‹ Manuel pratique ou traité de l'exploitation des chemins de ferChapitre 5 sur 78 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

ritable. Le commerce et l'industrie doivent trouver en elle un auxiliaire, actif, zélé, intelligent, attentif à saisir toutes les occasions de se perfectionner. Sans vouloir dénigrer qui que ce soit, nous croyons pouvoir affirmer que les Compagnies sont à cet égard bien loin d'avoir réalisé tout ce qui leur est possible. Le travail récent de la Commission d'enquête nommée par M. le Ministre de l'agriculture et du commerce ne peut, malgré ses excessifs ménagements, laisser aucun doute sur ce point. 11 met en relief l'infériorité de la France notamment vis-à-vis de l'Angleterre, et révèle des faits qui appellent une prompte réforme.

« En Angleterre, ditle rapport (première partie, pageLi), « le transport des marchandises n'est assujetti légalement « à aucun délai déterminé. Les seules dispositions légis- « lalives qui concernent les délais de transport et de lift vraison portent simplement que les Compagnies de « chemins de fer devront efTecluer le transport dans un c( raisonnable délai. Mais dans la pratique, les Conipa- (( gnies ont interprété ces termes si vagues de la loi par (( une célérité très-remarquable, même en ce qui conc( cerne la petite vitesse. »

Un peu plus bas, le même document continue en ces termes :

« Ainsi en fait, quoiqu'elles ne se trouvent en face (( d'aucune obligation légale à cet effet, les Compagnies « anglaises expédient et délivrent la marchandise dans c( un délai- extrêmement court, parle service ordinaire « répondant à notre petite vitesse. Sur toutes les lignes (( importantes, sans exception, les colis remis dans la « journée sont expédiés le soir même et délivrés aux

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