‹ Manuel théoretique et pratique d'accouchementsChapitre 197 sur 256 · PROCÉDÉ DE PAJOT · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ DE PAJOT

blesser lui-même : c’est le plus grand reproche qu’on puisse faire à ce procédé simple.

Procédé Tarmer.. — Il est excellent, mais nécessite une instrumentation un peu compliquée.

L ’embryotome de Tarnier (fig. 120) se compose d’un crochet creusé dans toute sa longueur d’une gouttière dans laquelle glisse une tige terminée par un couperet dont le tranchant est recouvert à l’état de repos d’un capuchon protecteur. Cette lame est mise en mouvement, rapprochée du crochet fixe à l’aide d’un écrou : en somme c’est une véritable guillotine. Les deux pièces qu’on peut désarticuler, sont introduites séparément.

/er temps. — Introduction de la main gauche-guide, placement du crochet sur le cou.

2* temps. — La lame munie de son capuchon est introduite dans la glissière jusqu’à ce qu’on sente le cou. Alors on abaisse le capuchon, on met la lame au clair, on serre la vis et on sectionne aisément le cou, sans danger pour la mère.

Procédé de Pajot ou procédé de la Ficelle.— Le principe est celui-ci : on passe une ficelle par-dessus le cou et par un mouvement de va-et-vient on sectionne le cou. La difficulté est de passer la ficelle;

Pajot a pour faciliter ce passage inventé un instrument particulier dont la figure explique bien le mécanisme. On peut, en cas de nécessité fabriquer séance tenante un instrument analogue avec un fil de fer un peu fort recourbé en crochet et dont l’extrémité a été arrondie en œillet. Dans cet œillet on passe une ficelle de fouet bise (non blanchie) terminée par une balle de plomb tandis que le long chef est enroulé sur la longue tige. i er temps. — On passe le crochet.

Fig. 120.

Embryotoine de Tarnier.

MUTILATION DU FOETUS

temps. — On détache la ficelle, la balle de plomb l’entraîne, elle passe de l’autre côté du cou, qui est ainsi embrassé dans le fil coupant.

On saisit les deux chefs et on scie pac un mouvement de va-et-vient. Quand on arrive sur la colonne vertébrale, il faut : 1° mettre en contact avec celle-ci une portion de ficelle, qui n'ait point encore servi à scier , et 2° avant de recommencer à scier il faut tirer lentement et fortement en bas pour luxer la colonne vertébrale (Pajot).

Après la décollation. — Quel que soit le procédé employé, on accroche le maxillaire avec deux doigts intro-

duits dans la bouche et on tire; on peut même être obligé d’appliquer le forceps. Il faut veiller aux éraflures du vagin par la vertèbre sectionnée. Le tronc vient en général facilement en tirant sur un des petits membres, ordinairement un bras. Délivrance artificielle, grands lavages utérovaginaux.

Page 1