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RÈGLES DE L’ÉCOLE DE M. PINARD

des circonstances; mais on ne doit pas oublier que la césarienne a beaucoup perdu de sa gravité.

Vers le sixième mois on peut ou provoquer l'accouchement et broyer la tête, ou proposer la section abdominale à terme. Mêmes remarques que ci-dessus.

A terme ou près du terme — on aura recours à la section abdominale complétée par l'amputation utérine — opération de Porro ; il faut profiter de l’occasion pour supprimer radicalement la possibilité d’une nouvelle grossesse exposant à nouveau la vie de la femme.

Au-dessous de 4 centimètres . — Ces bassins sont rares. — Sauf au début de la grossesse — où l'expulsion du produit de la conception est encore possible — l’accouchement ne peut se faire spontanément; attendre le terme et pratiquer l’opération de Porro (1).

Règles de l’école de 31. Piaiard. — Au Congrès de Rome, 1894, M. Pinard a donné les règles de l’intervention dont voici le résumi

1° Lorsque l’étude du bassin et le calcul ont démontré qu’un écartement de 7 centimètres des symphyses pubiennes permettra le passage d'une tête de fœtus à terme, on doit faire la symphyséotomie (2).

2° Dans les bassins où l’écartement des pubis ne donnerait pas une étendue suffisante pour permettre le passage de la tête fœtale, il faut recourir à la section césarienne suivie de l’opération de Porro.

3° Dans les cas d’ankylose du coccyx, empêchant l'accouchement spontané, pratiquer la rupture digitale ou la section sous-cutanée du coccyx.

Remarques. — 1° Dans ces différents cas la tête est supposée normale comme grosseur et comme dureté. Nous ne

(1) Pajot, dans les bassins au-dessous de 6 centimètres, avait proposé et pratiqué la céphalotripsie répétée sans traction, consistant à broyer la tête, autant que possible, à laisser l’accommodation et la descente se faire sous la poussée utérine; puis nouveau broiement, nouvelle attente, et ainsi de suite jusqu’au passage total de la tête.

(2) Un écartement de 7 centimètres fait gagner 30 millimètres

cessons de rappeler que le rétrécissement est cliniquement un rapport, quelque chose de relatif. Suivant que la tête est au-dessus ou au-dessous de la normale, à ces deux points de vue, l’intervention — pour un même rétrécissement du bassin — remontera ou descendra d’une catégorie.

2° Il importe de bien considérer l’état de l’excavation, qui atténue ou aggrave la valeur du rétrécissement suivant son degré d’amplitude ou d’aplatissement.

3° Toutes les fois qu’il est question de symphyséotomie il estbien entendu que les deux articulations sacro-iliaques sont ou paraissent saines et souples.

Si cette condition n’était pas réalisée, à la symphyséolomie il faudrait substituer avant terme soit l’avortement provoqué, soit l’accouchement prématuré s’il est encore utilisable, ou, à son défaut, l’opération de Porro. A terme , c’est à cette seule intervention qu’on doit recourir si l’enfant est vivant.

3° Le forceps a été moins indiqué qu’on ne le faisait autrefois parmi les interventions de choix. C’est un instrument mal approprié pour agir au détroit supérieur. Il servira surtout à terminer un accouchement.

DEUXIÈME SECTION

DYSTOCIE FŒTALE

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