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COMPLICATIONS SE PT 1 QU LS DE L’ACCOUCHEMENT

tement prise de frisson; avec élévation de la température, sueurs profuses. Pourtant l’état général s’amende, mais la température reste élevée. Une nouvelle crise éclate pour se terminer comme la première. Mais bientôt survient un état fébrile continu; la femme maigrit, a de la diarrhée fétide, son état général est mauvais et apparaissent des manifestations métastatiques, abcès articulaires cutanés, pneumonies septiques, pleurésie purulente, myocardite, abcès du foie, des reins, du cerveau.

Ces localisations s’observent dans les formes à marche lente, mettant deux ou trois mois à évoluer : c’est ce que Widal appelle Yinfection purulente chronique.

Mais cette infection peut revêtir une allure foudroyante sans localisations évidentes (elles n’ont pas le temps de se manifester) et tuer la femme en quelques jours.

Diagnostic. — L’élévation de la température, le frisson, la douleur, sont les trois principaux signes — le premier surtout — qui doivent faire soupçonner une infection puerpérale.

On se rappellera que dans certains cas d’accouchements laborieux, après des interventions, surtout chez des femmes nerveuses, il se produit, par voie réflexe, une sorte de paralysie intestinale, d’où ballonnement du ventre, tympanisme ; on observe, dans ces cas, de la constipation et même quelquefois des vomissements et de la gêne de la respiration. Mais la température ne monte pas, le pouls est calme, il n’y a pas eu de frisson, le ventre n’est pas réellement douloureux; il faut être mis en garde contre une certaine sensibilité du ventre que quelquesfemmesaccusentou exagèrent.

Dans le cas où l’on constaterait une élévation de la température, on doit songer à d’autres affections qui peuvent en être la cause : les inflammations du sein, les plaies vulvaires; quelques affections générales, fièvre typhoïde* scarlatine, poussées aiguës de tuberculose survenant chez des accouchées.

On ne confondra pas la septicémie foudroyante avec une granulie , la septicémie chronique avec l’hecticité d’une tuberculose avivée par l’état gravidique.

PATHOLOGIE DES SUITES DE COUCHES

La constipation opiniâtre fait souvent monter le thermomètre de 1 à 2 degrés. On devra donc se renseigner avec soin sur l’état des évacuations.

Pronostic. — Le pronostic est sous la dépendance surtout de la localisation de l’infection septique, de sa rapidité d’invasion et aussi de la bonne thérapeutique qui lui est opposée.

La péritonite généralisée , la pyohémie , sont extrêmement graves et ont été considérées jusqu’ici comme presque fatalement mortelles. Pourtant dans ces dernières années, des tentatives nouvelles de traitement ont donné quelques bons résultats.

Le pronostic des infections localisées est aussi variable, suivant la virulence de l’affection et sa marche. En général, plus l’affection s’installe lentement, plus le pronostic est favorable, car, dans ces cas, une intervention opportune peut beaucoup pour influencer heureusement l’évolution de ces accidents.

Traitement. — ■ Prophylaxie . — On ne saurait trop insister sur le traitement prophylactique. La scrupuleuse observance de l’antisepsie et de l’asepsie, dans le traitement de toutes les plaies consécutives à l’accouchement, plaie utérine, plaie du col, éraillures vaginales , vulvaires , périnéales (et nous insistons sur ces trois dernières qu’on néglige parfois trop lorsqu’elles sont minimes) est la meilleure garantie contre ces infections qui doivent disparaître des suites de couche (Y. Asepsie et Antisepsie en Obstétrique, p. 69).

Traitement curatif. — Deux cas peuvent se présenter : l’inflammation septique est localisée ou elle revêt l’allure d’une infection généralisée.

A. Il faut, dès qu’apparaissent lessignes d’une inflammation septique, rechercher la porte d’entrée de l’infection, vulve — vagin — utérus, et traiter antiseptiquement avec un soin minutieux la plaie infectée et infectante. Quand il s’agit de la vulve ou du vagin, l’indication est assez simple à remplir : lavages, pansements antiseptiques sont faciles à taire.

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