‹ Manuel pratique du jeune curéChapitre 45 sur 83 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

DE L'EXTRÊME-O^XTION.

447. Le Curé tiendra l'huile sainte dans l'église ■ ; un lieu affecté à cela, qui sera sec, propre, orné, comme le prescrivent les règlements canoniques, et, s'il y a des prescriptions particulières au diocèse, il aura soin de les observer.

Il avisera à ce que l'huile sainte soit portée aux malades avec respect, et que la bourse, le surplis, l'étole, soient propres et décents, comme il convient aux choses qui servent à l'admixiistration d'un sacrement.

448. Souvent il arrive que le Curé n'est appelé pour administrer ce sacrement que quand le malade est déjà mourant. Si alors il pense qu'il en ait le temps, ayant pris le surplis et l'étole, et tenant le vase de l'huile samte, il omet toutes les autres prières et commence de suite par l'onction des yeux avec la forme ; puis, sans essuyer les parties, il achève les autres onctions. Il essuiera ensuite, et, si le malade survit, il récitera les prières omises, comme le prescrit le Rituel.

Si le moribond était près d'expirer, ayant pris le

vase de l'huile sainte, même sans surplis ni étole, il commencerait par oindre un œil, puis une oreille, une narine, la bouche, et enfin une main, si elle est à la portée (je dis si elle est à la portée, car le sens du toucher étant répandu par tout le corps, ce serait assez d'une onction à la tète), et il dit en même temps sous condition : Pei' istas sanctas unctiones etsuam piissimam misericordiam indulgeat tibi Dominus, quidquid deliquisti per visura , auditum , odoratum , gustum, loGutionem et tactum. Saint Alphonse remarque qu'il est à propos de mettre ainsi le mot deliquisti avant, pour que, si le malade expire pendant que se fait l'onction, la forme soit complète, aumoins pour quelques sens.

449. On doit aussi noter que, dans ce même cas, on a coutume de ne faire qu'une seule onction sur le front, en disant : Per istam sanctam unctionem, et suam piissimam misericordiam indulgeat tibi Dominus quidquid per sensus deliquisti. Cependant, comme de graves théologiens pensent que l'onction des cinq sens est nécessaire à ia validité du sacrement, et que l'onction des cinq sens de la façon indiquée est facile à faire dans un instant, puisqu'ils sont si rapprochés les uns des autres, et comme il s'agit de la matière du sacrement, je croirais préférable la méthode indiquée de l'onction consécutive de tous les cinq sens. Si l'on jugeait que le temps manque absolument, et qu'il faille se borner à faire une seule onction, la forme pourrait être ainsi conçue : Per istam sanctam unctionem, et suam piissimam misericordiam indulgeat tibi Dominus quidquid per sensus deli' quisti, nempe visum, auditum, odoratum, gubio.ni, locuiionem et tactum. Il est à noter conséquemment que

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si, dans ces cas, le malade survit, il faut aussitôt renouveler sous condition toutes les onctions prescrites.

Les autres avis concernant l'administration de ce sacrement ont déjà été placés à l'Appendice I, c. n.

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