DU CERCLE
restres valent en myriamètr. ou kilomètres :* pour les myftamètres , il faut reculer le point d’un chiffre; pour les kilomètres, de *2; ainsi, 3 anciens degrés équivalent à 33 myr. 333, ou à 333 kilom. 33; 9 anciennes secondes , à 0 kilom. 28.
degré»
degrc»
degré»
drgré»
anciennes
degré»
ancien».
décim.
anciens.
décim.
minutes.
décim.
anc. second.
anc. min.
Table LXXJV. Conversion des Degrés déci- ^ maux en Degrés , Minutes et Secondes ' ordinaires.
10 degrés décimaux font exactement 9 degrés ordinaires ; on peut donc opérer la conversion en retranchant un 10°; mais U reste des décimales qu i! faut convertir en
368 division
minutes, et ensuite les décimales de minute • à convertir en secondes : la table suivante épargne tous ces calculs. ' q,
Nous donnons ici la conversion , non seu*è lement des degrés décimaux , mais aussi de leurs fractions décimales jusqu’aux dix-millièmes, en observant que les centièmes sont des minutes décimales , et les dix-millièmes dés secondes.
10000 e * de dre.
ÎOO*'
de dcg.
deSrc9 décimaux.
dét imal.
décimal.
lüfà é * de dee.
de dcc.
décimal.
décimal.
En appliquant cette table à la nouvelle division du méridien terrestre , et aux. me* ures décimales qui en dérivent, on Voit
Di.
mj temps. ’ 369
que le décamètre, qui forme le 10 , 000 ' du degré terrestre , répond à 19 26 "" de l’ancien degré; i’heGtomètre ou 1000* du degré «décimal, à 3 " lk ,,f 24 ""; le kilomètre ou 100 e du degré décimal, à 32 " * 111 '" ; le myriamètre ou 10 e de degré décimal, à 5^ 2 U r \ et enfin le degré décimal, à bU' del’anciéhne division. . • ' 1
Table LXXV. Division du temps ; concordance des calendriers.
les besoins de la société ont fait imagine* diverses périodes , pour mesurer le temps :
la nature en offre deux remarquables , dans le cours du soleil; ses retours au mémé point de l’écliptique marquent les années * comme ses retours au méridien marquent les jours.
Le jour commence à minuit , et se Compose de 24 heures , dont chacune est divisée en 60 minutes, la minute en 60 secondes, etc. Certains peuples comptaient les heures du lever du soleil ; les Italiens , encore aujourd’hui, les comptent de son coucher : tout le reste de l’Europe compté de minuit pour les heures du matin , et de midi! pour celles du soir. Les astronomes , qui font commencer le jour à midi , comptent
24 heures de suite , sans distinction du
matin et du soir.
DIVISION
L’année est composée de 12 mois de 80 ou 31 jours : cette division r qui remonte à la plus haute antiquité , et qui s’accorde avec celle de l’écliptique en 12 signes de* 30 degrés chacun , doit sans doute son origine à la révolution lunaire , qui est de 29 jours et demi. Les phases de la lune auront peut-être aussi donné la première idée de la semaine , petite période qui se trouve mêlée aux calendriers de tous les peuples : mais ni les mois , ni les lunaisons, ni la semaine , ni les jours, ni même les heures , ne sont des parties aliquotes de l’année, qui est de 365 jours, plus la fraction décimale 0.2A226A.
L’observation du gnomon avait suffi pour faire reconnaître que le soleil revenait à peu près au même point de l’écliptique, en 365 jours. L’année fut donc d’abord de 365 jours, mais on s’aperçut qu’elle était trop courte d’environ 6 heures, et c’est pour y remédier, que Jules-César ordonna que, tous les A ans, l’année aurait un jour de plus. Dans cet arrangement, on ne tint pas compte des 11 minutes 10 secondes qui manquent aux six heures; ce qui obligea le pape Grégoire XIII à réformer de nouveau le calcn~ drier,en statuant que les années séculaires, qui étaient toutes bissextiles, ne le seraient plus que de A en A. Cette dernière réformation date du A octobre 1582, à minuit; le lendemain on compta le 15 octobre , en re-
Dt? -DEMI*; ' 371
tranchant 10 jours qui se trouvaient de trop , c’est ce qu’on appelle le calendrier grégorien.
Quand Jules-César réforma le calendrier romain , le désordre était bien plus grand, qu’en 1582 ; il fut obligé d’ajouter 90 jours à l’an A7 avant notre ère; cette année de A55 jours fut appelée l’année de confusion.
Le mode d’intercalation actuellement établi approche, autant qu’il est possible, d’une rigoureuse exactitude ; l’année moyenne qui en résulte n’excédant l’année tropique que de 25 secondes, ce qui donnerait à peine un jour en 4000 ans.
Les dix jours retranchés en 1582, et les bissextiles qui se suppriment 3 fois sur A aux années séculaires , font la différence de l’ancien au nouveau style. Cette différence, qui était d’abord de 10 jours, a été, en 1700, de 11 jours; en 1800, de 12 jours; elle sera de 13 jours en 1900. Les Russes sont la seule nation de l’Europe qui ait conservé l’ancien style ; les peuples catholiques avaient adopté sans délai la réformation grégorienne ; les Anglais ne l’ont admise qu’en 1752.
\?ère ou la manière de compter les années se rattache ordinairement à un évènement remarquable. L "'ère vulgaire remonte it la naissance de J* C.
En l’abolissant pour les usages civils, la loi du 5 oct. 1793 avait créé une nouvelle ère datant du 22 sept. 1792, jour où la ré-
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publique avait été proclamée par la convention,. L’année fut divisée eu 12 mois égaux de 30 jours, et terminée par 5 ou 6 jours qui n’appartenaient à aucun mois. La loi du A frimaire an 2 donna des noms par-»
tiGuUers aux. nouveaux mois (i J ; l’année fut .appelée sQxtile, lorsqu’elle était de 366 jours, parce qu’alors il y avait 6 jours compLémentaires ; les années 3, 7 et 11 ont été Sextiles. Le mois fut divisé en 3 décades , le jour en 10 heures , 1'lieure en 100 minutes , etc,
Ces innovations blessaient de longue»
habitudes , et ne pouvaient s’accorder avec les pratiques religieuses ; elles jetaient d’ailr leurs beaucoup d'embarras dans nos relations politiques et commerciales , et nous isolaient , pour ainsi dire , au milieu de l’Europe > qui , presque entière , ainsi que J’ Amérique, avait adopté le calendrier grégorien,
La division du jour en 10 heures contra-, yiait gratuitement les usages du peuple, et ne dérangeait pas moins les calculs de la géographie et de la navigation : en conservant la division sexagésimale du cercle , la minute décimale était sans rapport avec les
(i) Vendémiaire , brumaire , frimaire ; nivôse , pluviôse , ventôse ; germinal , floréal, prairial; messidor , tbwmidor , fratUdar.
DU temps.
degrés de longitude ; en admettant même la division du cercle en AOO degrés, le quart de la révolution diurne ne pouvait pas être représenté en heures par un nombre entier.
On reconnut bientôt les inconvépiens et l’inutilité de ces changemens ; ils ont éte successivement abrogés. L’art. 22 de la loi du 18 germinal an 3 suspendit indéfiniment la disposition de la loi du A frim. an 2,
2 ui rendait obligatoire l’usage de la division écimale du jour. Les articles 56 et 57 de la loi du 18 germ. an 10, en maintenant l’usage dù calendrier d’équinoxe ( républicain J, rendirent aux jours les noms de lundi , etc , qu’ils avaient dans le calendrier des solstices {grégorien), et fixèrent le repos des fonctionnaires publics au dimanche. Enfin , le sénatus- consulte du 22 fructid. an 13 a ordonné qu’à compter du 11 nivôse an IA (1 er janvier 1806), le calendrier grégorien serait seul mis en usage. Il ne reste plus de traces du calendrier républicain , que dans les époques de paiement des rentes sur l’état, fixées aux 22 mars, juin, septembre et décembre de chaque année , correspondant aux 1“ germinal , messidor , vendémiaire et nivôse.
Pour tout le temps qui s’est écoulé, de la fin de 1793 au 1 er janvier 1806 , si Ton a besoin de connaître à quel jour du calendrier grégorien se rapporte la date d’ une loi , .