DES SCANDALES A EMPÊCHER
Des scandales pernicieux pour la foi,
97. Le Curé doit veiller spécialement sur l'intégrité de la sainte foi ; si donc il connaît que, dans sa paroisse, quelqu'un répande des doctrines et des
Votre plus grande attention . devra consister à bien choisir le moment favorable. Si, malgré toutes vos précautions, le coupable ne s'amende pas, souvent au moins n'en aura-t-il que plus d'affection pour vous. Ne vous étonnez passi les pécheurs ne veulent pas toujours s'avouer coupables, s'ils se plaignent d'être persécutés, s'ils vous prennent même quelquefois à partie, vous accusant d'agir légèrement et peut-être par passion : Quasrit in corripiente quid corripiat, dit saint Augustin. Eve et Adam repris de Dieu s'excusbrent aussi : Mulier quam dedisti mihi sociam, osa ajouter Adam. Il faut savoir essuyer la mauvaise humeur des gens, pour arriver à leur faire du bien. Si vous prétendez les réfuter, cela dégénérera en contestation stérile. Laissez passer l'orage, après quoi on vous remerciera peut-être de votre charité et on comprendra mieux cette sentence : Qui odit correptionem, vestigium est pecc'atoris. (Eccli, XXI, 7.) Si la correction ne produit pas de fruit, ne vous découragez pas et ne manquez pas de la recommencer au bout de quelque temps ; le coupable finit souvent par se rendre, ou tout au moins par devenir plus réservé et par là moins scandaleux : Dixisti semel, et non audioit; die bis et ter, et tolies, donec persuaseris. (S. J. Chrysost. ffo7n. 16 ad pop. Ant.) Ainsi de la persévérance.
La correction extérieure ne saurait réussir qu'avec la grâce, à force de prières. Accompagnez donc le zèle prudent des prières les plus firventes. C'est souvent par notre faute que nous échouons.
Telle est la conduite à tenir avec les pécheurs ordinaires; mais s'il s'agit de pécheurs qui aient l'impudence de se glorifier de leurs désordres, comme certains concubinaires, ou d'en faire un infâme trafic, comme les concubines, a des maux si désespérés il faut des
(1) Dans ces temps de débordement des passions qui voudraient imposer la tolérance du mal, il importe que les Curés se rappellent
DES DEVOmS DU CUBÉ. S7
maximes qui y soient opposées, il devra agir avec un grand zèle pour faire cesser ce scandale qui serait le plus pernicieux.
98. Si c'est un émissaire gagé, venu dans la localité tout exprès pour disséminer l'erreur , le Curé n'essaiera pas de le corriger personnellement, certain qu'il n'en retirerait que des moqueries et des injures. Ces émissaires sont totalement privés de tout sens religieux et moral ; ils regardent le Curé comme l'antagoniste de leur métier, et ils sont fiers de lui montrer qu'ils n'ont pour lui que haine et mépris, surtout quand ils se sentent appuyés et protégés. Si le Curé pouvait espérer que ses remontrances fussent écoutées, il serait obligé de recourir à l'autorité civile pour qu'elle remédiât efficacement au scandale ; en tout cas, il ne laissera pas que de dénoncer toute cette affaire à l'Evèque.
99. Dans beaucoup de localités, il n'y a pas d'émissaires gagés ; mais il y a, je puis dire, presque partout, des mécréants qui répandent de fausses maximes et des livres pernicieux pour la croyance
remèdes plus violents, il faut le fer et le feu. Si vous n'y pouvez rien, ayez recours à votre évêque, afin qu'il y mette ordre luimême par son autorité (autant que le permettent les jours mauvais que nous traversons.)
Aux deux obligations incontestables de la prédication publique et de la correction privée un auteur estimable aurait voulu en ajouter une autre : celle de porter les paroissiens à la perfectioa requise selon leur état. Mais ceci regarde plus le for intérieur da confesseur q;ue l'action extérieure du Curé.
(Note du traducteur.)
Tordre du Seigneur à Jérémie (i, 10) : Ecce constitui te... ut evellas, et destruas, et disperdas, et dissipes, et ce mot à Isaïe (lvi, 10) : Speculatores ejus ceci ornnes... canes muti non valentes latrare.
(^Note du traducteur.)
catholique. De nos jours, ils n'en occasionnent pas moins pour le peuple chrétien plus de dommage que les émissaires dont nous parlions tout à l'heure, parce qu'ils sont plus nombreux et qu'ils s'insinuent plus facilement dans les familles.
Quant à l'opportunité de la correction à faire à ceux-ci, il faut appliquer la doctrine déjà émise au sujet des incrédules et des railleurs du sacerdoce.
Le Curé, en attendant, devra observer quelles sont les vérités plus combattues et les expliquer au peuple avec étendue et clarté, afin qu'il trouve dans la prédication un antidote efficace contre le venin des erreurs disséminées.
100. Ce sera un moyen très-efficace pour prévenir les dangers qui aujourd'hui menacent la foi, d'inculquer souvent aux chrétiens le souvenir des paroles suivantes de saint Paul : Eaereticum hominem devita (Tit., ni, 10); et de celles-ci de saint Jean : Holite recidere eum in domum, nec Ave ei dixeritis. (II Joan., 10.)
De telles autorités des divines Ecritures sonnent trop mal aux oreilles des ennemis de notre foi, et ils vcgidraient les effacer comme trop contraires à l'esprit d'indifférence et d'absolue tolérance qui caractérise notre siècle ; mais c'est précisément pour cela qu'il y a une plus grande nécessité do les faire connaître au peuple et d'en inculquer la souveraine importance, afin que tous fuyant les liaisons, les compagnies des séducteurs, personne ne tombe dans les embûches de leur fraude et de leur malice. Le Curé exhortera vivement les fidèles à ne pas se lier d'amitié avec les personnes suspectes daus la toi, à ne les jamais admettre dans leur
coiiiianje ; mais il recommandera surtout aux chefs de t'amilie de les éloigner de leurs maisons, comme on tient à s'éloigner des pestiférés.
Il s'ensuivra que non-seulement il y aura une digue contre la perversion des bons, mais qu'en outre les incrédules, tenus éloignés des rendezvous, des festins et des conversations des bonnes et honnêtes familles, ne pourront plus avoir ni un grand crédit ni une influence sérieuse dans la localité ; d'où les dommages qu'ils feraient autrement à la foi seront empêchés, au moins en grande partie.
101. Avant tout, on avisera à ce que les émissaires de sectes et les autres incrédules ne puissent ouvrir d'écoles publiques, pas même pour apprendre à lire, écrire et calculer ; parce qu'ils se servent de ce moyen pour insinuer de funestes erreurs dans les cœurs des enfants. Que s'il s'en ouvrait d'une façon quelconque, le Curé n'omettra pas d'avertir et de conjurer les pères de famille de ne pas y envoyer leurs enfants. Et afin qu'ils ne puissent pas alléguer le prétexte de la nécessité où ils se trouvent de faire instruire leurs enfants , en l'absence d'autres maîtres dans la localité, le Curé ' devra s'employer chaudement pour qu'il s'y ouvre de tonnes écoles, tenues par des maîtres religieux et consciencieux, comme il sera dit plus tard.
102. Parce que les incrédules répandent à pleines mains les livres irréligieux et immoraux, le Curé devra aussi avoir l'œil sur cet autre moyen de perversion. A cette fin , non-seulement il prêchera fréquemment contre les mauvaises lectures, mais encore il exhortera vivement tous ceux qui auront
de mauvais livres à les livrer à l'autorité ou à les jeter au feu (1). On les enlèvera plus facilement de leurs mains, en les échangeant pour de bons livres : ce sera changer dans leurs mains le poison en pain.
403. Que le Curé réfléchisse que son obligation principale est de conserver l'intégrité de la foi, fondement de la religion et de toutes les vertus chrétiennes. Celui qui a la foi, quelque grand pécheur qu'il soit, peut atout instant se convertir, en se servant des moyens de justification qu'il trouve à sa disposition dans l'Eglise catholique ; mais pour celui qui a apostasie, l'Evangile fait résonner à ses oreilles le terrible jam judicatus est (2). [Joan., m, 18.]
(1) Généralement, la loi qni défendait de brûler les mauvais livre» et ordonnait de les consigner entre les mains de l'autorité ecclésiastique, n'est plus en vigueur. Les Evêques de la province de Turin, dans leur lettre pastorale du 29 juin 1S49, disent expressément : Bràlez, comme les premiers fidèles, tous les écrits ou livres mauvais.
(S) On se ferait difficilement chez nous, trop souvent ballottés par les vents des opinions, une idée de l'exigence de l'Eglise romaine en fait d'orthodoxie. C'est qu'elle est vierge d'hérésie. N'i- {înorant pas que caro infirma, elle se montre indulgente sur les écarts de mœurs suivis de résipiscence. Mais, au moindre soupçon contre la pureté de la foi, elle s'inquiète, s'enquiert et procède contre les suspects et les coupables d'une façon toute particulière, et sans ménagement, quelle que soit ia dignité de la personne qui erre. Aussi ne douté-je ]>as que les Romains durent être tout a fait formalisés de l'opposition persévérante des évêques du Concile du Vatican, s'abstenant d'assister a la session du 18 juillet 1870, où était proclamée l'infaillibilité papale. A leurs yeux, c'était sans doute le péché contre le Saint-Esprit. Aujourd'hui que la foi dépérit, efiforçons-nous de préserver les âmes de cette contagion qui, générale, pronostiquerait la catastrophe la plus épouvantable, parce qu'elle serait irrémédiable jar l'apostasie.
CNûte du traducteur.)
DES DEVOIRS DU CrRÉ. 61
Des scandales pernicieux aux bonnes mœurs,
104. Les scandales qui tendent à ruiner la foi sont les plus désastreux par l'intensité du mal qu'ils produisent ; mais ceux qui tendent à pervertir les mœurs sont les plus funestes par l'extension du mal qu'ils occasionnent. Or, cela vient de ce que les hommes sont bien plus enclins au libertinag-e qu'à l'incrédulité. Donc le Curé devra mettre tout son zèle pour empêcher aussi les scandales de cette sorte.
lOo. Tels sont ceux qui proviennent: 1° des spectacles, jeux et hais licencieux, et des relations libres entre personnes de divers sexes ; 2" des livres immoraux ; 3® des expositions de peintures et de statues indécentes ; 4<' de la liberté, et, ce qui est pire, de la promiscuité dans les bains ; 5» des discours dissolus et des chants licencieux ; 6° du cynisme de certains démons incarnés qui se montrent commettant les turpitudes les plus révoltantes, afin de scandaliser les jeunes gens et les jeunes filles ; 7° des femmes de mauvaise vie ; 8"» de l'ouverture des hôtelleries et des jeux pendant les saints offices ; 9° du travail public aux jours de fêtes ; 10° de la violation publique de l'abstinence aux jours maigres ; 11° des blasphèmes, imprécations et obscénités scandaleuses.
iu6. Quand ces scandales offensent la pudeur
publique, il serait bon d'invoquer l'action de la loi,
qui ne les tolère pas. Tout Curé, en tant que simple
citoyen et individu dans l'Etat, a le droit de réclamer
Man. dd J. Curé. 4
l'exécution de la loi, droit reconnu par les incrédules eux-mêmes.
On ne devra pas se dispenser de cette réclamation par le motif qu'elle sera probablement inlructueuse, comme cela a déjà eu lieu d'autres fois ; car l'expédient le pire de tous auquel on puisse recourir à l'égard du vice, c'est de le laisser en paix. Si l'on ne peut le détruire, au moins importet-il qu'on l'inquiète ; par là on obtient déjà qu'il ne se montre pas si effrontément. De plus, les autorités autrelois indolentes, voyant que les instances se réitèrent, ne voudront peut-être pas et ne pourront pas se montrer toujours sourdes à des réclamations légales.
107. Que si le Curé, connaissant les personnes qui sont au pouvoir , prévoit que sa réclamation, parce qu'elle est faite par lui, sera inutile, il recourra à l'expédient d'intéresser les plus notables et les plus influents du lieu en laveur de sa réclamation, ou, ce qui est encore préférable, il les engagera à se charger de faire eux-mêmes ce recours indépendamment du Curé, comme si c'était une affaire qui vint d'eux-mêmes. Car le laïcisme étant plus en faveur que la cléricature en bien des lieux de ce monde, un recours fait par des laïques et conforme à la loi a une force singulière, et s'il parait que l'influence cléricale y est étrangère, il n'en a que plus de poids.
lOS. Si, au contraire, le scandale est de ceux tolérés par la loi, le Curé ne s'en effraiera pas et ne se lassera point de le combattre avec les moyens qui sont à sa disposition. Le zèle industrieux peut faire beaucoup par lui-même, quoique non soutenu
DES DEYOmS DU CURÉ. 63
par la loi ; si les moyens directs manquent, il s'en trouve d'indirects non moins efficaces , comme ou le verra plus loin.
i09. Touchons maintenant brièvement les différentes sortes de scandales indiqués ci-dessus, et voyons comment le Curé pourra y remédier.
Il y a en plusieurs endroits certains oisifs, vivant dans l'aisance, qui, pour procurer une proie à leur immoralité et corrompre la jeunesse du pays, spécialement les jeunes filles, se font les promoteurs de spectacles et de bals licencieux. Ils sont fort peu disposés à prêter l'oreille aux avis du Curé qui voudrait les reprendre ; ils se font même un malin plaisir de ses lamentations sur les scandales qu'ils donnent. Il serait donc au moins inutile que le Curé s'adressât à eux pour les porter à se désister de leurs entreprises ; car ils s'efforceraient d'en faire davantage, à son grand dépit. Le Curé devra plutôt recourir au moyen de la prière, priant lui-même et engageant à prier les âmes pieuses (moyen qui est toujours sous-entendu, quoique non exprimé) et, quand il plaira à Dieu, il verra descendre d'En Haut le remède.
110. Il devra, en outre, agir auprès des personnes du lieu les plus exemplaires et les plus notables, afin que par leur influence la répression des désordres soit obtenue, ou qu'au moins ils soient diminués, s'ils ne peuvent disparaître entièrement. Par dessus tout, qu'il ne cesse de s'ingénier pour que les personnes qui jouissent d'une bonne réputation ne prennent aucune part, mais plutôt qu'elles se montrent toujours opposées à ces divertissements licencieux. S'il obtient cela, ces
excitations au pùclié ne pourront pas durer longtemps, mais elles tomberont d'elles-mêmes peu à peu. Une mauvaise coutume ne résiste pas à la vive et continuelle désapprobation des meilleurs de la localité.
i\\. Ensuite le Curé devra toujours, et de toute manière, s'appliquer à combattre les bals, de quelque espèce qu'ils soient, plus ou moins immoraux, publics ou privés. Je dis de quelque espèce qu'ils soient, parce que les bals où, selon la coutume dont on ne s'écarte pas, les hommes et les femmes dansent ensemble, ont nécessairement en euxmêmes une dose d'immoralité qui ne laisse pas que d'être forte (ponderabile).
Il devra les combattre tous, qu'ils soient plus ou moins immoraux, publics ou privés, parce qu'infailliblement là où s'introduit la coutume de danser, encore qu'elle commence par des bals moins dangereux, elle progresse vite dans les plus licencieux, et qu'à cause de cela, tous les bals sont l'occasion de beaucoup de péchés, surtout pour la jeunesse.
112. Certaines personnes font une grande différence entre les bals publics et les bals privés, comme si les premiers étaient seuls dangereux et les autres innocents; ils sont confirmés dans cette opinion en voyant que ceux-ci sont reçus même dans les familles pieuses et réglées. Je ne veux pas disconvenir que l'immoralité s'enhardit plus aisément dans les bals publics par le libre accès qu'y ala gentla plus déliontée ; toutefois, qui voudra nier que dans les bals privés, quoiqu'ils aient lieu d'ailleurs dans des familles bonnes et respectables,
la jeunesse ne trouve pas de très-puissants stimiiiiints aux passions ?
Ûu'ua garçon et qu'une fille se prennent par la main, se contemplent réciproquement avec des yeux immobiles dans leurs pius gracieux mouvements, et s'embrassent, comme cela se pratique dans tant de bals, au son d'une douce mélodie, n'y aura-t-il pas là de quoi tenter et vaincre la vertu la plus solide des saints, pas même la plus chancelante des mondains ?
En supposant que les familles où se passent ces divertissements soient bonnes, ils restent toujours par eux-mêmes fort périlleux ; d'où il n'est pas douteux que le Curé fera bien de s'opposer aux bals de toute espèce.
113. S'il trouve dans la paroisse l'usage enraciné des bals, il devra procéder avec beaucoup de réserve et de modération, sans prétendre le voir extirpé à l'instant. Au confessionnal, il le combattra selon les besoins divers des âmes ; puis en chaire, surtout au catéchisme, il tonnera fort contre les bals les plus licencieux, ce dont nul ne pourra s'oilenser; il parlera ensuite avec plus de modération des bals en général, tout en en signalant souvent le péril, mais sans exclamations ni invectives, louant beaucoup la jeuness % spécialement les jeunes filles, qui s'en éloigne. De cette manière, la mauvaise habitude diminuera peu à peu, et il pourra espérer de l'extirper enfin.
114. Il la combattra aussi indirectement, en cultivant avec grand soin la piété dans les femmes et les filles. 11 est de fait que celles qui s'adonnent vraiment à la piété se retirent des bals ; de plus,
dans les paroisses où la piété prend de l'extension, les bals ne peuvent s'enraciner beaucoup. En commençant à en éloigner celles qui jouissent de plus d'estime, les autres, qui seraient tout disposées à y prendre part, se sentent portées à s'en abstenir; et s'il arrive que la piété se généralise, on peut dire que c'en est fait des bals dans cette localité. L'expérience a démontré que dans les paroisses de ce genre, si l'on voulait y donner quelque Lai, il était nécessaire d'inviter des femmies et des filles étrangères, même en payant ; et par là le bal tombait en discrédit, et l'entrepreneur en était pour ses frais.
Ilo. Un mal à peu près équivalent à celui des bals, ce sont ces fréquentations libres entre personnes des deux sexes, qui ont lieu dans les soirées d'hiver en bien des endroits. Les jeunes gens s'y montrent effrontés, les filles y deviennent dévergondées, et l'innocence s'y perd prématurément ; il s'ensuit aussi des conséquences déshonorantes. Le Curé, pour déraciner ces coutumes coupables, prêche de la chaire, exhorte au confessionnal ; il s'adresse aux pères de famille, sans se lasser ni se décourager s'il voit toutes ses sollicitudes presque infructueuses. En persévérant dans ses fatigues à cette fin, il aura la consolation de voir, après un certain temps, quelque bon résultat.
116. Qu'il veille aussi à ce que les romans, les récits et les poésies qui entraîneraient au mal, ne circulent pas dans Ijs mains, notamment de la jeunesse. Et parce que le peuple est si curieux de lecture, que le Curé avise à avoir de bons livres à donner ou au moins à prêter, ce dont il sera question au chapitre xn.
DES DETOIRS DU CUPJS. 67
m. Qu'il ait soin que l'on n'expose pas de statues ou de tableaux indécents en public, ni dans les maisons privées. Ces objets nuisent plus que les livres immoraux, parce qu'ils sont l'occasion de mauvaises pensées, même pour ceux qui ne savent pas lire, sans compter que la vue fait plus d'impression sur l'imagination que la lecture. C'est pourquoi le Curé devra exhorter ceux qui possèdent ces objets scandaleux à les soustraire à la vue des personnes, soit en public, soit en particulier, et s'il peut obtenir que, au lieu d'être cachés , ils soient détruits, son zèle aura le meilleur résultat ; car s'ils sont conservés, il n'y aura pas de cachettes si sûres que, dans un temps donné, le démon ne parvienne à les en faire sortir pour être exposés aux regards.
118. Que si l'on veut excuser le scandale et nier le danger, par la raison que ces objets sont là depuis longues années et que personne à présent n'y fait attention, on répondra qu'aussitôt que ces objets sont reconnus indécents, on ne peut alléguer pour eux la prescription, même centenaire, et que de les avoir laissés exposés depuis longtemps avec un vrai dommage pour les mœurs publiques et privées, on n'en pourrait tirer d'autre conséquence, sinon qu'on a mal fait en ne les ôtant pas depuis bien des années ; on ajoutera qu'il est faux que personne ne fasse plus attention à ces objets qui excitent au péché, car dès qu'ils sont exposés en public, ils attirent les regards de tous les étrangers, et s'ils sont dans des maisons, ils attirent les regards de tous ceux qui fréquentent la maison, et qui n'y font que trop attention, bien qu'ils ne le montrent pas : tous les vicieux, soit parmi les membres de la
famille, soit parmi les domestiques, y trouvent une pâture qui répond à la concupiscence de leurs yeux. Il est à noter enfin que ces objets excitent surtout la curiosité des enfants : quoiqu'ils aient encore peu de jugement, néanmoins, guidés i>ar l'instinct de malice, qui, môme dès l'âge le plus tendre, recherche le secret, ils ont assez de perspicacité pour éviter d'être remarqués quand ils considèrent ces objets ; et, quand ils ne sont pas vus, ils les regardent et les contemplent de près et à leur aise.
119. Dans les paroisses riveraines de la mer, des lacs et des rivières, les bains deviennent l'occasion de bien des scandales. Il y a scandale à ce que les petits garçons et les petites filles se baignent au même endroit ; il y a scandale à ce que les hommes et les jeunes garçons se baignent entièrement nus dans le voisinage des chemins ou des habitations où se tiennent effrontément des femmes et des jeunes filles pour les voir ; il y a scandale à ce que quelques femmes s'exposent, dans certains endroits, à être vues quand elles se déshabillent -et se rhabillent; il y a scandale à ce que celles-ci conduisent avec elles leurs fils, même déjà grands
Le Curé alors devra élever la voix et tonner fortement pour inspirer l'horreur de ces insultes à la décence publique, corriger en particulier leurs auteurs, ne se donnant de relâche que quand le désordre aura pris fin. On avertit ici que si le désordre était étendu et manifeste, ce serait un des cas où le Curé est tenu de recourir à l'autorité civile, pour que, selon l'exigence de la loi, elle pare à l'abus, comme je l'ai dit plus haut.
Dans ce recours, il sera particuhèrement oppor-
DES TEVOIRS DU CXJKÉ. 6Ô
tun d'intéresser les pères de famille à réclamer pour l'intégrité des mœurs de leurs propres filles.
120. Une autre source de corruption se trouve dans les discours déshonnètes si communs et dans les chansons licencieuses. Le Curé n'omettra rien pour corriger ces habitudes criminelles par la prédication et les avertissements privés ; mais pour les chansons immorales , il devra chercher un remède plus positif, qui ne puisse pas manquer son but : c'est d'introduire et de propager beaucoup, parmi la population, le chant des cantiques sacrés. Et parce que ce point est d'une tout autre importance qu'il ne paraît peut-être de prime abord, j'insisterai là-dessus tout spécialement.
Il est de fait que, surtout les femmes et les filles assises au travail de longues heures et de longues journées, tiennent à se délasser par le chant : or, cela tournera à leur avantage, parce que, si le chant est honnête, ce sera un délassement salutaire, même à l'àme.
Cependant il y en a beaucoup qui, contentes de chanter, sont très-indifférentes sur le sujet du chant ; pour elles, une chanson amoureuse est la même chose qu'une complainte de la Passion ; celles qui savent de bonnes chansons s'abstiennent d'en lire et d'en chanter de mauvaises, surtout si elles y sont excitées par une personne d'autorité, comme est pour elles le Curé.
121. Il devra donc aviser à répandre dans la paroisse beaucoup do petits livres contenant des cantiques sacrés, et veiller à ce que quelques-unes des femmes et des filles les plus dévotes enseignent à les chanter ; ce qu'il obtiendra facilement en pu-
Miant les indulgences qui y sont attachées {{). On pourra surtout s'aider de bonnes maîtresses d'école, s'il y en a dans la paroisse. Ce sera encore un moyen plus elficace pour atteindre le but, si le Curé, avant de commencer le catéchisme aux jours de fêtes, fait chanter aux garçons et aux fiiles quelque cantique sacré , ce qui d'ordinaire plaît beaucoup au peuple et attire un plus grand nombre d'enfants au catéchisme. En chantant dans l'église ces cantiques sacrés à toutes les fêtes, la population entière les apprendra, et en y joignant les exhortations du Curé, ils remplaceront les chansons peu décentes et égrillardes qui se chantaient auparavant.
(1) Le prêtre Jean Bosco, très-désireux de propager les louanges et les cantiques spirituels en l'honneur de Dieu, de la sainte Vierge Marie et des saints, a supplié le Pape re';înant de vouloir bien accorder les indulgences suivantes, et le Saint-Père y a consenti avec bonté, signant le vénérable rescrit de sa propre main.
1° Indulgence d'un an à ceux qui enseigneront gratuitement le cbant des louanges saeiées, en pratiquant l'exercice en public ou en particulier au moins quelquefois, et une autre de cent jours a ceux qui en pratiqueront l'exercice dans un oratoire public ou privé, chaque fois que cela aura lieu.
20 Indulgence plénière à gagner, à la clôture du mois de Marie, par ceux-là qui, dans le courant du même mois, se sont occupés particulièrement a chanter les louanges sacrées à l'église, et ont assisté à la dévotion du mois de Marie.
3» Indulgence plénière une fois le mois pour ceux qui, au moins à quatre jours ds fêtes, ou même a quatre jours ouvrables, prendronfpartau chant ou k l'enseignement d.s louanges sacrées ; cette indulgence se gagnera le jour oh l'on aura fait précéder la confession et la communion. Afin qu'on puisse gagner les indulgences susdites, il est requis que les louanges aient l'approbation de l'autorité ecclésiastique.
4' Ces indulgences sont applicables aux âmes des fidèles défunt».
A Rome, près de Saint-Pierre, le 7 avril 1S5?.
« Nous accordons avec bonté sulou la demande. « Pie IX, Pape. »
(V. Mois de Marie da prêtre Jean Bosco. Tarin, 1858.)
DES DEYOmS DU CURÉ. 71
122. Là OÙ il y a de ces démons incarnés qui , dans les chemins déserts, dans les vestibules et les escaliers des maisons, et parfois même par les fenêtres, se font voir, particulièrement aux jeunes filles, commettant les dernières turpitudes, à dessein de leur apprendre toutes sortes de malices, le Curé devra tâcher de les découvrir, pour les faire venir devant lui et les reprendre comme ils méritent, les avertissant que, s'ils recommencent pareilles infamies, ils seront dénoncés à l'autorité compétente. Si ensuite il ne croyait pas pouvoir se commettre avec cette engeance, il devra aussitôt engager les parents des filles scandalisées à faire leur dénonciation à l'autorité, en la corroborant par les réclamations d'autres chefs de maison du voisinage. Et parce qu'il les trouvera probablement timides ou indolents à faire cette démarche, il les animera et encouragera, avec zèle et chaleur, à ne pas surseoir le recours au remède efficace à des scandales si criants. S'il ne peut les déterminer à cette dénonciation, il devra la faire lui-même.
123. Les filles de mauvaise vie, dont les unes sont publiques et autorisées au plus infâme commerce, et les autres, autant que c'est possible, secrètes et circonspectes, sont une source d'immoralité et de scandales innombrables. Il est excessivement difficile de ramener les premières ; toutefois, selon qu'il a été dit, le Curé, quand une occasion favorable se présentera, leur fera entendre une parole de salut, à laquelle il pourrait bien se faire qu'il y eût annexée une miséricorde divine. Ces misérables créatures ont des moments de profonde amertume et de déboire ; dans l'un de ces moments surtout, un
avis salutaire peut porter coup et faire une impression favorable sur leur cœur. En fait, quelqu'une d'entre elles reçoit de Dieu, de temps en temps, la grâce de conversion et la force pour se retirer du monde. Celles qui ne se convertissent plus, ce sont les vieilles mégères entrepreneuses de ce commerce, chez lesquelles la malice des démons a passé et qui en sont la plus expressive personnification. D'un autre côté, celles-ci mêmes pouvant se trouver de temps à autre dans des circonstances propices, il faudra les corriger puisqu'elles sont encore susceptibles de résipiscence.
124. S'il est question des secondes, c'est-à-dire de celles qui se cachent, le Curé aura en main un ouvrage beaucoup plus facile. Elles n'ont pas encore rompu avec la pudeur innée à leur sexe, et elles redoutent toujours de passer pour des femmes déshonorées ; de là, elles écoutent plus humblement la parole du Curé, et elles se laissent gagner au repentir avec moins de difficulté, surtout si le Curé s'emploie auprès de leurs parents et de leurs meilleures amies, pour que ceux-ci secondent les tentatives de son zèle pastoral. Parmi elles, il s'en trouve de plus faibles que perverses, et quand elles sont éclairées, exhortées, encouragées, surtout recommandées à un bon contesseur, elles se tournent vers le bien. Rappelons-nous l'adultère de l'Evangile, et comment elle fut accueillie par le Sauveur : il paraît qu'elle était précisément une femme de cette espèce.
125. Quand ensuite les personnes de mauvaise vie sont incorrigibles, le Curé avisera à obtenir qu'au moins on s'éloigne d'elles. S'il y a espoir de succès.
DES DETOIPvS DU CUHÉ. 73
le Curé déposera ses preuves entre les mains de l'autorité locale ; autrement, s'il est bon chrétien, entre celles du maitre de la maison. Qu'il ne se rejette pas sur le raisonnement favori des négligents et des lâches, déjà réfuté plus haut : Si ce scandale disparaît d'ici, il passera ailleurs. De ce qu'on ne peut pas ôter du monde les voleurs, tout le monde ne s'en tient pas moins en garde pour qu'ils n'entrent pas dans la maison. D'ailleurs, comme cela a déjà été répété, il n'y a pas de pire expédient que de laisser en paix les vices et les scandales qui en découlent.
126. Ensuite, les hôtelleries ouvertes, les jeux et autres divertissements qu'on se permet pendant le temps des saints offices, font beaucoup de mal aux populations , parce que cela donne occasion, surtout aux hommes, de s'éloigner des offices, de ne plus entendre la parole de Dieu, de se livrer à la débauche, aux médisances, aux blasphèmes, pour le moins à l'oisiveté, dans le temps même qui devrait être tout spécialement consacré au service du Seigneur. Que le Curé, quand il le pourra par son autorité et son influence, n'omette pas de s'employer pour enlever ou au moins diminuer cet abus.
127. Il y a un autre abus presque aussi blâmable, c'est que, pendant le catéchisme, les hommes restent oisifs et circulent sur la piace de l'église (i). Un Curé, ne pouvant parvenir à y remédier autrement,
(1) Il faut savoir qu'au moins dans une partie considérable de i ntaiie, nos offices chantés sont remplacés, vers l'heure de vêpres, par le catéchisme 'les adultes, auquel tout le monde est censé prendre part. Je reviendrai sur les détails de cet intéressant exercice.
(Note du traducteur.J
hlAii. DU J. CuaÉ. 5
faisait réciter par le peuple réuni pour le catéchisme trois Pater et trois Ave pour ceux qui restaient sur la place, et un bon nombre d'entre eux, ne pouvant souffrir que les assistants leur disent : Nous avons prié pour vous, vinrent ensuite et des premiers à l'église. J'ai vu une église de village où le Curé était parvenu à extirper l'abus, de manière que jamais, dans le temps des offices, deux hommes ne se rassemblaient et ne causaient ensemble sur la place.
128. Que le Curé veille à ce que l'abus ne s'introduise pas de travailler les jours de tètes, ni de tenir les boutiques ou magasins ouverts. Si quelqu'un commence et que le Curé se taise, beaucoup d'autres, poussés par l'intérêt, en feront autant. Si l'abus se trouve déjà établi dans la paroisse, qu'il avise à le déraciner par la prédication et les admonitions privées.
129. 11 doit encore avoir plus à cœur que l'abus de faire gras les jours défendus ne s'introduise pas dans la paroisse. Ce péché qui se commet de sang-froid, sans l'excitation d'aucune passion, est la disposition la plus prochaine à l'incrédulité et à l'apostasie. Quand l'homme commet une faute grave parce qu'il est entraîné par la colère, l'intérêt, la luxure, passions si violentes, il a un prétexte dans son péché, et on comprend qu'une personne qui a la foi ait pu le commettre ; tandis qu'ici , le péché qui se commet en mangeant quelque peu de viande à la place de poisson, chose assez indifférente à la passion de la gourmandise, ne s'explique que par la raison que la foi est déjà perdue ou en voie de se perdre.
430. Finalement, le Curé aura soin de combattre le scandale qui provient des blasphèmes, des imprécations et des paroles obscènes. Qu'il prêche fortement contre cette espèce de péché ; qu'il reprenne particulièrement les parents grossiers dans leur langage, d'où provient le dommage principal, et les jeunes gens quand ils se mettent à tenir ces mêmes propos. S'il y veille et s'y emploie avec un vrai zèle, surtout dans les paroisses de campagne, où le Curé est mieux écouté, il fera un grand bien.
431. Pour conclusion sur les scandales, il est bon d'avertir que, pour en atténuer la force et l'influence, il importera grandement que le vice ne soit jamais dépouillé de l'infamie qui l'accompagne naturellement, et qu'ainsi il ne passe jamais pour chose presque indifférente. Le sens commun des hommes, même là où ne brille pas la lumière de la foi, regarde le vice comme chose abominable, et les vicieux comme gens déshonorés ; même chez les protestants, les Turcs et les idolâtres, si vous donnez à une femme la qualification de courtisane, elle se regarde comme insultée. Ce sens commun n'a même pas permis un jugement différent alors que les infortunées de cette espèce avaient l'office de prêtresses auprès de la déesse Vénus. Et veuillez bien noter que, non-seulement les personnes ouvertement vicieuses sont considérées par le monde comme déshonorées, mais aussi celles qui ont une profession quelconque , non criminelle par elle-même, quoique rarement exempte de vice. Je me rappelle avoir lu les plaintes que faisait un de nos régénérateurs modernes sur la triste fatalité que les comédiens n'aient pu jusqu'ici acquérir dans la société
l'honneur et l'estime : ce savant ne comprenait pas le mystère d'une telle fatalité 1
Toutefois le vice tend toujours à diminuer, et, s'il était possible, à eflacer en lui le caractère d'infamie et de déshonneur dont il est empreint ; et l'impiété moderne qui voudrait bien s'appeler tolérance se torture plus que jamais pour lui obtenir grâce devant notre société. Et véritablement, si une personne débauchée et scandaleuse pouvait se présenter partout, respectée et honorée à l'égal d'une, autre bien réglée et édifiante, le progrès de l'impiété toucherait à ses dernières limites.
132. Le Curé devra donc veiller à conserver et à consolider ce jugement salutaire, dicté par le sens commun, savoir : le vice déshonore et est infamant. Et ce sera là son occupation en chaire, au confessionnal et dans les entretiens particuliers. Qu'il n'évite pas, par charité, les gens vicieux, aux désordres desquels il peut compatir cordialement, en détestant souverainement la malice qui les rend tels; mais qui est-ce qui pourra prétendre que, par charité pour le pécheur, on respecte le péché luimême?
A ce propos, voici deux petites histoires qui pourront fournir au jeune Curé quelque lumière.
133. 11 y avait dans une paroisse une femme trèseffrontée, qui, librement et avec désinvolture, s'introduisait dans les maisons et aimait à causer avec les honnêtes mères de famille ; plusieurs de celles-ci, par un excès de bonté et par respect humain, ne savaient pas lui faire l'accueil qu'elle méritait, et subissaient sa conversation. Le Curé en fait venir deux et les avertit que leur honneur va en
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souffrir, si elles continuent à converser avec cette impudente, dont lui-même, comme tout le monde, ne faisait aucun cas. Craignant alors pour leur propre honneur, les mères de famille confièrent à leurs amies l'avis reçu, et à partir de là, les unes et les autres commencèrent à éviter ce rapprochement. La coupable vit tout de suite qu'aucune ne la regardait plus d'un hon œil et que toutes fuyaient sa compagnie ; elle devint furieuse de cet affront, et à l'instant elle transporta son domicile bien loin de cette paroisse.
134. Un autre fait, arrivé ici même, démontre combien il importe de flétrir le vice. Une femme de mauvaise vie, qui singeait la dame de condition élevée, usant de ruse et de fourberie, avait pris à loyer un appartement dont le propriétaie était un bon chrétien. Au bout de quelques jours, celui-ci s'aperçut de la fraude jouée dans l'acte de location, et sachant que, pour procéder par voie légale, il devrait faire un long et dispendieux chemin avant de pouvoir se débarrasser de l'importune, il recommanda l'affaire à un savetier farceur qui demeurait au rez-de-chaussée de cette maison. Celui-ci disposa une illumination à l'entrée même, et il l'alluma à la tombée de la nuit. Les personnes de la rue, accourues à cette clarté insolite, demandaient : « Dominique, que faites-vous donc ce soir? » Il répondit : « Finit aujourd'hui l'année que j'ai pris femme; je me trouve si content que j'ai voulu faire fête ». En même temps, des quatre ruelles qui aboutissaient à ce portique, on voyait déboucher quelque pratique de la dame, qui, ne voulant pas être trop vue eu face par ceux qui entouraient le portique illu-
miné, tournait aussitôt les talons ; elle revenait plus tard, mais lu clarté continuait. Dominique de rire et de se moquer avec quelques autres. La dame comprit très-bien ce que cela sig-nifiait, et dès le lendemain matin elle débarrassait la maison.