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POCHE DES EAUX

Il arrive, et pas très rarement, que l’orifice du col étant très fortement dévié se coiffe d’une partie du col effacé qu’il p. entraîne quelquefois très bas ; il y a là un obstacle important à la progression du fœtus. En général il finit par être franchi, mais il peut arriver que la partie fœtale fasse éclater cette bride.

L’effacement et la dilatation du col s’accompagnent de deux phénomènes annexes : Y expulsion de glaires , et l’apparition de la poche des eaux.

Les glaires sont constituées par un liquide gluant, gélatineux, jaune, parfois coloré ou strié de sang. Ces glaires sont rendues par la femme au début du travail : on dit qu’elle marque. Plus tard elles sont expulsées en plus grande abondance : elles sont quelquefois confondues par la parturiente et les personnes qui l’assistent avec la perte des eaux de l’amnios. Ces glaires sont surtout formées par les sécrétions des glandes à mucus du col qui s’accumulent dans la cavité cervicale et qui s’échappent au moment de l’ouverture de cette cavité. Il s’y joint aussi une certaine quantité de liquide amniotique passé par filtration au travers des membranes. Les stries de sang viennent des éraillures du col accompagnant la dilatation.

On donne le nom de poche des eaux à cette portion des membranes, doublée d’une couche de liquide la séparant de la présentation, qui apparaît au travers du col déhiscent ou dilaté. La poche des eaux peut donc exister pendant la grossesse; mais son apparition est surtout un phénomène du travail.

Sa formation est facile à comprendre. Le liquide amniotique pressé de toutes parts dans l’utérus — et particulièremènt au moment des contractions du travail — se porte vers le point qui offre le moins de résistance, en poussant devant lui les membranes.

Dans l’intervalle des contractions le doigt qui arrive sur la poche des eaux, trouve une surface légèrement satinée, lubréfiée, tendue, mais assez souple, dépressible, et permettant d’arriver sur la partie fœtale.

Au moment d’une contraction cette surface se durcit,

devient rénitente ; elle bombe, s’insinue dans l’orifice et ne permet pas de pénétrer avant.

Cette saillie de la poche des eaux est variable, d’où les dénominations d’eaux saillantes — d’eaux plates .

Une poche saillante dénonce, en général, une présenta-

Fig. 12. — Poche des eaux.

La poche des eaux bombe au moment d’une contraction.

lion élevée, s’engageant mal (épaule, siège, face) et laissant entre elle et les membranes un espace où s’accumule le liquide; des eaux plates, au contraire, indiquent une présentation qui suit de prés les membranes, d’où l’aphorisme qu’avait l’habitude de répéter Mme Dugès, la mère de Mrae Lachapelle : « Je ne crains pas les eaux plates. »

A un moment donné les membranes se rompent et i eau s’écoule. Cette rupture des membranes se fait tantôt d’un

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