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RIGIDITÉ DU COL

dur du col ou à des modifications pathologiques de sa substance, que le col soit le siège de vieilles cicatrices, qu’il soit envahi par un néoplasme ou qu’il ait subi la transformation myomateuse.

Il est enfin certains cas de rigidité spasmodique où le col s’applique étroitement sur la partie fœtale et ne se laisse pas forcer.

Le pronostic variera suivant le degré de rigidité et sa persistance ; c’est un simple incident dans les cas légers ; la vie de l’enfant peut être compromise dans d’autres, par suite de la lenteur du travail, des contractions énergiques de l’utérus irrité par l’obstacle lesquelles, après avoir rompu la poche des eaux, troublent fâcheusement la circulation fœto-placentaire. On voit enfin survenir des ruptures soit du col soit du corps de l’utérus.

Conduite à tenir. — En premier lieu veiller autant que possible à la conservation du matelas protecteur de la poche des eaux et par conséquent s’abstenir de toute rupture artificielle prématurée.

Exciter les contractions utérines par des frictions ou par des injections chaudes sur le col, si l’absence de modifications du col est due au manque de contractions. Bains chauds.

Dans le cas contraire de tétanisme utérin, lavements laudanisés ou injections de morphine ; au besoin chloroforme, chloral.

Si la mère et l’eufant ne souffrent pas, patienter, l’état de rigidité peut céder.

Mais la mère ou l’enfant, les deux parfois étant en danger, il faut en finir.

Deux cas,: enfant mort , enfant vivant.

Enfant mort — employer suivant les circonstances une des différentes méthodes de mutilation fœtale, le plus souvent la basiotripsie.

Enfant vivant — modifier la présentation, la mieux diriger, lorsque la partie fœtale agit mal sur le col. Sinon dilater le col artificiellement (doigt — dilatateur à trois branches de Tarnier — ballon dilatateur).

Les petites incisions en couronnes, prônées en Allemagne, ne sont pas sans présenter des dangers (déchirures en étoffe se propageant à l’utérus).

Cancer du col.

Si l’envahissement est limité, le travail se fera quand même. Si l’envahissement est plus considérable, le travail est extrêmement lent, l’enfant peut succomber; il se produit même des ruptures utérines.

Conduite à tenir. — S’il n’y a que lenteur du travail, et, si la mère et l’enfant ne souffrent pas trop, ou si l’enfant est déjà mort, attendre. On a vu des accouchements se faire, alors que l’envahissement du col par le cancer semblait le rendre impossible.

S'il y a danyer , essayer manuellement la dilatation artificielle du col; se garder de toute incision, et dès que ce sera possible, tenter l’extraction soit par la version, soit par le forceps si l’enfant est vivant. Si l’enfant est mort , et si la mère souffre, pratiquer l’embryotomie.

Quand l’envahissement est tel que tout accouchement par les voies naturelles est présumé impossible, il faut, avant le travail, ou aussitôt que possible, pratiquer la section utérine, l’obstruction cervicale exposant presque fatalement dans ce cas aux ruptures utérines

Fibromes du col.

Pendant la grossesse, ils s’hypertrophient et se ramollissent. Outre l’obstruction qu’ils occasionnent, ils sont une cause de rigidité du col.

Lorsqu’ils siègent dans la portion vaginale et qu’ils menacent l’accouchement, il faut, dès qu’une grossesse est constatée, procéder à leur énucléation ; on a même pratiqué cette opération à la fin de la grossesse sans que elle-ci soit interrompue (1).

Lorsque le corps fibreux est pédiculé et qu’il s’agit d’un polype, le pédicule peut se rompre sous la poussée de la

(1) Voir S. Pozzi, Traité de Gynécologie , p. 17.

FIBROMES DU CORPS

partie fœtale. Il est plus prudent d’en pratiquer auparavant l’ablation, qui est, en général, inoffensive.

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