‹ Manuel technique et pratique d'anthropométrie crânio-céphalique (méthode, instrumentation)Chapitre 18 sur 66 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

Différence entre le diamètre basio-bregmatique b p et le diamètre voisin b V. La moyenne du premier serait d après Weissbach de 13,3; elle n'at-

teiiuli-ait 13,7 que chez les Ruthènes. Sou amplitude de vai-ialion serait de -l'I \). 100. Il serait moindre de un centimètre cluiz la l'emme. Quant à la droûli ô V il laquelle s'afjpliquent les cliilTres du tableau précédent, et qui a pour inconvénient Firicertitude du point u, dans une série qui nous appartient, et qui se compose de 70 crânes de races autrichiennes, on constatait comme moyenne 13,10; le cliilTre le plus fort: 13,7 se rencontrait chez les Magyai'es; le plus petit : 13,2, chez les Allemands; enliii l'amplitude de variation était de 23,8 (0,() p. 100 dans lexcursion inférieure — 14,2 dans l'excursion supérieure).

ARTICLE IV. — Rayons de la face.

Ces rayons dont on appréciera plus à fond l'utilité ultérieurement, quand nous nous occuperons de la triangulation crâniocéphalique, ont pour but de permettre de mesurer la distance du point b de la base aux trois points cardinaux de cette région, et, par suite, de déterminer la mensuration de la face en elle-même ou dans ses rapports avec le crâne. On nous accordera, croyonsnous, sans peine que l'on ne saurait mesurer un corps avant d'avoir fixé la dis-tance d'un point quel /3 z>

conque de ce corps à trois autres points connus. Or les trois points les plus appropriés à cette besogne, dans l'espèce, ce sont les points n, x, m. On voit à priori tout le parti que l'on pourra tirer dans la suite de ces rayons.

Le rayon Z»n constitué par une ligne qui joint la base du crâne, le basion antérieur [b] à la racine du nez n, est désigné sous le nom de longueur de la base du crâne ou du cerveau.

Le rayon bx, formé par la droite qui unit le basion antérieur 6 à la base du cône nasal ou épine nasale inférieure a?, s'appelle longueur de la base faciale.

Enfin bm est un rayon produit par la jonction linéaire du basion antérieur b au point médian le plus inférieur du maxillaire supérieur m; c'est le raxjon basio-maxillaire.

§ 1. Voici quel est l'état civil métrique de ces trois rayons :

1° La longueur de la base du cerveau bn (V. fig. 4) a pour mesure dans la série de 215 crânes masculins normaux de VVeissbach de 9 à 11 centimètres. Ce sont ces chiffres ou des chiffres intermédiaires que l'on trouve dans 98 p. 100 des spécimens en question. La moyenne en est : 9°, 93. Les moyennes les plus fortes s'appliquent aux Bohémiens et aux Ruthènes ; le chiffre qui les concerne est: 10,2. Les moindres chiffrent 9% 8 : c'est le nombre que donnent les crânes allemands. L'amphtude de variation comporte 28,2 p. 100, c'est-à-dire l'excursion inférieure de 13,6 et supérieure de 14,0 (-|- 13,0-1- 14,6 =28,2) P- '^OO-

Cette longueur est en moyenne un peu moins forte dans les 16 crânes d'aliénés du sexe masculin de la collection de Gall. Elle va, en effet, de 8,8 à 10,8 ainsi répartis :

2 crânes = 8 . 8 à 9 7 — = 9 à 9.9 7 — = 10 à 10.8

-2 MANUEL D'ANTHROPOMÉTRIE CRANIO-CÉPIIALIQUE.

Welcker et Weissbacli ront mesurée chez 49 lemmes allemandes. Ils ont trouvé à 10,3. La plupart des crânes de cette série, c'esl-à-dii'C 30 d'entre eux donnèrent le chilVre de U à 9,9. La grande série d'Aehy l'ournit assez souvent le cliiltre de 8 centimètres. Les 9 femmes de la collection de Gall décelaient aussi un petit minimum : 5 d'entre elles présentaient les chiffres de 8^6 à 8,9.

Enlin notre collection de crânes de criminels (14) semble montrer (on ne saurait, en elTet, atth-mer quand il s'agit d'une si petite série) que la ligne bn est plus courte chez eux. Car sur 10 crânes, c'est-à-dire sur plus des deux tiers des sujets, la ligne hn oscille entre 9",! et 10 centimètres, tandis que 4 d'entre eux présentaient un rayon bn de 10,1 à 10,5.

2° La longueur de la base faciale bx, nous avons eu la bonne fortune de la pouvoir établir par la mesure de 122 crânes, qui se composent de 70 crânes empruntés à Vhofmuseum de Vienne et 22 crânes trouvés dans V Anatomisches Muséum de la même ville. Ces 92 spécimens mesurés par nous appartenaient à des races autrichiennes; nous y avons joint 30 crânes de Welcker. Qu'on veuille bien en suivre l'analyse.

Proportion de ce degré de la série dans la sei'ie

On constatait 7°3 sur 1 crâne 0.8 p. 100

La moyenne qu'avait trouvée Welcker est de 9,4. Elle devient ici 9,2.

L'amplitude physiologique nous parait être de 8,1 à 10 centimètres. L'amplitude de variation est des 35 centièmes de la moyenne (excursion inférieure 20,6 p. 100 ; — excursion supérieure 15.2 p. 100; total exact = 35,8 p. 100).

Généralement le rayon de la base faciale bx est plus court que le rayon de la base du cerveau bn. Toutefois il y a des exceptions.

Malheureusement cette droite bx porte en elle un point de repère anatomique trop indistinct. Où aller chercher l'extrémité inférieure du cône nasal que l'on entend dénommer ici par la lettre x. Il est assez difficile de le fixer sur le crâne à vue d'œil, sans l'avoir préalablement marquée. On la marque après l'avoir choisie, une fois pour toutes, atin que toutes les mesures qu'elle servira à déterminer présentent le caractère rationnel le plus indiscutable.

3° Le point m du rayon basio-maxillaire bm présente, lui aussi, en un certain sens, un défaut de netteté. Il ne sera pas le môme chez l'enfant et le vieillard dépourvus de dents, que chez l adulte, si l'on n'a pas, comme nous, le soin de le fixer juste au-dessus du rentlement formé par les alvéoles, c'est-à-dire sur le véritable bord inférieur de la branche dentaire du maxillaire supérieur, bord qui n'appartient évidemment pas au même arc de cercle que les alvéoles. Ou, si l'on préfère, on le fixe à l'extrémité supérieure du renflement formé par les alv(!oles, ce qui est exactement la même chose.

De notre manière de faire il résulte que notre rayon bm et les droites que nous tirerons du point m comme centre (V. plus loin) n'ont pas la même valeur que les lignes de Weissbach.

Dans une série de 207 crânes masculins, Weissbach attribue au rayon bm la

1 C'est à dessein que nous varions nos expressions pour désipuer le terme sériaire ; on éclielonnc les quaulib's numériques dota longueur étudiée par degrés ou, ce qui est la même chose, par termes, auueaux sériaires, dans la série considérée.

MlîNSURATIOiNS LINÉAIRES OU RECTILIGNES. 2'J

noyenne de 9%3. Son amplitude de variation comporterait 37, G p. 100, soit Texcursion intérieure do lti,l p. 100, et l'excursion supérieure de 21,5. Chez les

f lemmes, la moyenne est moindre de huit dixièmes.

§ 2. La conséquence naturelle de la construction des rayons de la face, c'est la possibilité de joindre mathématiquement les extrémités libres de ces rayons,

I leurs extrémités périphériques, toutes situées sur le pian médian antéro-pos-

! lérieur, exactement comme les extrémités périphériques des diamètres maxima hi crâne : de compléter par conséquent par des cordes, les ligures primiti- . ement esquissées. Nous avons déjà lait pressentir qu'il fallait préciser la

, situation respective des points eu question, ahn d'asseoir les relations géoméiriques du crâne et de la l'ace ainsi que du corps complexe constitué par ces lieux solides ; sans quoi l'analyse de leurs caractères respectifs et de leurs

I particularités d'ensemble participerait d'une observation par trop empi- ! rique.

A. Si l'on joint le point x au point w, on obtient le triangle facio-nasal nxb, I dans lequel la droite nx ou ligne nasale mesure la distance connue sous le I nom de longueur nasale (compai'ez les deux figures 4 et 4 b). Remarquons du ! reste que cette distance constitue, de l'épine nasale supérieure à l'épine nai -sale inférieure, de la racine à la base du nez, une hauteur plutôt qu'une loni -gueur. Ce qui au demeurant importe le plus, c'est qu'en connaissant bien les j chiffres de la dimension de chacun des trois côtés du triangle bxn et qu'en j calculant la valeur de ses angles, on aura en main les caractères crànio-cé- I phaliques ; il suffira à l'avenir, pour le reste de la mensuration crànio-céphaj lique, de prendre la distance d'un point quelconque du corps envisagé aux

1 trois points 6, n, x, dûment étabhs, pour obtenir toutes les inconnues. En .effet, lorsqu'il s'agira de points crànio-céphaliques situés sur la ligne qui I limite le plan médian antéro-postérieur, on n'aura qu'à en mesurer la disitance par rapport aux points b et n, puis qu'en présence de ces points médians tconsidérés comme points de repère, il saute d'emblée aux yeux si les autres sont ^situés au-dessus et en arrière, au-dessous et en avant de la droite bn. Telle test, disons-le sur-le-champ, la méthode de fixation trigonométrique du plan I médian antéro-postérieur ; les mesures des distances qui séparent des points b 1 et n, chacun des autres points du plan médian antéro-postérieur, donnent I des chiffres qui permettent, quand on le veut, de construire, par les procédés lies plus exacts de la géométrie, le diagramme linéaire du plan médian ant téro-postérieur.

Quelle est toutefois la valeur numérique qui nous manque, celle du troirsième côté du triangle facio-nasal, de la droite nx [hauteur nasale)"! Nous posr sédons une série de 120 observations qui se décomposent en 30 spécimens 1 de VVelcker et 90 crânes de races autrichiennes nous appartenant. Elle se for- 1 mule ainsi :

Sur 8 CTcànes la droite nx mesure i'^Q à 5" = 6.7 p. 100 44 — — a.l 5.5 = 36.7 —

La moyenne de 'VVelcker était de 5,8. La moyenne de l'ensemble n'est plus que de 5,7. L'amplitude de variation comporte 29,8 p. 100 (excursion inférieure =19,3; excursion supérieure = 10,5).

B. Si l'on joint le point x au point m, on forme, pour les mômes raisons déjà énoncées, le triangle maxillaire supérieur mxb (comparez les deux figures ^1- et Ab) dans lequel le côté xm a pour valeur, d'après nos mensurations de 70 crânes de races autrichiennes ; 1%15. Ce sont les Slowènes qui présentent

2'- MANUIlL U'ANTIlROPOMliTRIE CIUNIO-CEPJIALIQUE.

la plus haute uioyenno 1,:23. La moyenne inférieure appartient aux Italiens. 1,01. La moyenne des Allemands est de 1,10.

Sur ii crânes on constate O"? à CO'i 44- — 10 \:i

Il — 13.:; t.'i

L'amplitude de variation est par conséquent colossale, elle oscille de 39 p. 100 pour chacune des excursions inférieure et supérieure, soit au total de 78 p. 100 du chilfre de la moyenne.

Ajoutons que les soixante -dix crânes précédents fournissent povn- le i-ayon ùm la moyenne de 9%38, la plus grosse moyenne appartenant aux Allemands et aux Magyares (9,58); la plus petite, aux Serho-Croates (9,14), et ramjjlitude de variabilité oscillant entre 19 p. 100 (excursion de diminution) et 14,G (excursion d'augmentation), total 33,0 p. 100. Voici le schème ordonné par échelons ou termes sériaires :

7*= 6 1 crâne.

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