‹ Manuel pratique du jeune curéChapitre 5 sur 83 · TI- NOTE DU TRADUCTEUB · texte numérisé non relu

TI- NOTE DU TRADUCTEUB

lUi conserver son caractère natif qne de le défigurer par des retranchements et des appropriations, comme le fil M. de Tassy, évêque de Chiilon.dans l'édition à\i Pastoral de saint Charles, en 1697, tiré des Avis aux Curés de Constanza, archevêque de Cosenza, en ÌG06. Je préfore me borner à quelques annotations qui initient le lecteur à ces usages différents des nôtres, usages qui intéressent toujours comme historiques et disciplinaires. Quelques additions suppléent aussi à certaines lacunes et approprient davantage l'ouvrage à nos mœurs. Je ne dis rien de la traduction, qui ne se recommande que par la fidélité du sens de l'auteur, grâce à la bienveillante coopération des RR. PP. Ministres des Infirmes, Italiens d'origine, de langue et de mœurs, c'est-à-dire, au courant de la matière, établis dans le diocèse d'Autun. J'ai dû laisser intacte la forme, quelque simple qu'elle soit, préférant, avec les Italiens, un fond précieux fidèlement conservé à un ajustement artificiel disparate, d'autant plus qu'il s'agit d'un auteur de poids et de matières délicates dont chaque expression a sa portée. Je ne veux pas être un autre Siméon Métaphraste, à l'exemple du P. Maillard traduisant élégamment saint Jean de la Croix, mais beaucoup trop librement. Je maintiens même certains italianismes de mise avec le clergé. Qu'ainsi le fonds de l'auteur soit tout, et que la forme ne soit rien.

Non te offendat auctoritas scribentis, utrum parvse vel magnse littérature fuerit ; sed amor purss veritatis te trahat ad legendum... quiddicatur, attende. {Imit. Ch., 1. I, G. V, n. 1.)

I.e P. Duez, premier traducteur français de h Perfection de Rodrignez, en 1C21, répétait après saint Augustin : Meum otium magnum haôuit negotium, et il ajoutait : que sans grande a /faire, on peut être beaucoup affairé; car c'est la vérité qu'en une traduction, il g a beaucoup de peine, sans beaucoup d'affaire ; mais cependant, quand le livide est bien choisi, il y a un singulier contentement p'jur le traducteur^ un grand profit pour le public, et d'autant plus de mérite devant Dieu, que l'on est mieux à l'abri des louanges mondaines, qui sont assez souvent la peste des bonnes œuvres et la perte des vertus. C'était aussi le sentiment de Busée, éditeur de Ludolphe le Chartreux : Vita Jesu Chrtsti, qui, à la même époque, disait : Tutiusque nos interdum in alienis versarif quàm de novo prasumptuose aliquid molirû

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