DESCRIPTION DU FORCEPS TARNIER
perdue pour la traction est encore plus considérable (1).
Aussi pour éviter ces obstacles à la progression, pour trouver l’aire génitale libre et pour tirer le plus possible suivant son axe, il fallait par des manoeuvres compliquées corriger les déviations de force dues à la disposition de l'instrument.
Autres inconvénients . — Par suite du croisement des branches en X au moyen d’une articulation mobile, l’application de la force de traction au niveau des extrémités des branches transforme ce forceps en un instrument de réduction inévitable ; plus on tire et plus on comprime la partie fœtale ; or, la force nécessaire à l’extraction étant parfois considérable, on voit le danger.
En outre, la tête ainsi serrée et fixée ne jouit pas de la liberté de mouvements nécessaire aux changements d’orientation utiles à son accommodation aux dimensions du défilé génital.
C’est pour répondre à ces desiderata que le professeur Tarnier a fait construire le forceps qui porte son nom.
Bescriptiost cl si forceps Tarnier. — L’instrument du professeur Tarnier est en réalité double, il se compose d’un instrument de préhension, forceps proprement dit, et d’un instrument de traction, tracteur.
Le forceps se compose de deux branches susceptibles de s’articuler entre elles. Chaque branche comprend trois parties — le manche — la cuillère, et, intermédiaire aux deux, un appareil d’union
Le manche est court, plat, à bout recourbé.
La cuillère forme une sorte de raquette dont il ne resterait plus que le cadre; elle est courbée sur le plat, de façon à ce que les deux cuillères réunies limitent une concavité qui embrasse la convexité fœtale (fig. 114 et 115). Là, surface externe de la cuillère est polie, lisse; la surface interne, rudd, non glissante. Les cuillères ne se continuent pas suivant le plan des branches, elles se recourbent de façon
(1) Cet argument basé sur la loi du parallélogramme des iorces a été développé d’une façon irréfutable par Tarnier in Description de deux nouveaux forceps, Paris, 1877.
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à présenter un bord supérieur ou pubien concave et un inférieur ou périnéal (plus long) convexe.
Les cuillères , au niveau de leur union avec les branches,
Fig. 114
Forceps Tarnier sans son tracteur.
présentent une petite ouverture qui sert à articuler une petite tige nommée tige de traction (fig. 115). Cette tige rigide est terminée à une extrémité par une espèce de bouton, qui vient se placer dans l’orifice de la cuillère