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Réaction microchimique de l’asparagine

Je me suis efforcé de démontrer (2) que les molécules vivantes d’al-

(1) Yoy. Zacharias, Botanische Zeitung , 1881, p. 169.

(2) Yoy. Detmer, Vergleichende Physiologie d. Keimung sprocesses der Samen , 1880 ;

TROISIÈME DIVISION

bumiiie du protoplasme ou, comme je les appelle, les éléments physiologiques donnent par dissociation , en toute circonstance et dans toute cellule en vie, des combinaisons azotées et non azotées. Ces dernières serviront à la respiration et fourniront les matériaux nécessaires à la croissance des cellules, etc., tandis que les premières s’accumuleront bientôt en quantités plus ou moins grandes dans les- cellules, ou serviront à régénérer les matières protéiques avec l’aide de corps non azotés. Les produits azotés de la dissociation des éléments physiologiques du protoplasme (asparagine, glutamine, leucine, tyrosine, allantoïne) sont encore d’une grande importance à cause du rôle considérable qu’ils jouent dans le transport des aliments à l’intérieur de l’organisme végétal.

L’asparagine (amide de l’acide amidosuccinique) semble être le plus important des produits de décomposition azotés des matières albuminoïdes. C’est pourquoi nous lui consacrerons une attention spéciale et que nous chercherons d’abord de quello manière on peut constater, par voie microchimique, sa présence dans les cellules végétales.

Si on traite une solution aqueuse concentrée d’asparagine par l’alcool absolu, l’asparagine se précipite, car elle est à peu près insoluble dans l’alcool. On peut également précipiter par l’alcool l’asparagine qui est contenue dans le suc cellulaire. Et comme les cristaux produits, appartenant au système rhomboidal, possèdent une grandeur considérable et une forme caractéristique, il sera possible d’établir par voie microchimique l’existence de cet acide amidé dans les cellules (I).

Les coupes, comprenant plusieurs couches de cellules, afin que toutes les cellules ne soient pas ouvertes, seront déposées dans un verre de montre dans lequel se trouve de l’alcool absolu, puis agitées rapidement de côté et d’autre dans le liquide avant d’être examinées. S’il n’existe qu’une très petite quantité d’asparagine dans les cellules, il convient de placer les coupes sur le porte-objet, de les recouvrir d’alcool absolu, d’appliquer la lamelle et d’attendre qu’elles soient desséchées pour les examiner au microscope.

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