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Les matières grasses des plantes et leur dosage

Lorsqu’on épuise par l’éther des matières végétales desséchées et contractées, on obtient une solution qui laisse un résidu formé essentiellement de matières grasses quand on la soumet à l’évaporation. La quantité de substances étrangères qui accompagne cette graisse est d’ordinaire si minime qu’elle peut presque toujours être négligée, lorsqu’on s’occupe du dosage des matières grasses dans les organes végétaux. L’appareil que représente la fig. 84 convient très bien pour ce dosage (1).

On verse de l’éther dans un petit ballon k, fermé au moyen

d’un bouchon traversé par l’extrémité inférieure d’un tube à chlorure de calcium ch. L’autre extrémité du tube est fermée au moyen d’un bouchon percé d’une ouverture dans laquelle on introduit la branche la plus courte d’ un tube de verre g courbé deux fois à angle droit.

La longue branche de ce tube passe à travers l’un des trous d’un bouchon percé de deux ouvertures, d’un petit ballon h’ dont il atteint le fond. La seconde ouverture du bouchon reçoit un tube en verre g' . Si on bouche maintenant l’extrémité inférieure du tube à chlorure de calcium avec un peu

Fig. 84. — Appareil pour le dosage des matières grasses. d’ouate purifiée par l’aC-

tion de l’éther, et qu’on porte sur cette ouate les matériaux d’étude (2 à 5 gr.) réduits en poudre

(1). Voy. Detmer, in Forschungen auf. d. Gebiete der Agriculturphysik de Wollny, vol. 2, cah. 1.

LES TRANSFORMATIONS CHIMIQUES DANS l’üRGANISME VÉGÉTAL. 231

fine et desséchés à 103° G., on a tous les éléments nécessaires pour effectuer un dosage de matières grasses. En plongeant le ballon h dans l’eau chaude, il se forme des vapeurs d’éther qui se condensent en partie dans le tube à chlorure de calcium, et en partie seulement dans le ballon h. Lors du refroidissement de l’appareil, tout l’éther revient dans le ballon h , après avoir enlevé à la matière végétale une certaine quantité de matières grasses. En chauffant l’éther à diverses reprises, le liquide en Je' contiendra finalement toutes les matières grasses des matériaux d’étude. On filtre la solution, si c’est nécessaire; on distille l’éther avec précaution ; puis on dessèche à 103° C. le résidu du ballon h et on le pèse.

Les matières grasses sont constituées par des mélanges d’acides gras libres et de glycérides. Je démontre la présence de la glycérine dans ces dernières substances en procédant de la façon qui va être indiquée. Dans une capsule en porcelaine, 57 c. c. environ d’huile d’olives sont mis pendant longtemps à digérer au bain-marie avec une solution étendue de potasse. Après refroidissement, le liquide est additionné d’un grande quantité de sulfate de sodium ; le savon formé est séparé par filtration, et le filtrat, neutralisé par l’acide sulfurique. Puis le liquide est soumis à l’évaporation ; le résidu, traité par l’alcool ; la solution obtenue, séparée par filtration des sulfates et évaporée. Après avoir été traitée de nouveau par l’alcool, pour être purifiée, la solution est évaporée après filtration. Il reste un liquide sirupeux, d’un goût sucré, la glycérine. Si on dissout dans l’eau ce résidu et qu’on mélange une partie du liquide avec une solution étendue de sulfate cuivrique, dans laquelle on a précipité de l’hydrate cuivrique par l’addition d’une solution de potasse, on observe que l’hydrate de cuivre se dissout (réaction de la glycérine).

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