‹ Manuel pratique et elementaire des poids et measures, des monnaies, et du calcul décimal;Chapitre 21 sur 189 · TABLES PROVISOIRES · texte numérisé non relu

TABLES PROVISOIRES

comparatifs de toutes les mesures et .poids qui étaient eu usage dans les diverses communes, et l’on peut regarder comme Certaines les évaluations qu’ils contiennent , sauf l’observation contenue en l'article suivant. . *•/)!'

Moyen de rectifier les tables calculées sur les mesures provisoires , pour les rendre conformes aux mesures définitives.

Les tableaux comparatifs publiés ; avant la fixation définitive dû mètre et du kilogramme , avaient été basés fcur - une lom* gueur de AA 3 lign. AA pour : le mètre , et sûr un poids de 188A1 grains pour le kilogramme : le mètre et le kilogramme ayant été fixés définitivement, par la loi du 19 frimaire an 8, à AA3 lign. 296, et à 18827 grains 1 5- centièmes , le ; mètre se trouve diminué d’un 3000° environ , et le kilogramme d’un 1A00®. Les rapports antérieurement calculés ont donc besoin d’une légère correction ; voici le moyen de la faire avec toute l’exactitude dont on peut avoir * besoin dans la pratique. * ; r.u-

Si le nombre donné en mesures provisoires ne contient pas plus de 3 chiffres , il n’y a aucune correction à faire pour les mesures de longueur et de suriacé.. Pour celles de solidité, de capacité et de poids-

S2 . .FflACTIQNS* .

on ajoute l au troisième chiffre , si le premier surpasse 6 , . . • < ...

En général, étant donné un nombre quelconque en mesures . provisoires , pour avoir la quantité équivalente eu mesures définitives, il faut y ajouter un 3000 e pour les mesures de longueur, un 1500* pour les mesures de surface, un 1000® pour celles de s.olidité ou de capacité , un 1A00® pour les poids.

Lorsqu’on a besoin d’un résultat encore plus exact, il faut retrancher un 80® de la correction , s’il s’agit d’une mesure de longueur, surface , solidité ou capacité ; et ajouter , au contraire , 3 centièmes de la première correction , s’il s’agit d’un poids. Le résultat obtenu par cette seconde correction, ne pourra plus être en erreur que dans le 7* chiffre au plus, approximation qui deyra toujours être jugée suffisante. ; -

DES FRACTIONS

. La règle à suivre pour convertir les fractions ordinaires en fractions décimales , es^ de diviser le numérateur par le dénominateur, en ajoutant au premier autant de zéros qu’on veut avoir de décimales au quotient. Voir ci-devant, page 72. Ainsi, pour réduire la fraction S U en centièmes, on di-

FRACTIONS

vise 3ùû par A; le quotient est de 75 % r par conséquent, 5 /« reviennent à 0.75. De même , si vous voulez connaître la valeur de 7s avec trois décimales, divisez 1000 par 3 , vous trouverez au quotient 333 ; Vl est donc à peu près égal à 0.333, ou à 0.33* si on se borne à 2 décimales : s / 8 est égal au quotient de 5000 par 8 , ou 0.625 ; 7 h, égale 70000 divisé par 12, ou 0.5833, et> ainsi pour toutes les autres fractions.

Au lieu d’ajouter tout d’un coup au numérateur un certain nombre de zéros , on peut ne les ajouter que successivement dès «qu’on parvient à n’avoir plus de rester l’ opération est finie ; mais tant qu’il y a un, reste, on peut continuer d’abaisser des zéros jusqu’au degré de précision qu’on veut:

obtenir, puisque le nombre de zéros que l’on conçoit à la suite du dividende n’est pas limité.

La division peut se faire sans reste, lorsque la fraction à convertir en fraction décimale a pour dénominateur les nombres ou 5 , les puissances de ces nombres , comme Jt, 8, 16, etc. , 25, 125y 625, etc. , ou bien un composé de 2 et de 5ou- de leurs puis-*sauces , sans autre facteur. Mais si. la fraction proposée a tout autre nombre pour dénominateur, on ne peut avoir une traction décimale qui lui soit rigoureusement égaie ; oit en approche seulement d’autant

FRACTIONS

plus* qu’on emploie un plus grand nombre de décimalesv Par exemple , il n’y a point de fraction décimale qui sort exactement égale à la fraction */s ; mais 0.33 , 0.333, 0.3333, etc;, peuvent la remplacer,, en observant d’ajouter d’autant plus de 3 qu’on à; besoin d'une pliis grande précision. Si l’unité de mesure a été bien choisie , 2 ou 3 décli&ales seront toujours suffisantes. 1

Par la conversion des fractions ordinaires eu fraclipns décimales f 011 les réduit au môme dénominateur, ce qui donne la facilité de les comparer ensemble. Plusieurs personnes auraient peine à dire sur-lechamp le rapport qui se trouve entre une demie , un tiers , un quart , un cinquième : réduites en centièmes , ces fractions sont entre elles comme les nombres 50, 33, 25 et 20 , au moins à très-peu prèç.

Un avantage qui résulte encore de la conversion des fractions ordinaires en décimales, c’est la facilité de pouvoir les soumettre aux règles de l’arithmétique.

U faudrait plusieurs opérations assez longues et assez compliquées , pour additionner les quatre fractions ordinaires dont nous avons parlé , une demie , un tiers,; un quart y un cinquième, ou pour soustraire l’iiiie de l’autre. Rien n’est plus simple, si l’on opère sur les fractions décimales qui y correspondent. Exemples :

FRACTIONS. 85

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