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En troisième lieu, l'esprit de sacrifice estnéces

saire au Curé, de façon qu'il soit prêt à renoncer à ses commodités, habitudes, goûts et penchants personnels toutes les fois que l'exige le bien des fidèles qui lui sont confiés. Et ici je ne parle pas des cas où le pasteur peut être obligé même à donner sa vie pour ses ouailles: ce sont là des cas extraordinaires et rares ; mais je veux parler des cas ordinaires, dans lesquels on ne demande, comme il a été dit, que le sacrifice des commodités, des habitudes, des goûts et des penchants individuels. Un prêtre qui n'est pas dans la disposition journalière de se sacrifier et de se priver de cette sorte ne devra pas penser à la charge paroissiale.

9. J'ai dit journalière, parce que ces sacrifices se présentent facilement au Curé tous les jours. Donc un prêtre à qui il en coûte trop d'être dérangé, de sortir souvent, d'être interrompu dans son sommeil, d'être parfois privé de ses récréations et du confort, celui qui veut cultiver assidûment la littérature et les arts ne saurait convenir pour être Curé. Que s'il s'imaginait pouvoir se soustraire à tous les dérangements et éviter cette déplaisante abnégation, en mettant quelque autre qui se sacrifierait à sa place, je serais obligé pour la troisième fois de lui répéter qu'il se fait illusion, puisque, il importe de le redire, le Curé doit exercer personnellement son ministère. Ace sujet, il faut bien remarquer que le Curé est spécialement l'ouvrier évangélique : or, l'ouvrier est celui qui opère par lui-même, et celui qui n'opère pas de la sorte , mais se contente d'ordonner et de veiller à ce que d'autres exécutent à sa place, n'est pas un ouvrier, mais un surveillant de travaux.

8 MAKIEL PRAIIQnE DU lElIiNE CURÉ.

L'esprit pastoral.

iO. Quand on y réfléchit bien, on ne trouve peutêtre pas de ressemblance plus vraie de l'esprit pastoral qu'avec l'esprit maternel. Il semble que l'esprit de la charité divine, infus dans le cœur du prêtre appelé de Dieu à l'office pastoral, afin d'accomplir ses devoirs, ne puisse mieux être comparé qu'à l'esprit de l'amour maternel mis dans le cœur d'une mère pour l'accomplissement des devoirs de son état.

il. L'amour naturel porte sans peine la mère a alimenter ses enfants avec le produit de son propre sang, puis à les réchauffer, vêtir, nettoyer, parer, amuser, garder, et à veiller sur eux, à leur apprendre aussi à parler, à marcher, à manger, à dormir, et toutes les autres choses qui entrent dans les usages et les nécessités de la vie ; et cependant on est étonné que, au milieu de tous ces .soins en eux-mêmes si dégoûtants et si pénibles, la mère trouve de l'attrait et des délices. C'est ainsi qu'à ses . préoccupations fastidieuses , rendues douces et agréables par l'amour maternel, elle sacrifie les commodités de sa condition, les premières habitudes de la vie, les divertissements et les fêtes qui reviennent si bien à son âge, plusieurs fois même les convenances de famille, les exigences de l'amitié, les soulagements convenables et jusqu'au repos de la nuit ; voilà ce que c'est que d'être mère. C'est pour cela que la femme qui pressent que les soins maternels lui seront trop difficiles et trop à charge,

DES DEYOmS DU CURÉ. 7

et qu'elle manquera de courage pour s'assujettir aux privations et aux peines qui les accompagnent, au point d'être réduite à abandonner ses enfants à des mains étrangères ; cette femme, dis-je, manquant de Tesprit maternel, ne devrait pas aspirer à devenir mère.

12. Or c'est ainsi que la divine charité répandue dans le cœur du pasteur d'âmes lui impose une douce violence au profit de ses enfants spirituels. Il se sent par là porté à les paître par lui-même avec le fruit du bon esprit qui l'alimente intérieurement, à fomenter en eux par lui-même le saint amour, à les revêtir des habits des vertus chrétiennes, à les enrichir de mérites pour la vie éternelle, à les purifier des souillures des péchés, à réjouir leur cœur dans les joies et les délices de la piété , à veiller à leurs besoins et contre les dangers qui les menacent, afin qu'ils soient gardés et protégés. Ainsi encore il les instruit par lui-même sur la foi et les bonnes mœurs, il les guide dans la voie de la perfection ; en un mot, il met tout en œuvre pour qu'ils obtiennent sûrement le salut éternel.

13. Mais il est hors de doute que ces soins deviendraient trop onéreux par la multiplicité des dég*oûls et des gênes qu'ils imposent, s'ils n'étaient adoucis par la saveur surnaturelle de la charité pastorale; tandis qu'assaisonnés à propos par cette suavité, il est merveilleux de voir comment ils deviennent agréables et doux, et comment le bon Curé leur sacrifie volontiers ses commodités, ses aises, ses habitudes, ses passe-temps, le repos de la vie, les convenances et les exigences du monde ; voilà

ce que c'est que d'être Curé. Qu'ainsi le prêtre qui prévoit qu'il succomberait sous le poids des soins et des sollicitudes pastorales, qu'il manquerait de générosité pour s'y soumettre, qu'il aurait besoin pour accomplir son office du secours d'autrui, notant pas doué de l'esprit pastoral, se garde bien de viser à devenir Curé.

14. Tout cela cependant ne veut pas dire que le Curé ne pourra pas se faire aider dans l'exercice de son ministère ; ce serait là une prétention non moins folle que nuisible aux âmes. Une bonne mère ne laisse pas de recourir utilement à l'aide d'autres femmes pour les soins à donner à ses enfants ; souvent même elle a un besoin réel de ce secours. De même aussi l'ouvrier, selon que Texige la besogne, se fait-il aider dans son travail, et malgré cela il ne laisse pas de passer pour un bon ouvrier. Il en est de même du Curé travaillant par lui-même ; il cherchera utilement, souvent même nécessairement, des coopérateurs qui le suppléent en toutes les choses qu'il ne peut pas faire, surtout dans les paroisses vastes et populeuses. "Nous aurons plus tard à parler en particulier de ces coopérateurs.

La droiture d'intention.

15. Le prêtre qui aspire à la charge d'âmes doit se proposer la triple fin de la gloire de Dieu, du salut des âmes et de sa propre sanctification. Si l'on se proposait d'autres fins basses et terres très, comme seraient celles de jouir de l'autorité ou prééminence sur le clergé, d'un bon revenu, etc.,

on serait jugé indigne d'un bénéfice paroissial. Celui qui veut y aspirer dignement doit chercher la gloire de Dieu, ce qui revient à dire que son nom soit sanctifié par le moyen de la pratique de toutes les œuvres de là piété chrétienne dans cette popu« latioD. Il doit chercher le salut des âmes, c'est àdire que les vices pestilentiels en soient extirpés, et que les vertus solides y soient implantées. Il doit chercher sa propre sanctification, en d'autres termes, viser à acquérir la perfection chrétienne propre à la sublimité de l'état sacerdotal, et qui, d'un autre côté, est indispensable si le pasteur spirituel veut procurer efficacement la gloire de Dieu et le salut des âmes.

16. Il est regrettable toutefois que plusieurs aspirent au miRiilòre paroissial de la même façon que les séculiers aspirent à un emploi, sans penser au bien qu'ils peuvent opérer dans l'exercice de leurs fonctions, ayant égard seulement à l'avantage qu'ils en pourront tirer pour eux-mêmxes et pour leur propre famille. Beaucoup, en effet, ne songent qu'à leur intérêt personnel : si la cure est d'un faible revenu pour le Curé, par là même elle est refusée ; si, au contraire, elle est avantageuse, c'en est assez pour qu'on fasse son possible pour l'obtenir. Il est bien étonnant de voir tant d'étourdis cacher et déguiser si peu leur dessein. Ils n'appellent bonne une paroisse qu'autant qu'elle est grasse, ni mauvaise que celle qui est maigre, et ils disent ouvertement que si elle n'était pas lucrative , ils ne voudraient jamais diriger une cure.

i7. Que si, au début de la camere à laquelle ils

visent, ils se tiennent parfois contents d'une cure de faible revenu, ce n'est que pour se plier à la nécessité, et, avant même leur entrée en possession, ils sont déjà résolus à se démettre de leur charge à la première occasion avantageuse qui se présentera. Ils se regardent, en attendant, comme des curés ad tenipus, et ce temps sera le plus court possible ; ils demeurent dans la paroisse comme des étrangers et des passants, sans l'affection du vrai pasteur pour elle. Ces Curés doivent être comparés, non aux mères, mais aux nourrices mercenaires qui allaitent les enfants, toutes disposées à abandonner le premier qui leur a été confié aussitôt qu'on leur en offrira un autre à un prix plus élevé. Malheur à la paroisse à qui échoit un de ces Curés trafiquants ! Ce sont ces m.ercenaires de l'Evangile que ne redoute pas le loup.

S'il est permis de rechercher une cure paroissiale sans en avoir l'ordre ou l'invitation de l'Evêque.

iS. Les ecclésiastiques ne doivent pas oublier que le Saint-Esprit a établi les Evêques pour gouverner l'Eglise de Dieu. Et il n'est pas douteux que la collation des cures paroissiales est la partie principale du gouvernement ecclésiastique, parce que du choix prudent de leurs pasteurs dépend surtout la sanctification des peuples. C'est pourquoi les Evêques ont, à cette fin, des lumières spéciales de Dieu, et un prêtre invité par l'Evoque au concours pour quelque paroisse, bien qu'il n'y ait pas d'ordre formel, doit se rendre à son invitation ; ce ne serait

DES DEVOmS DU CDPcB. U

pas une humilité louable, si, sous prétexte de sa propre insuffisance, il refusait de se présenter. Au contraire, quand l'Evèque le dissuaderait de concoHrir, il devrait douter de sa vocation au ministère pastoral, ou au moins au régime de la paroisse en question.

19. Donc, abstraction faite de ces cas où l'Evêque aurait manifesté sa volonté ou son désir, et, d'autre part, supposant qu'on soit suffisamment préparé par la prière et l'étude à la nouvelle charge qu'on pense accepter, et qu'on ait obtenu le consentemevA du directeur de sa conscience, je répondrai à la demande affirmativement, savoir : qu'un prêtre peut concourir pour une cure paroissiale sans avoir d'ordre ni d'invitation, avec la simple permission de l'Evèque. Cela ne peut faire la matière d'un doute, après que le Concile de Trente a réglé que les cures paroissiales seraient conférées au moyen du concours ; par là, est évidemment approuvée la présentation spontanée au concours. De plus, tel est aussi le désir des Evèques qui, surtout quand ils sont nouveaux dans les diocèses, ne connaissent pas tous les ecclésiastiques capables de gouverner les paroisses, et qui, par le moyen des libres concours, parviennent à connaître la capacité de plusieurs.

20. Quelques-uns cependant, trop amateurs de l'antiquité, et peut-être en même temps peu versés dans l'antiquité, habitués à juger de la généralité par quelques faits isolés, ou encore prenant trop à la lettre quelque expression emphatique de tel ou tel Père, enseignent qu'aucun prêtre ne peut aspirer à une cure paroissiale sans l'ordre ou l'in-

i2 MANUEL PRATIQUE DU JEUNE CUBÉ.

vitation de l'Evêque ; que telle était la pratique de l'antiquité, et qu'on devrait en agir ainsi aujourd'hui, eu égard au grand danger qu'entraîne avec lui le gouvernement des âmes ; que ce sont des imprévoyants ou des présomptueux, ceux qui poursuivent d'eux-mêmes une carrière que les saints mêmes fuyaient.

1. Ceux-ci ne font pas attention qu'en argumentant d'après quelque particularité de l'histoire ecclésiastique, eux-mêmes, avant d'aspirer au sacerdoce, auraient dû attendre que l'Evêque fût venu les tirer de leurs familles et les eût introduits de force dans le sanctuaire, comme c'est arrivé plusieurs fois dans les premiers siècles de l'Eglise; qu'en outre, à l'exemple de quelques saints, pour ne pas dire de beaucoup de saints, ils auraient dû abandonner le monde et aller habiter les solitudes, comme le pratiquaient ces saints, afin d'éviter les nombreux périls qui se rencontrent dans la société.

22. Il parait donc que ceux-ci se montrent trop imprudents ; car, quand une pratique est conforme aux lois de l'Eglise, comme l'est celle du concours spontané, on n'a plus à critiquer, mais il faut simplement approuver. Ce sera donc une bonne oeuvre, que l'ecclésiastique qui peut croire qu'il a les qualités requises, et qui se sent le désir de coopérer au salut des âmes, aspire à un bénéfice paroissial, selon les dispositions du Concile de Trente. Il imitera plus tard les saints dans leurs voies extraordinaires, quand il en aura les inspirations extraordinaires.

23. Mais le danger qu'entraîne la charge d'âmes? La force de la grâce divine correspond à ce danger.

puisqu'il est hors de doute que Dieu donne au cénobite qui n'a à s'occuper que de lui une grâce suffisante pour lui; au Curé qui doit de plus s'occuper de sa paroisse, une grâce telle qu'elle suifisepour lui et pour ses paroissiens, absolument comme il accorde au Pape, chargé du soin de l'Eglise universelle, une grâce si abondante qu'elle suîfise à la fois à sa direction personnelle et au gouvernement de tout le peuple chrétien.

24. Ce que dit saint Pierre Chrysologue à ce sujet est rassurant. Il arrive aux pasteurs des âmes ce qui advient aux nourrices qui allaitent les enfants des souverains. Ceux-ci ne croient pas que ces femmes méritent par elles-mêmes de grands égards; toutefois, parce qu'elles nourrissent leurs enfants, qui sont de sang royal, ils tiennent à traiter celleslà comme ils ont coutume de traiter les plus hautes princesses, afin que leurs enfants soient nourris d'un bon lait. C'est ainsi qu'en use le Seigneur avec nous, pasteurs d'âmes : bien que, par nous-mêmes, nous n'ayons aucun mérite, cependant, par égard pour les âmes qui nous sont confiées et qu'il aime toujours beaucoup, il se montre envers nous généreux en bénédictions et en grâces, et il enrichit notre esprit de ses dons les plus précieux, pour que nous puissions donner à ses filles chéries une bonne nourriture. (V. Rodriguez, p. 3, 1. 1, c. yi.) Par là, le soin des âmes, au lieu d'être dangereux, deviendra très-profitable.

25. Cela est dit pour encourager tous les bons ecclésiastiques qui ont la capacité requise, à concourir pour les bénéfices paroissiaux sous la dépendance voulue de l'Evêque, selon les dispositions

J4 MANUEl PRATIQUE DU JEUNE CURÉ.

du Concile de Trente : cet encouragement ne saurait être que salutaire au peuple chrétien. En cilet, les Curés sont nécessaires dans l'Eglise de Dieu, et même il est indispensable qu'ils soient en grand nombre, car ce sont eux qui peuvent luire le bien le plus grand dans l'Eglise; bien plus, on peut dire que sans eux les Evèques par eux-mêmes ne peuvent faire presque aucun bien. Mettez, en effet, un saint Charles Borromée dans un diocèse où il y aurait de mauvais Curés. Que ferait un saint Charles? Il convoquerait des synodes, il répandrait des lettres pastorales, il irait en personne, il enverrait des visiteurs, etc.; pour le reste, s'il avait affaire à de mauvais Curés en contact immédiat avec les populations, tout resterait à l'état de lettre morte et serait peine perdue. Au contraire, supposez un diocèse ayant de bons Curés, bien que l'Evèque ne fût pas un saint Charles, ils feraient le bien d'euxmêmes. En effet, le Curé prêche, confesse, instruit la jeunesse, assiste les malades, visite annuellement chaque maison, est en contact avec toutes les familles , console les affligés, secourt les malheureux, etc.; s'il s'acquitte convenablement des devoirs de sa charge, il obtient un bien immense, dû 9 ses seuls efforts, que d'autres n'auraient pu ni faire ni empêcher. D'où il résulte clairement que ceux qui encouragent les bons ecclésiastiques à concourir pour les cures paroissiales rendent un véritable service à l'Eglise et contribuent grandement au bien des âmes, et qu'il faut hautement désapprouver ces mystiques rigoristes qui les en détournent par de faux raisonnements. Que si, par hasard, il se rencontrait parmi ceux-ci quelque auteur respectable,

BES DEVOmS DU CURÉ. <5

ce berait le cas de lui appliquer ces mots du poète : Qaandoque bonus dormitat Eûmerus (1).

(1) Comment réparer le défaut de vocaticn dans le ministère paitoral.

y ayant des remèdes à tous les maux, il ne faut pas se désespérer. Il faut rentrer dans l'ordre de la Providence par les gémissements de la pénitence et l'humiliation, par une sage crainte qui aiguillonne au bien, au lieu de décourager.

Mais si le Curé n'avait nulle science ni nulle disposition prochaine à en acquérir, il serait obligé de renoncer à sa cure. J'en ai connu un cas frappant à la suite de la Révolution de 89.

Egalement, si sa vie était scandaleuse, sans avoir la force de vaincre ses habitudes et attaphes criminelles, la renonciation à la charge d'âmes serait encore nécessaire. Ce cas se présente malheureusement. Hélas ! c'est presque toujours d'office, sans spontanéité, que l'indign-' s'e::écuîe.

Ces décisions seront sans doute un coup de foudre pour quelquesuns, mais comment les dissimuler sans prévariquer envers Dieu, envers les âmes et euvers l'indigne pasteur lui-même ? Mieux vaut renoncer a une cure qu'au ciel qu'on se fermerait ainsi qu'aux autres... Ne vous flattez pas d'un pardon in extremis, si difficile et si rare.

Si l'irrégularité de votre vocation ne tenait qu'à un mode vicieux, par exemple à des vues humaines, il suffirait, sans quitter votre état ni subir toutes les conséquences d'une démarche si pénible, de purifier vos vues, cherchant 'a l'avenir non quas sua sunt, sed qux Je&u Chnsti. Encore cette transformation spirituelle suppose-t-elle nn profond renouvellement intérieur par la grâce divine.

Si, au contraire, il existait quelque irrégularité oxncensure. canonique dont l'Eglise dispense et absout au besoin, le recours a la dispense et à l'abso.ution serait de rigueur ; mais interim abstineat innodatus, sauf scandale ou infamie, sachant que Leus non irridet.ir.

Il va sans dire que, dans tous les cas oii il y aurait eu prévarication, la pénitence sur le passé est conditio sine qua non, et que les exercices spirituels prolongés dans un asile de retraite deviennent alors plus nécessaires que jamais , afin de rentrer plus sûrement dans l'ordre providentiel sous la direction d'un guide éclairé.

Rien ne coûte au Curé bien persuadé de cette maxime de Judith : Vos estis presbyteri in populo Dei, et a vobis pendei anima illorum. (Judith., VIII, 21.)

J'ajouterai, avec l'annotateur de Segneri qui me guide ici, que certains, faisant ce que fait la multitude, s'en tiennent là. Mais

i6 MAIS^UEL PRATIQUE DU JEUNE CURÉ.

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