TROISIEME PARTIE
Les institutions républicaines, pour se fonder et durer, supposent des mœurs républicaines. Elles portent sans doute en elles-mêmes une vertu moralisatrice : tandis que le despotisme est essentiellement corrupteur, elles ont naturellement pour effet d'élever et d'ennoblir les âmes; mais au moins faut-il que cellesales secondent et à leur tour les soutiennent. Autrement elles n'arriveraient môme pas à se faire accepter, ou elles ne seraient bientôt plus qu'une lettre niorte. Voyons donc, pour compléter notre analyse des éléments constitutifs de la république, quelles sont les mœurs qui doivent répondre à ses institutions et leur donner la vie. Déjà, en exposant les principes fondamentaux de la république, nous avons montré comment il est vrai de dire avec Montesquieu que la
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vertu est le fondement de cette forme de gouvernement. C'est cette pensée qu*il s'agit de reprendre parle détail en analysant les mœurs qu'appelle la république.