oxigène, action qui se produit avec une rapidité extrême dans les bacs à fermentation alcoolique, l'équation chimique suivante la démontre.
C^HGQa + 0^ = CnPO^ + 2H0
alcool oxîgène acide acétique eau.
Le danger de cette transformation est permanent et si les plus grandes précautions ne sont prises, dans l'opération de la fermentation des jus sucrés, on est exposé à perdre une partie de l'alcool produit et on a une diminution très sensible dans le rendement des jus sucrés.
Nous ne saurions trop appeler l'attention des distillateurs sur ce point.
Le chlore exerce également une influence assez sensible sur l'alcool et le transforme en aldéhyde ainsi que le démontre la formule suivante :
C*H«03 + 2G1 = 2HC1 -f C^H^02
alcool chlore acide chlorbydrique aldéhyde.
S'il y a un grand excès de chlore, il se forme un autre produit désigné sous le nom de chloral qui prend naissance au dépend de l'aldéhyde, la formule suivante explique cette réaction.
C^H^O^ + GP = 3HC1 + C^HCFO^
aldéhyde chlore acide chlorhydriqae chloral.
10 FABRICATION DE l' ALCOOL
Toutes ces transformations sont des ennemis à éviter.
La potasse et le potassium exercent également une influence destructive sur Talcool, c'est-à-dire, qu'ils forment des combinaisons qui s'opposent à son extraction des jus de fermentation.
Les acides qui cèdent facilement leur oxigène, tels que les acides permanganiques, chromiques, azotiques, chlorique, bromique, etc., etc., oxident rapidement l'alcool en déterminant souvent son inflammation. (Pelouze et Fremy.)
La flamme de l'alcool est diversement coloriée par les sels solubles et insolubles, tels, les sels de strontiane qui colorent sa flamme en pourpre, les sels de chaux en rouge, les sels de cuivre en vert.
L'alcool peut dissoudre un certain nombre de corps, ainsi il dissout 1/200 de soufre, 1/240 de phosphore. Le brome, l'iode, les hydrate de potasse, de soude, et les sulfates alcalins s'y dissolvent en grande quantité; il en est de même des chlorures, des bromures et des iodures solubles dans l'eau, et de tous les sels déliquescents en général.
Le carbonate de potasse est insoluble dans l'alcool anhydre, mais soluble en faible quantité quand il a 90 degrés.
11 absorbe :
68 volumes d'acide chlorhydrique .
12 — d'oxychlorure de carbone.
23 — de cyanogène.
A 0.840 de densité, privé d'air, il dissout :
Acide sulfureux 115 . 77 volumes .
Hydrogène sulfuré .' 6.06 —
Acide carbonique 1 . 86 —
HISTORIQUE DE l' ALCOOL 11
Protoxyde d'azote 1.53 volumes.
Ethylène 1.27 —
Oxigène 0.1625 —
Oxide de carbure 0.145 —
Hydrogène 0. 051 —
Azote 042 —
Il dissout les résines, les matières grasses, les huiles essentielles, les éthers, les alcaloïdes et la plupart des acides organiques.
Il donne certaines réactions en présence d'un assez grand nombre de sels, et forme des composés cristallins peu stables.
D'après Kuhlmann, le chlorure de calcium en présence de l'alcool anhydre forme un composé dont la formule est CaCl,2 (C*H^O-), le chlorure de manganèse, en se combinant avec lui, donne des cristaux qui contiennent 52 0/0 d'alcool.
Lorsqu'on le mélange avec du per chlorure de fer, la masse s'échauffe et forme un produit épais, qui, soumis à la chaleur, dégage de l'éther chlorhydrique et dépose du peroxyde de fer.
En présence des chlorures d'aluminium et d'antimoine, il forme des sels cristallisables qui dégagent de l'éther et de l'éther chlorhydrique quand on les chauffe.
Avec le chlorure de zinc il forme une combinaison, qui, par la chaleur dégage de l'éther dont la formule est C^H^O. C'est M. Masson qui a indiqué cette réaction.
L'éthérisation de l'alcool s'obtient généralement par l'action de Tacide sulfurique sur ce corps dans les proportions suivantes, kidiquées par Soubeiran.
Alcool à 32 centésimaux , 70 parties
Acide sulfurique concentré ....... 100 —
La formule de cette réaction est assez compliquée, on
i2 FABRICATION DE l' ALCOOL
a cependant cru Texpliquer en pensant que Tacide sulfurique lui enlevait un équivalent d'eau et le transformait ainsi en éther ainsi que l'indique la formule suivante :
CîH«0^ — HO = G^H^O
alcool eau éther.
Cette explication ne pouvait satisfaire les savants. M. Williams en présente une nouvelle formule que nous donnons sans plus d'explications.
acide sulfnrique alcool acide sulfdvinique eau.
Première transformation qui est suivie d'une nouvelle, dont voici la formule :
acide sulfoviniqne alcool acide sulfnrique éther.
Cette formule a été vivement discutée, mais ici n'est point la place de semblables controverses, qu'on sache seulement, que tous les acides en général, transforment l'alcool en éthers, tels les acides sulfnrique, azotique, chlorhydrique, acétique, etc., etc.
C'est donc une précaution qui s'indique d'elle-même, aux distillateurs, d'éviter de laisser leurs jus chargés d'alcool en présence d'un acidç quelconque, même des acides organiques les plus faibles.
Un grand nombre de sels peuvent également opérer cette transformation, nous n'en expliquerons pas les
HISTORIQUE DE l' ALCOOL 13
actions, nous en donnons simplement la nomenclature.
Le chlorhydrate d'ammoniaque;
Le bichlorure d'étain ;
Le fluorure de bore ;
Le fluorure de silicium.
En présence, soit de Tazotate de mercure, soit de l'azotate d'argent et de l'acide azotique, il donne des produits fulminants (Les fulminates). Le bichlorure de platine le transforme en aldéhyde, en éther acétique et éther chlorhydrique ; il reste dans la liqueur un produit dont la formule estG^H*Pt+GP.
Mais, laissons un peu de côté ces digressions scientifiques, qui cependant nous serons d'une certaine utilité dans l'avenir, pour revenir h une étude infiniment plus intéressante, c'est celle de l'action de l'eiau sur l'alcool.
L'alcool ayant une grande affinité pour l'eau, lorsqu'on les mélange il y a une contraction sensible dans la masse.
Ainsi, 50 litres d'eau et 50 litres d'alcool, au lieu de donner 100 litres de mélange, n'en donnent que 96 litres 255, M/L.
Le maximum de cette contraction s'obtient par les proportions suivantes :
53 7:i9 parties d'alcool ) donnent 100 parties en 49 836 id. d'eau j volume de mélange.
Total. 103 575.
La densité de ce mélange à -f- 10» est de 0.927, et l'alcool y est représenté par la formule suivante :
14 FABRICATION DE l' ALCOOL
Voici d'après Budberg, une table de contraction des mélanges d'eau et d'alcool calculée d'après les tables de densité de Gay-Lussac.