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ALCOOMÉTRIE 253

Jusqu'à présent nous ne nous sommes occupés que de peser des liquides ne contenant que.de Feau et de Talcool, mais il arrive souvent dans la pratique que le cas ne se présente pas de cette manière simple, on peut se trouver en présence des liquides alcooliques chargés de matières en dissolution qui influent sur Talcoomètre qui n'est en somme qu'un densimètre. Il faut dans ce cas avoir recours à d'autres procédés que la pesée directe. De nombreux inventeurs ont, dans ce but, construit différents instruments qu'il est bon de connaître. Nous laisserons de côté les plus anciens qui n'ont de valeur, que comme curiosité, nous examinerons seulement ceux en usage.

Le premier, le plus ancien, est l'alambic qui permet de distiller une petite quantité du liquide h examiner, rétablir le volume primitif par de l'eau pure et de peser au densimètre ou h l'alcoomètre.

C'est M. Salleron qui a donné le modèle le plus pratique elle plus à la portée de tous.

En voici la description. Il se compose de :

i® Une lampe A alimentée par de l'alcool ;

2® Une chaudière en cuivre B ;

3<» Un serpentin contenu dans le vase G qui tient lieu de réfrigérant, et porté sur trois pieds.

Le serpentin communique avec la chaudière au moyen d'un tube en étain D terminé par deux bouchons EE' qui s'adaptent au col de la chaudière B et à l'ouverture du serpentin par des vis à charnière et à pression .

4** Une burette L sur laquelle sont gravées deux divisions : l'une a sert à mesurer le liquide soumis ^ la distillation ; l'autre marquée 1/2 a pour but d'évaluer le volume du liquide recueilli sous le serpentin ;

5° Un aréomètre F dont les indications se rapportent à celle de l'aréomètre Gay-Lussac ;

6® Un thermomètre G à échelle centigrade ;

7° Enfin un petit tube de verre qui sert de pipette

Alambic Salleron (fig. 27).

Pour opérer, on verse deux burettes du liquide à essayer dans la chaudière B, on ferme en établissant la communication avec le serpentin parle tube D, on allume la lampe A et on remplit le réfrigérant C d'eau froide. On distille jusqu*à ce que le liquide recueilli dans la burette L soit arrivé au point a, puis cela obtenu, on introduit Talcoomètre et le thermomètre, on lit les deux indications et le titre trouvé, on le divise par 2. Car on a mis deux éprouvettes de liquide et on n'en pèse qu'une, on a alors le degré exact de l'alcool contenu dans le liquide d'essai.

Opérant ainsi sur 130 centimètres cubes de liquide, on arrive à une approximation assez exacte. La manœuvre de ce petit instrument est des plus simples.

ALCOOMÉTRIE

M. A, Savalie, le savant constructeur a, on peut dire, perfectionné Talambic de SalleroOi surtout au point de

Alambic Sivalle (fig, £3.)

vue de Findustrie qui nous occupe; il a apporté des modifications heureuses, voici son appareil. L'examen de la planche et la légende suivante suffiront pour faire comprendre la marche de cet instrument.

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