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La circumnutation

Pour étudier de plus près les phénomènes d’enroulement que présentent les plantes volubiles, il importe beaucoup d’examiner la circumnutation des tiges qui jouissent de la propriété de s’enrouler. Nous semons des graines de Phaseolus mulliflorus dans des pots de fleurs, assez grands, remplis de terre de jardin. Le phénomène de la circumnutation ne s’observe point, ou peu nettement, sur les premiers entre-nœuds, mais bien sur les suivants. Les longs sommets des tiges sont penchés par leur propre poids, et si nous les observons plus attentivement, nous remarquons qu’ils ne sont pas immobiles, mais qu’ils sont animés d’un mouvement ininterrompu qui leur fait décrire un cercle. La vitesse de ce mouvement révolutif varie avec la température ; dans des conditions favorables, le sommet des plantes de Phaseolus décrit une révolution complète en 1 heure 1/2 à 2 heures. Ce phénomène de nutation tournante ou révolutive provient de ce que les différentes lignes longitudinales de la périphérie de la tige ont successivement une croissance en longueur plus intense que celles de la face opposée. Il en résulte que lorsque nous marquerons d’un trait à l’encre de Chine la face convexe d’une tige volubile inclinée, nous retrouverons plus tard ce trait sur la face concave de la tige, après que le sommet aura décrit un demicercle.

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