Les torsions libres
On coupe des sommets de tiges de 20 à 30 cm. de longueur d ’lpomœa purpurea ou de Phaseolus, très robustes, croissant à l’extérieur le plus verticalement possible, et n’ayant encore rencontré aucun support. Après avoir plongé l’extrémité inférieure des matériaux d’étude dans un petit vase contenant de l’eau, on les place sous une grande cloche en verre ou dans un grand vase en verre dont l’ouverture est fermée au moyen d’un disque de carton. Afin que l’air qui enveloppe
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les plantes reste très humide , on arrose avec de l’eau les parois du vase ou de la cloche. Dans ces conditions, les tiges continueront à croître et, après 2 à 3 jours, elles auront opéré quelques torsions libres (1). J’ai obtenu ce résultat dans des expériences effectuées sur des Plia seolus et des Ipomœa purpurea. Cette dernière plante convient particulièrement bien pour ce genre de recherches. J’ai vu se produire des torsions libres, que les plantes séjournassent dans l’obscurité ou qu’elles fussent exposées à la lumière. La figure ci-contre (fig. 117) représente une tige à'ipomæa ayant subi des torsions libres. On remarquera (j’ai eu d’ailleurs l’occasion de le voir plus nettement encore dans d’autres cas) que les parties les plus inférieures de la tige tordue, par conséquent les plus âgées, sont plus élancées que les plus jeunes. C’est là un phénomène dont nous aurons plus tard à rechercher les causes.